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19:47 01 Avril 2015
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Syrie: pas de reconnaissance du CNS par la France

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(mis à jour 21:20 27.01.2015) URL courte
Contestation en Syrie (1168)
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La France n'est pas prête pour le moment à suspendre ses relations diplomatiques avec Damas et à reconnaître le Conseil national syrien (opposition) en tant que représentant officiel du pays, a déclaré jeudi le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé.

La France n'est pas prête pour le moment à suspendre ses relations diplomatiques avec Damas et à reconnaître le Conseil national syrien (opposition) en tant que représentant officiel du pays, a déclaré jeudi le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé.

Selon lui, le CNS est un "interlocuteur" avec lequel il est possible de discuter de la promotion de la démocratie dans le pays.

Le chef de la diplomatie française a également appelé l'opposition syrienne à "s'unir" et à devenir "plus ouverte" sur la société, la minorité chrétienne et les Alaouites.

D'après M.Juppé, la prochaine étape dans les relations avec le CNS sera envisageable dès que l'opposition aura rempli ces exigences.

Fin février, le chef de la diplomatie française a déclaré qu'il considérait le Conseil national syrien (CNS) comme "l'interlocuteur légitime" et "le pôle autour duquel doit s'organiser l'opposition", sans s'engager sur une reconnaissance formelle.

Le Conseil national syrien, établi par les opposants anti-Assad, regroupe plusieurs partis, mouvements et personnalités politiques syriens.

Le CNS prône le départ immédiat du président et la tenue d'élections parlementaires anticipées. Ces exigences sont soutenues par la majorité des pays arabes et plusieurs Etats occidentaux.

Le Conseil est présidé par le professeur Burhan Ghalioun, réélu à son poste à la mi-février.

Depuis plus d'un an, la Syrie est le théâtre d'une confrontation sanglante entre l'opposition armée et le pouvoir. D'après les Nations unies, le nombre total des victimes du conflit a dépassé 9.000 personnes. Damas affirme pour sa part que plus de 2.500 militaires et policiers syriens, ainsi que 3.200 civils, ont été tués par des bandits financés de l'étranger.

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