Une nouvelle étape dans la campagne électorale en France

A son congrès dimanche, le 14 janvier, le parti au pouvoir « Union pour un mouvement populaire »(UMP) a nommé le leader de ce parti, le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy candidat pour les présidentielles d’avril prochain.
A son congrès dimanche, le 14 janvier, le parti au pouvoir « Union pour un mouvement populaire »(UMP) a nommé le leader de ce parti, le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy candidat pour les présidentielles d’avril prochain. Notre observateur Valentin Dvinine écrit à ce sujet :
Au congrès de son parti Nicolas Sarkozy s’est présenté comme l’un des deux favoris de la course à la présidence française, à l’instar de la candidate officielle du Parti socialiste français en opposition Ségolène Royal. Les résultats de tous les récents sondages de l’opinion indiquent que les deux bénéficient d’un soutien à peu près égal de l’électorat. Ce qui confirme une fois de plus une division de fait des opinions politiques de la société française en la droite et en la gauche.
La désignation officielle de Nicolas Sarkozy par le parti de centre droite au pouvoir comme candidat pour l’élection présidentielle marque une nouvelle étape dans la campagne qui bat son plein. Les principaux rivaux dans la lutte pour l’Elysée sont semble-t-il connus. Mais est-ce une donne définitive ?
A mon avis, poursuit notre observateur, toutes les cartes ne sont pas encore sur la table. Du moins, à droite. Car même les quelque 300 mille membres de l’UMP, dont les représentants ont voté au congrès pour la candidature de Nicolas Sarkozy, ce ne sont pas, loin de là, tous les électeurs français votant à droite. Parmi eux il y a assez de ceux qui donneront plutôt leurs voix en faveur du président d’une autre formation de centre droite « Union pour la démocratie française » François Bayrou qui prétend également au poste de chef de l’Etat. Et à en juger d’après les sondages, les partisans de François Bayrou sont capables d’enlever au premier tour des élections à Nicolas Sarkozy de 6 % à 12 % de suffrages. On se rappelle involontairement les dernières élections présidentielles en France de 2002. Alors l’un des anciens leaders du Parti socialiste Jean-Pierre Chevènement a obtenu 5 % des voix au premier tour qui ont justement manqué au candidat officiel de ce même parti alors au pouvoir, le Premier ministre Lionel Jospin afin de passer au second tour. La situation est pareille. Avec cette différence que le candidat officiel du parti au pouvoir est Nicolas Sarkozy, représentant le centre droite. Et l’adversaire qui est en mesure de lui prendre des voix indispensables est également un centriste de droite François Bayrou.
D’ailleurs, poursuit Valentin Dvinine, l’unité ne règne pas au sein de l’UMP au pouvoir concernant la candidature de Nicolas Sarkozy. Et parmi ses opposants figurent des membres les plus influents de l’UMP. A la veille du Congrès du parti le Premier ministre de France Dominique de Villepin a déclaré qu’il n’allait pas voter pour la candidature de son ministre de l’Intérieur. Une position négative à son égard a été prise aussi par le président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale Jean-Louis Debré.
Au regard de la plupart des analystes, une telle prise de position résulte des rapports compliqués entre le maître de l’Elysée et Nicolas Sarkozy. La presse française rappelle qu’en 1995 ce dernier a soutenu aux présidentielles la candidature du Premier ministre d’alors Edouard Balladur contre celle de Jacques Chirac. On attire également l’attention sur ce qu’au cours de ces interventions électorales Nicolas Sarkozy a plus d’une fois appelé à « rompre » avec la ligne précédente en France, c’est-à-dire la ligne appliquée ces 12 dernières années par le président Jacques Chirac.
Il est significatif, écrit notre observateur, que le chef de l’Etat n’a pas pour le moment dévoilé ses intentions liées à la prochaine élection.
Déjà en novembre 2006, répondant aux questions des journalistes, Jacques Chirac a remarqué qu’il « aurait l’occasion dans le courant du premier trimestre de 2007 de dire quelle est sa décision personnelle ». Et l’épouse du président Bernadette Chirac a fait une allusion à ce « qu’ on pouvait avoir des surprises »A ce propos certains observateurs n’excluent pas que le président sortant pourrait se présenter pour un troisième mandat. Néanmoins, on évoque d’autres noms aussi, dont celui du Premier ministre Dominique de Villepin. Avec l’abondance des prétendants, et ils sont déjà plus de 40, toutes les surprises sont possibles.
A moi personnellement, écrit en conclusion notre observateur, il paraît symptomatique que parmi d’éventuels nouveaux candidats ne cesse d’être mentionné le nom de l’écologiste français connu, présentateur populaire de programmes télévisés sur la nature Nicolas Hulot. A en croire aux résultats des sondages, le pourcentage des électeurs qui souhaiteraient le voir parmi les candidats à la présidence dépasse largement celui des électeurs en puissance de Ségolène Royal ou de Nicolas Sarkozy. Et l’on doit noter qu’à l’appui de Nicolas Hulot se prononcent tout aussi activement les Français qui ont des opinions de gauche que de droite.
Vu qu’il reste encore deux mois entiers avant la clôture de la liste des candidats à la présidence, la probabilité de n’importe quelles surprises semble tout à fait réelle. Et si la désignation officielle de Nicolas Sarkozy comme candidat du parti au pouvoir signale une nouvelle étape dans la campagne électorale, il serait logique de supposer qu’elle est loin d’être la dernière.
Merci d’avoir aimablement suivi ce commentaire de Valentin Dvinine…

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