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Russie-Grande-Bretagne: les rapports demeurent tendus (ambassadeur russe)

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LONDRES, 2 avril - RIA Novosti. Les rapports entre la Russie et la Grande-Bretagne restent assez tendus, a estimé l'ambassadeur russe à Londres Iouri Fedotov dans un entretien avec les journalistes mercredi.

"Il n'y a aucun compromis de part et d'autre. Les sanctions britanniques contre la Russie créent des problèmes sérieux. La coopération dans la lutte conjointe contre le terrorisme s'est arrêtée, nos délégations officielles se heurtent constamment au problème des visas", a indiqué l'ambassadeur.

Selon lui, les citoyens russes qui se rendent en Grande-Bretagne dans le cadre d'échanges officiels, par exemple des responsables parlementaires, sont les seuls à éprouver des difficultés en matière de délivrance des visas, "ce qui est fâcheux car tout cela a lieu sur fond de négociations permanentes avec l'Union européenne sur l'abrogation totale à terme des visas pour les ressortissants russes".

Les rapports russo-britanniques se sont dégradés après le refus catégorique de Moscou d'extrader vers la Grande-Bretagne de l'homme d'affaire et (aujourd'hui) député Andreï Lougovoï que Londres soupçonne d'être impliqué dans la mort de l'ancien agent du FSB Alexandre Litvinenko. Naturalisé britannique, celui-ci est décédé dans un hôpital londonien le 23 novembre 2006.

Moscou justifie son refus par les contraintes de la Constitution russe. D'autre part, les organes judiciaires russes exigent les preuves de la culpabilité de M. Lougovoï et les conclusions officielles sur le décès de M. Litvinenko.

"Notre position n'a pas fléchi sur cette question", a noté l'ambassadeur. "Nos avons proposé aux Britanniques la tenue d'un procès contre M. Lougovoï à Moscou".

Dans son récent entretien au Financial Times britannique le président russe élu Dmitri Medvedev s'est dit certain que la coopération entre les deux pays reprendrait. Londres a réagi, confirmant son intention d'améliorer les rapports avec Moscou. Le refroidissement des contacts politiques entre les deux pays ne s'est pas répercuté sur leur coopération économique: en 2007, la Grande-Bretagne est devenue le premier investisseur étranger dans l'économie russe.

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