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La technologie russe permet un débarquement humain sur la Lune

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MOSCOU, 1-er décembre - Andréi Kisliakov, RIA Novosti. Bien que les programmes spatiaux de la NASA bénéficient d'un financement trente fois plus important que la cosmonautique russe, ce sont les appareils spatiaux et les cosmonautes russes qui ont le plus de chances d'aller cette fois sur la Lune et peut-être même sur Mars.

Le paradoxe est que les Américains lient leurs contraintes financières à leur système de transport spatial pour lequel la moitié du personnel de la NASA et de son département budgétaire travaille depuis longtemps.

Le Washington Post annonçait le 24 novembre que le programme d'exploration de l'espace proposé par le président américain bute contre des problèmes financiers sérieux. Le budget prévu ne suffit pas du fait des dépenses excessives supportées pour la modernisation des navettes Shuttle et la recherche des causes de la catastrophe de Columbia le 1er février 2003. La possibilité de renoncer aux Shuttle et d'économiser des fonds pour des expéditions sur la Lune et le Mars est à l'étude, ajoute le journal.

Cette éventualité ne semble pas de nature à couvrir le déficit budgétaire de la NASA qui, au moment crucial des préparatifs d'expéditions interplanétaire de 2006 à 2010, peut atteindre 6 milliards de dollars. Seules des injections supplémentaires sont capables d'aider l'Agence à élaborer et à construire vers 2012 un vaisseau spatial habité de nouvelle génération sans lequel le vol sur la Lune programmé par le président Bush à l'horizon de 2020 est inconcevable. En attendant, la Maison-Blanche refuse net toute nouvelle dépense pour l'exploration de l'espace.

Cela peut donner l'impression que l'astronautique américaine est devenue l'otage de l'un de ses propres programmes ou plus précisément des ressources fabuleuses déboursées pour sa réalisation.

Ce ne sont ni les Shuttles qui, à franchement parler, peuvent toujours voler, ni les excédents de dépenses qui freinent la matérialisation des projets américains grandioses dans le domaine spatial. C'est apparemment la grandeur des plans qui ne permet pas à la NASA de se concentrer sur des programmes concrets et, par conséquent, de prendre conscience des dépenses matérielles nécessaires dans chaque cas concret.

Cependant, malgré un retard évident dans le rythme de financement, les technologies russes permettent de réaliser un débarquement humain sur la Lune dans sept à neuf ans sans que le coût total de l'opération dépasse 2 milliards de dollars. "Nous pourrions y débarquer en 2012 ou 2014 avec la technologie utilisée par les vaisseaux du type de Soyouz. Si nous avions un programme avalisé dans la limite de 2 milliards de dollars, nous pourrions mettre pied sur la Lune en trois expéditions", a déclaré fin novembre le président du groupe aérospatial Energia, Nikolaï Sevastianov.

Les dirigeants d'Energia estiment qu'il faut commencer par survoler tout simplement la Lune, puis se placer sur une orbite circulaire et faire descendre une capsule lunaire sur la surface du satellite naturel de la Terre. Ce n'est qu'après qu'on pourra y déposer un homme. Le chef du groupe aérospatial a souligné que "le vol vers la Lune ne peut être financé actuellement que par l'Etat, mais ce problème n'est pas à l'ordre du jour".

Si cette nécessité apparaît, le premier lancement de la nouvelle navette spatiale russe Kliper est programmé pour 2012. "Nous avons planifié la première expédition de la navette pour 2012 et projeté de l'adopter comme moyen de transport principal en 2015. Kliper pourra emporter dans l'espace et en rapporter 0,5 à 1,5 tonne de charge utile. Elle pourra prendre à bord 6 personnes : deux cosmonautes professionnels et quatre débutants", a souligné Nikolaï Sevastianov.

En ce qui concerne un vol habité vers la planète Mars, cela doit être un projet international, de l'avis du directeur du groupe Energia. Les programmes spatiaux des deux pays imposent une logique incontestable de développement des événements : une coopération étroite pour résoudre les problèmes globaux de l'exploration de l'Univers. C'est la meilleure solution qui promet les meilleurs résultats.

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