WASHINGTON SE DEBARRASSE DES TEMOINS DE SES LIENS AVEC LE REGIME DE SADDAM HUSSEIN.

Washington se débarrasse de nouveaux témoins de ses liens avec le régime de Saddam Hussein. Deux compagnons d’idée de l’ex-pr du pays ont été exécutés lundi en Irak au su des Etats-Unis.
Washington se débarrasse de nouveaux témoins de ses liens avec le régime de Saddam Hussein. Deux compagnons d’idée de l’ex-président du pays ont été exécutés lundi en Irak au su des Etats-Unis. La peine capitale a été appliquée malgré d’instants appels des alliés et des opposants de l’administration des Etats-Unis de se retenir d’une telle démarche.
Ont été exécutés le demi-frère de l’ex-président d’Irak qui était en son temps à la tête des services spéciaux iraniens, ainsi que l’ancien chef du tribunal révolutionnaire du pays. Evidemment ils étaient très bien renseignés sur tous les liens entre Washington et Bagdad sous Saddam Hussein. Et donc si les Etats-Unis tenaient compte de l’opinion dans le monde et leur gardaient la vie, une fuite de l’information peu avenante pour eux pourrait avoir lieu. Notamment, sur le jeu subtil mené par eux avec Bagdad depuis 1979, quand en Iran voisin a éclaté la révolution islamique. Celle-ci a proclamé les Etats-Unis ennemi principal. Washington a eu d’urgence besoin d’un allié dans la région, affirme l’orientaliste russe connu Evguéni Primakov. L’Irak de Saddam Hussein en est devenu un et il a mené la guerre contre l’Iran.
Les Etats-Unis aidaient directement Saddam Hussein dans cette guerre. C’est ce que confirmait l’arrivée dans ce pays de Donald Rumsfeld, ex-ministre de la Défense et à l’époque représentant des Etats-Unis au Proche-Orient. La CIA fournissait à l’Irak des armes, des renseignements sur les troupes iraniennes grâce à des photos prises par des satellites américains. Le système de surveillance et de guidage aériens, basé en Arabie Saoudite, coordonnait l’utilisation par l’Irak des armes chimiques contre l’Iran, affirme Evguéni Primakov. Mais alors cela ne révoltait pas les Américains.
Washington pardonnait bien des choses à son allié – le régime de Saddam Hussein. Notamment, les représailles contre des chiites et des Kurdes rebelles avec emploi des gaz innervant. C’est, en particulier, pour cette raison, estime M.Primakov, que les Etats-Unis craignaient beaucoup la dernière déclaration de Saddam Hussein.
Il aurait pu raconter tout le jeu mené par les Etats-Unis avec lui. Et si cela arrivait le président des Etats-Unis aurait du mal à faire bonne mine à son poste, est persuadé M.Primakov.
On n’a pas laissé de même faire leur dernière déclaration aux deux hommes de l’entourage de Saddam Hussein qui ont été exécutés lundi. Comme l’a déclaré à ce sujet le porte-parole officiel du MAE de Russie Mikhaïl Kamynine, leur mise à mort, comme celle de Hussein, ne contribue pas à une stabilisation de la situation en Irak.

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