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Propos antisionistes: la paix interreligieuse torpillée par certains muftis (CIR)

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MOSCOU, 2 avril - RIA Novosti. Les propos violents de certains muftis russes sur le sionisme mettent en danger la paix entre les confessions, estime le Conseil interreligieux de Russie (CIR) réunissant des religieux orthodoxes, musulmans, judaïques et bouddhistes.

Lundi dernier, la Direction spirituelle des musulmans de Carélie a publié une déclaration de son chef, le mufti Wissam Ali Bardvil.

Reprenant les propos du vice-président du Conseil des muftis, le mufti de la Partie asiatique de la Russie Nafigoulla Achirov, M. Bardvil a qualifié le mouvement national du peuple juif, le sionisme, "de forme de fascisme" et la protestation de la communauté juive contre ces déclarations, de "non-respect de la liberté d'expression".

"Après avoir examiné les propos du mufti Achirov, nous avons constaté qu'ils portaient atteinte à la paix et à la coopération interconfessionnelles. Nous espérons que cela ne se répétera plus", a indiqué le métropolite Cyrille, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, lors d'un point de presse à l'issue de la réunion du CIR.

Selon lui, les relations interreligieuses influent directement sur la stabilité de la société russe.

"Le dialogue interconfessionnel en Russie demande de la sagesse, du courage, une discipline remarquable et l'aptitude à adopter une attitude responsable envers les déclarations publiques", a affirmé le métropolite, ajoutant que "les religions étaient appelées à promouvoir la paix et non pas à la détruire".

De son côté, le chef du secrétariat du Conseil des muftis, Kharis Saoubianov, a évoqué la position du Conseil selon laquelle "les propos de ce genre étaient préjudiciables aux contacts interreligieux et devaient, pour cette raison, être considérés comme une opinion privée". M. Saoubianov a rappelé qu'il n'était pas habilité à formuler la position officielle du Conseil des muftis, cette prérogative n'appartenant qu'à son président, le mufti Ravil Gaïnoutdine, ou à une personne spécialement désignée par lui.

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