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Revue de la presse russe du 9 avril

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MOSCOU, RIA Novosti

Vremia novosteï/Gazeta.ru

L'Iran a fait de la menace nucléaire une arme politique

L'Iran a hier répondu ostensiblement aux tentatives de la communauté mondiale pour le persuader de suspendre son programme nucléaire, indiquent mercredi Vremia novosteï et Gazeta.ru.

La déclaration du président iranien Mahmoud Ahmadinejad sur le lancement de l'installation de 6.000 nouvelles centrifugeuses au centre d'enrichissement d'uranium de Natanz a été le point culminant de la Fête nationale du nucléaire civil, célébrée le 8 avril dans le pays. Les experts se déclarent certains que Téhéran spécule sur le thème nucléaire.

"La rhétorique rigide employée par Mahmoud Ahmadinejad concernant le problème nucléaire poursuit en premier lieu des objectifs en matière de politique intérieure, a déclaré mercredi au quotidien Vremia novosteï Nina Mamedova, chef du département de l'Iran à l'Institut d'études orientales de l'Académie des sciences de Russie. En critiquant la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU et en évoquant de nouveaux succès enregistrés dans le développement du programme nucléaire national, le président iranien vise à renforcer l'unité des forces conservatrices".

Radjab Safarov, directeur général du Centre d'étude de l'Iran contemporain, se dit certain que "les autorités iraniennes n'ont pas pris la décision politique de développer les technologies nucléaires jusqu'au niveau militaire".

"Même en admettant l'hypothèse que l'Iran puisse posséder un jour des armes nucléaires, il ne pourra tout simplement pas les employer. Elles ne pourront pas atteindre des cibles en Amérique, il ne reste qu'Israël. Mais il est impossible de porter un coup à Israël sans toucher les Arabes de Palestine", a indiqué M. Safarov à Gazeta.ru.

Gueorgui Mirski, chercheur à l'IMEMO (Institut d'économie mondiale et de relations internationales de Moscou), partage entièrement l'avis de Radjab Safarov. "L'Iran a emprunté clairement la voie de la création de prémisses pour la production d'une bombe nucléaire. Il s'agit précisément de prémisses, car il est peu probable qu'il espère créer une bombe, dans la mesure où il ne pourra la lancer nulle part. Certes, il pourrait la lancer sur Israël, mais elle atteindrait aussi la Palestine où vivent des millions d'Arabes. L'Iran vise probablement à s'assurer [...] la même situation que la Corée du Nord, situation dans laquelle la bombe n'existe pas encore, mais peut être créée à n'importe quel moment. Cela permettra d'être en position de force pour discuter. C'est la perspective la plus vraisemblable", a indiqué M. Mirski.

"Les dirigeants iraniens ont peur des Etats-Unis, car ils ont attaqué l'Irak, mais ils n'ont pas fait de même à l'égard de la Corée du Nord, car elle a presque créé une bombe: c'est ainsi qu'on raisonne en Iran", estime-t-il.

L'analyste rappelle que "le niveau d'enrichissement de l'uranium atteint par les Iraniens - 3,5% - ne suffit que pour une utilisation à des fins pacifiques". Selon les analystes, l'Iran ne pourra pas créer une bombe nucléaire avant 2015.

Vedomosti

Métallurgie: le marché européen passe par la Roumanie pour le russe Mechel

Mechel vient d'acquérir son troisième actif en Roumanie, en achetant 100% des actions de la compagnie métallurgique Ductil Steel pour 221 millions de dollars, les experts avancent que le pays a été choisi par la compagnie russe en tant que plate-forme pour son expansion européenne, lit-on mercredi dans le quotidien Vedomosti.

Ductil Steel possède deux usines en Roumanie: Ductil Steel Buzau qui produit des laminés et des articles métalliques, et Otelu Roshu spécialisée dans la production d'acier et d'ébauches pour les laminés qui sont notamment employées dans la première usine.

Ces nouvelles acquisitions permettront à Mechel d'optimiser son cycle de production. La compagnie possède déjà deux entreprises en Roumanie: Mechel Targoviste et Mechel Campia Turzii qui fabriquent des laminés pour les constructions mécaniques et pour l'industrie du bâtiment et des tubes.

Mechel a choisi la Roumanie en tant que plate-forme pour son expansion sur le marché européen, constate Dmitri Smoline, analyste d'Ouralsib. Selon ses estimations, ce nouvel actif roumain est revenu aux métallurgistes russes à 650 dollars la tonne en capacité de production, alors que le prix des absorptions dans le secteur métallurgique mondial atteint 1.000 dollars la tonne. Par exemple, en achetant Maxi group, le combinat métallurgique de Novolipetsk a payé environ 1.250 dollars la tonne, a poursuivi M. Smoline.

Alexeï Morozov, analyste d'UBS, affirme que l'achat d'une entreprise métallurgique est forcément une réussite, car ces actifs sont rarement mis en vente sur le marché. C'est pourquoi Mechel ne pouvait pas laisser passer l'occasion d'acheter de petites usines, même si elles n'amélioreront pas les indices de production de la compagnie, estime Dmitri Smoline.

Selon l'expert, les capacités de production de Ductil Steel ne constituent que 5% de toutes les capacités du groupe Mechel. Il rappelle que les autres usines roumaines de Mechel n'étaient pas rentables au moment de leur achat et que la compagnie russe a dû y effectuer des investissements afin d'y remédier.

Vedomosti

Nord Stream: l'opérateur fait un pas de plus vers un accord avec la Suède

L'opérateur de la construction du gazoduc nord-européen a renoncé à installer une plate-forme de service à proximité du littoral suédois, ce qui ne devrait pas rallonger les délais de pose du tube sur le fond de la Baltique, et pourrait faciliter les négociations avec Stockholm autour du projet, lit-on mercredi dans le quotidien Vedomosti.

La compagnie Nord Stream AG a annoncé mardi qu'elle avait retiré sa demande pour la construction d'une plate-forme de service au milieu du tracé du gazoduc, au Nord-Est de l'île de Gotland, dans la zone économique suédoise.

L'entretien du Nord Stream sera assuré "par des grattoirs spéciaux hautement technologiques qui vont nettoyer et inspecter le gazoduc", lit-on dans un communiqué de la compagnie: ce dispositif pourra se déplacer à l'intérieur du tube sur toute sa longueur.

Selon Irina Vassilieva, représentante de Nord Stream, cette technologie a été conçue par General Electric et la compagnie néerlandaise Rosen. Elle est déjà employée dans le gazoduc Langeled reliant le plateau continental norvégien de la mer du Nord à la Grande-Bretagne et ayant la même longueur que le Nord Stream, fait-elle remarquer. Economisant sur la plate-forme, la compagnie dépensera les fonds ainsi libérés pour installer la technologie d'entretien du tube, a-t-elle ajouté. Cela n'affectera pas les délais de construction. Par contre, cela facilitera le processus de négociations sur la pose du tube avec le gouvernement suédois, a résumé Mme Vassilieva.

"C'est une bonne décision, estime Valeri Nesterov, analyste de Troïka dialog. Les Suédois craignaient que la plate-forme ne soit utilisée par les services secrets russes, il était important de lever cette crainte". D'après lui, à présent, il faudra construire une station de compression plus puissante sur la côte russe, mais il est peu probable que cela rende le projet beaucoup plus cher.

Gazeta.ru/RBC-Daily

Le chef du FSB accuse les ONG de protéger des terroristes

Le directeur du Service fédéral de sécurité FSB), Nikolaï Patrouchev, a fait une nouvelle déclaration retentissante en accusant les ONG étrangères d'aider les terroristes, notent mercredi les quotidiens Gazeta.ru et RBC-Daily.

Au cours de la réunion mardi du Comité antiterroriste national, il a affirmé que certaines organisations non gouvernementales recrutaient même des mercenaires en Russie. Ce n'est pas la première fois que le Kremlin accuse l'Occident de tous les péchés, affirment les experts, qui expliquent les déclarations scandaleuses du directeur du FSB par l'intensification de la concurrence interdépartementale en prévision de l'investiture du nouveau président russe.

Ce n'est pas la première fois que les ONG étrangères se voient vivement critiquées par les autorités russes. La première "salve" de critiques a été "tirée" par le président Vladimir Poutine, qui a déclaré il y a un certain temps que "certaines ONG russes étaient financées par le biais de services de renseignement étrangers". En réagissant à cette déclaration, les législateurs ont hâtivement adopté une loi introduisant de nouvelles règles d'enregistrement des ONG, qui doivent désormais le faire dans un service d'enregistrement spécial au lieu du ministère des Affaires étrangères. Ce service a obtenu le contrôle des ONG et le droit de procéder à des vérifications financières par le biais d'organes fiscaux ou judiciaires. Résultat: la fermeture de milliers d'organisations qui ne sont pas parvenues à venir à bout de la bureaucratie paperassière.

"M. Patrouchev essaie tout simplement de suivre l'actuelle tendance, populaire au Kremlin, qui est d'accuser l'Occident de tous les malheurs, estime l'analyste politique Stanislav Belkovski. Mais en l'occurrence, l'intérêt de la jeunesse des républiques nord-caucasiennes pour les organisations terroristes est dû au manque d'emploi, à la pauvreté universelle et dans une moindre mesure au facteur islamique. Il n'est pas vraiment raisonnable d'accuser les organisations non gouvernementales de quelque complicité que ce soit".

Alexeï Makarkine, directeur adjoint du Centre des technologies politiques, estime lui aussi que les ONG n'y sont pour rien. Selon l'analyste, les "siloviki" (armée, police, services de sécurité) ont des positions instables, c'est pourquoi chacun d'entre eux cherche à tout prix à prouver la nécessité de poursuivre leur carrière. "Nikolaï Patrouchev a décidé de montrer que la situation dans le pays était tellement sérieuse qu'il ne fallait en aucune façon songer à procéder aujourd'hui à des remaniements au sein du FSB", résume M. Makarkine.

Lev Ponomariov, membre du Groupe Helsinki de Moscou et leader du mouvement Pour les droits de l'homme, partage son avis. D'après lui, les "siloviki" se font valoir, sentant que leurs positions risquent de s'affaiblir sous le nouveau président.

Kommersant

Moscou souhaiterait multiplier par 25 sa contribution à l'ONU

Le président russe sortant, Vladimir Poutine, et le futur président Dmitri Medvedev essaieront de gagner les faveurs du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, lors de sa première visite officielle en Russie qui commence le 9 avril, note mercredi le quotidien Kommersant.

Les deux hommes lui promettront entre autres d'augmenter le montant de la contribution russe au budget des Nations unies.

En quelques mois de travail au poste de secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a déjà réussi à plusieurs reprises à affliger Moscou. La Russie a notamment été extrêmement mécontente de la position du secrétaire général sur le Kosovo. Les déclarations de Ban Ki-moon qui se disait partager la préoccupation des autorités géorgiennes (qui avaient plusieurs fois critiqué les soldats de la paix russes en Abkhazie) ont été une autre source de malaise pour Moscou. Finalement, les récentes confidences du secrétaire général en forme de déclaration d'amour aux Etats-Unis ont également fait grand bruit.

Afin de rivaliser avec les Etats-Unis pour les bonnes grâces de Ban Ki-moon, Moscou a décidé de faire preuve de générosité. Selon le Kommersant, le président nouvellement élu Dmitri Medvedev envisage d'annoncer que la Russie est prête à assumer une grande responsabilité envers les activités de l'ONU et à devenir l'un des donateurs clefs de l'organisation.

A l'heure actuelle, pour 2008-2009, la cotisation russe au budget de l'ONU n'est pas très importante et se chiffre à 21 millions de dollars (constituant 1,2% du budget de l'organisation). La Russie ne fait même pas partie des quinze principaux donateurs de l'ONU (outre les pays du G7, ce sont l'Espagne, la Chine, le Mexique, la Corée du Sud, les Pays-Bas, l'Australie, la Suisse et le Brésil). La cotisation annuelle des Etats-Unis à l'ONU est fixée à 22%, ce qui équivaut à peu près à 500 millions de dollars.

Selon une source du journal, Moscou s'estime capable d'accorder à l'ONU environ 500 millions de dollars, soit presque autant que les Etats-Unis.

Personne ne sait encore comment cette somme pourra être répartie entre les différentes structures de l'ONU. En 2008 et 2009, la Russie continuera de verser 1,2% au budget régulier de l'organisation, selon le département des organisations internationales du ministère russe des Affaires étrangères. La révision de cette part n'aura lieu qu'en 2010, et selon un schéma très complexe, qui tient compte du PIB de l'Etat membre de l'ONU concerné. Si la Russie souhaite payer plus, personne ne l'en empêchera car ceci entraînera une diminution automatique des cotisations des autres pays, a-t-on souligné au ministère.

Ces articles sont tirés de la presse et n'ont rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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