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Présidentielle: un simulacre d'élection qui laisse un petit espoir (Kommersant-Vlast)

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MOSCOU, 28 février - RIA Novosti. Le 2 mars, Dmitri Medvedev deviendra, de facto, président de la Russie, une procédure de passation du pouvoir sur laquelle les avis des lecteurs du journal Kommersant-Vlast divergent, lit-on jeudi dans cet hebdomadaire russe.

Pavel Kracheninnikov, président du comité pour la législation de la Douma (chambre basse du parlement russe), chef de la permanence du candidat Dmitri Medvedev: Qui peut en douter? Nous avons quatre candidats, les électeurs ont la possibilité de se rendre aux urnes ou non. En outre, à la différence de certains pays, chez nous, l'électeur qui ne se rendra pas aux urnes ne sera ni frappé d'amende, ni traduit en justice.

Evgueni Sabourov, directeur scientifique de l'Institut fédéral de développement de l'enseignement: C'est le jour de l'amour populaire pour celui qui a déjà été élu. En fait, l'élection a eu lieu bien avant le 2 mars. Il ne reste aux autres électeurs qu'à aimer celui qui a été élu et ceux qui ont voté à leur place.

Lioudmila Alexeïeva, présidente du Groupe Helsinki de Moscou: Chez nous, l'élection a déjà eu lieu. Cette élection a montré au monde entier que, dans notre pays qui compte plusieurs millions d'habitants, le seul électeur réel est Vladimir Poutine.

Sergueï Chargounov, écrivain, ancien numéro trois de la liste fédérale du parti Russie juste lors des élections à la Douma de cinquième législature: Ce ne sera pas une élection et, en ce qui me concerne, je ne voterai pas. Mais je n'exclus pas que tout change après cette élection et que le nouveau président emprunte non pas la voie du froid rigoureux, mais celle du fameux dégel.

Maxime Bystrov, vice-ministre russe du Développement régional: Quoi qu'il en soit, c'est une élection, car chacun choisit de se rendre aux urnes ou pas, de voter ou de s'abstenir.

Sergueï Ivanenko, vice-président du parti Iabloko: C'est un simulacre d'élection: il ne s'agit que de la nomination d'un successeur. Mais l'histoire de la Russie fournit des exemples où des personnes ainsi nommées se sont comportées différemment de ce qu'on pouvait attendre: je pense à Mikhaïl Gorbatchev, ou encore à Catherine II. Certes, ce ne sera qu'un simulacre d'élection, et le successeur sera nommé, mais il ne faut pas s'arracher les cheveux et crier que tout est perdu.

Sergueï Filatov, leader du Congrès de l'intelligentsia de la Russie, chef de l'administration présidentielle russe entre 1993 et 1996: Du point de vue du vote, c'est une élection. Du point de vue de la préparation et de l'élimination de tous les opposants gênants, non. C'est une sorte de jeu, qui plus est incompréhensible. On a l'impression qu'il vise à discréditer le principe même des élections.

Vladimir Pribylovski, président du Centre de recherche et d'information: il ne s'agit pas d'une élection, il s'agit de remplir formellement le protocole d'un acte déjà accompli. Mais on n'entre pas dans la communauté mondiale sans élections, sans parlement et sans les autres institutions démocratiques, de la même manière qu'on n'entre pas au restaurant sans culotte.

Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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