Bagdad souhaite une coopération rapprochée avec Ankara

ANKARA, 7 août - RIA Novosti. L'Irak a l'intention d'intensifier la coopération avec la Turquie dans les domaines de la sécurité, du commerce et de l'économie.

"Les négociations à Ankara poursuivent cet objectif", a déclaré mardi le premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, en visite dans la capitale turque.

Les négociations avec les dirigeants turcs, en premier lieu avec le premier ministre Recep Tayyip Erdogan, porteront principalement sur la lutte commune contre le terrorisme et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), dont les bases se trouvent dans le Nord de l'Irak.

La Turquie a maintes fois manifesté sa volonté de lancer une opération militaire sur le territoire limitrophe, si le gouvernement irakien et les forces d'occupation des Etats-Unis ne prennent pas de mesures efficaces contre les combattants du PKK.

D'après les données de l'état-major général turc, quelque 3.000 combattants kurdes, basés dans le nord de l'Irak, pénètrent périodiquement sur le territoire turc, en vue d'y commettre des actions violentes.

Un groupement d'environ 200.000 hommes, stationné dans les régions turques limitrophes de l'Irak, effectue constamment des opérations contre les combattants kurdes. Cependant, selon les représentants turcs, les mesures prises par la Turquie ne suffisent pas pour supprimer le PKK. C'est pourquoi Ankara compte sur le soutien des autorités irakiennes.

A la veille de la visite de Nouri al-Maliki à Ankara, la presse turque avait publié des informations sur un accord portant sur la lutte contre le terrorisme, en voie de préparation par les diplomates des deux pays. La presse indiquait, entre autres, que les divergences opposant la Turquie et l'Irak durant de nombreuses années avaient été, dans une large mesure, dominées. Si ce document était approuvé par les premiers ministres des deux pays, il pourrait être signé au cours de la visite de Nouri al-Maliki à Ankara, précisaient les médias turcs, de sources diplomatiques.

Le projet d'accord prévoit notamment que les deux pays s'engagent à empêcher la présence d'éléments terroristes sur leur territoire, à assurer la sécurité des frontières et à coopérer étroitement dans la lutte contre le terrorisme.

En cas de conclusion de l'accord, l'Irak proclamera officiellement que le PKK, qui mène depuis près d'un quart de siècle une lutte armée pour la création d'un Kurdistan indépendant dans le Sud-Est de la Turquie, est une organisation terroriste. Ce conflit a déjà fait environ 40.000 morts.

Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала