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Saakachvili qualifie de politique la décision d'augmenter le prix du gaz russe pour la Géorgie

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TBILISSI, 1-er décembre - RIA Novosti. Le Président de la Géorgie, Mikhaïl Saakachvili, qualifie de politique la décision d'augmenter le prix du gaz russe destiné à la Géorgie.

"La décision de la Russie d'élever le prix du gaz n'est pas économique, mais purement politique. Aucun calcul économique n'a d'ailleurs été effectué concernant ce prix", a déclaré le Président de la Géorgie, Mikhaïl Saakachvili, en intervenant jeudi devant les journalistes à Kiev où il participe au Forum constitutif de la Communauté du choix démocratique.

L'élévation du prix du gaz affectera l'économie géorgienne, mais "ne pourra guère étouffer l'état d'esprit démocratique de la Géorgie", a fait remarquer Mikhaïl Saakachvili.

"Ce sont d'ailleurs les compagnies russes qui sont les plus gros consommateurs de ce gaz en Géorgie. Elles seraient les premières à souffrir de ces augmentations", a fait remarquer le chef de l'Etat géorgien.

Quoi qu'il en soit, Mikhaïl Saakachvili a espéré que des décisions réciproquement avantageuses seraient finalement trouvées sur la question des prix du gaz russe.

Auparavant, le Premier ministre de la Géorgie, Zourab Nogaïdeli, a déclaré, lui aussi, à Moscou que l'intention de la Russie de doubler en 2006 le prix du gaz livré en Géorgie ne relevait que de la pure politique.

Zourab Nogaïdeli a appris avoir rencontré le chef de "Gazprom". Au cours de cette rencontre, il a été proposé à la partie géorgienne d'acheter le gaz russe en 2006 au prix de 110 dollars pour mille mètres cubes. Jusqu'ici, la Géorgie ne paye que quelque 60 dollars pour mille mètres cubes.

Néanmoins, Zourab Nogaïdeli a prétendu que l'augmentation du prix du gaz russe ne se répercutera pas sur le développement de l'économie géorgienne.

"C'est que depuis ces deux dernières années, nous avons préparé l'économie de la Géorgie de sorte qu'elle ne fléchisse pas sous ce choc extérieur", a signalé le chef du gouvernement géorgien.

Or, la Géorgie intervient pour une solution économique de ce problème, a fait remarquer Zourab Nogaïdeli. Et d'ajouter que, dans les 7 à 10 jours à venir, Tbilissi aura à dresser un nouveau bilan pour le gaz et à poursuivre des négociations sur ces livraisons. Toujours est-il, a souligné le Premier ministre géorgien, que c'est seulement de la Russie que le gaz peut venir en Géorgie.

"Et si même la Géorgie ne réussit pas à obtenir, lors de ces négociations, que le prix du gaz soit inférieur à 110 dollars pour mille mètres cubes, sa croissance économique en 2006 sera à deux chiffres", a déclaré Zourab Nogaïdeli.

Néanmoins, a-t-il souligné, Tbilissi "veillera très attentivement aux prix du gaz qui seront établis pour les autres pays du Caucase".

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