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14:06 27 Février 2015
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Autodafé du Coran: Washington condamne, mais ne s'excuse pas

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(mis à jour 21:20 27.01.2015)
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La porte-parole de la diplomatie américaine Victoria Nuland a condamné lundi l'autodafé d'un exemplaire du Coran réalisé par le pasteur Terry Jones, mais a refusé de présenter ses excuses, rapporte une correspondante de RIA Novosti à Washington.

La porte-parole de la diplomatie américaine Victoria Nuland a condamné lundi l'autodafé d'un exemplaire du Coran réalisé par le pasteur Terry Jones, mais a refusé de présenter ses excuses, rapporte une correspondante de RIA Novosti à Washington.

"Vous connaissez notre attitude à l'égard de la profanation des écrits saints. Nous estimons que de tels actes sont déplorables (…) et irrespectueux. Franchement, je ne veux pas accorder à cette question ou à cet individu plus de temps", a déclaré Mme Nuland lors d'un point de presse à Washington.

A la question de savoir si l'administration américaine envisageait de s'excuser pour ce scandale, la diplomate a répondu: "C'est le geste d'un individu et il ne reflète aucunement les valeurs du peuple américain ou de l'administration américaine".

Le pasteur américain Terry Jones, qui a brûlé un Coran en mars 2011, a de nouveau incendié en fin de semaine dernière un exemplaire du livre sacré de l'islam en présence de 20 personnes à Gainesville, en Floride.

En 2011, le révérend Terry Jones a incendié un exemplaire du Coran dans une église de Floride en présence d'une cinquantaine de personnes, reprochant aux musulmans afghans de s'en servir pour perpétrer des actes de violence. Ce geste du pasteur a provoqué des manifestations violentes en Afghanistan. Plus de 2.000 habitants de Kandahar ont notamment tenté de prendre d'assaut la mission d'assistance des Nations unies (MANUA) et les bureaux régionaux du gouvernement afghan.

En 2010, M.Jones avait déjà menacé d'incendier le Coran pour commémorer le 9e anniversaire des attentats terroristes du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis et avait invité ses paroissiens à imiter son exemple. Ses paroles ont alors provoqué un tollé international. Les pays musulmans les ont accueillies comme une déclaration de guerre religieuse.