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LE KOSOVO : LA DECLARATION SUR UNE COMMUNAUTE MULTIETHNIQUE EST GRATUITE

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La mission du Conseil de Sécurité de l’ONU à Belgrade et Pristina n’a pas trahi les espérances.
La mission du Conseil de Sécurité de l’ONU à Belgrade et Pristina n’a pas trahi les espérances. Elle a permis de recueillir « de premières mains » les informations sur la situation au Kosovo, a déclaré le chef de la mission, l’ambassadeur de Belgique à l’ONU Johan Verbeke.
La mission a été envoyée dans la région à l’initiative de Russie. C’était nécessaire car les membres du CS avaient des avis partagés au sujet du futur statut du Kosovo où la population albanaise est majoritaire depuis l’exode des Serbes. Depuis l’agression de l’OTAN en 1999, le Kosovo est pratiquement séparé de Serbie. Il est gouverné par la communauté internationale.
Le rapport de l’envoyé spécial de l’ONU Martti Ahtisaari prévoit l’indépendance du Kosovo. Mais la partie serbe et albanaise ne sont pas arrivées à un accord au sujet du statut du Kosovo. Au lieu de prendre une position neutre, les pays occidentaux ont soutenu l’aspiration des albanais kosovars à l’indépendance. Voilà ce que dit à ce sujet le chef du centre de l’étude de la crise balkanique Eléna Gouskova :
Les principes de la loi internationale ont tout le temps été violés sur les Balkans, la recherche du compromis était unilatérale, elle sous-entendait la bonne volonté d’une partie seulement. Maintenant la Russie a trouvé les forces de dire que la solution du problème kosovar suit les traditions de la période précédente. Si on consent aujourd’hui, une telle pratique deviendra norme. Voilà pourquoi la Russie a une position dure, luttant contre la décision imposée et se prononçant pour la poursuite du dialogue.
La mission du Cs a pu s’assurer que les décisions préalables ne sont pas respectées. Les mécanismes assurant le retour des réfugiés n’est pas opérationnel. En voilà un exemple : à Pristina, centre administratif du Kosovo, de 40 mille Serbes qui y vivaient avant 1999, il n’y a que 87 personnes.
La population serbe, peu nombreuse, vit dans l’épouvante. Les leaders albanais parlent de l’intégration des Serbes et des autres minorités ethniques, mais ne font rien pour que les fugitifs reviennent. L’ambassadeur de Russie à l’ONU Vitaly Tchourkine a souligné que « la distance entre la déclaration et sa réalisation est trop grande ». Selon lui, la mission du CS au Kosovo a confirmé la justesse de la position russe.


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