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Revue de la presse russe du 30 juillet

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MOSCOU, RIA Novosti

Nezavissimaïa gazeta

Inondations en Ukraine: une aide russe tomberait à point nommé

En réponse à la nouvelle note de protestation remise par Kiev à l'ambassade russe, Moscou devrait apporter une aide à l'Ukraine occidentale victime des inondations, lit-on mercredi dans le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

La Russie a là une chance d'orienter ses rapports avec l'Ukraine vers un bon voisinage réel, et non purement déclaratif. Bien que l'occasion ne soit pas joyeuse, mais tragique, elle doit probablement être saisie. Les inondations en Ukraine occidentale ont fait plus de 20 morts et laissé plus de 40.000 familles sans toit. Des condoléances ont été présentées lundi au président Viktor Iouchtchenko et aux proches des victimes par Alexandre Loukachenko, et hier par Dmitri Medvedev. Ce regrettable petit retard sera obligatoirement exploité par les forces qui, en Ukraine et ailleurs, profitent des désaccords entre Moscou et Kiev. D'ailleurs, ces désaccords caractérisent actuellement presque tous les domaines de la coopération entre les deux Etats.

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a remis lundi soir une nouvelle note de protestation à l'ambassade de Russie à Kiev. Celle-ci a été suscitée par les tirs effectués dimanche dernier dans la baie de Sébastopol à la gloire de la Marine de guerre russe qui célébrait sa fête, en contradiction avec un arrêté du cabinet des ministres du pays, qui accueille cette flotte. On a de nouveau rappelé à la Russie qu'en signant en 1997 l'accord sur le statut et les conditions de la présence de sa flotte de la mer Noire sur le territoire de l'Ukraine, elle s'était engagée à respecter la souveraineté de ce pays et sa législation.

Rappelons qu'un autre conflit autour de la flotte s'était produit en mai 2008 entre l'Ukraine et la Russie. A la veille de la célébration du 225e anniversaire de la Flotte russe de la mer Noire, le ministère ukrainien des Affaires étrangères avait protesté, exigeant que la Russie renonce à la parade prévue. Néanmoins, la parade avait eu lieu le 11 mai.

Malheureusement, la flotte n'est pas l'unique pierre d'achoppement dans les rapports russo-ukrainiens. Le premier ministre Vladimir Poutine l'avait souligné en avril au cours de sa rencontre avec le patriarche Alexis II: "Nous avons beaucoup de problèmes dans le domaine économique. Si des progrès sont enregistrés dans le domaine ecclésiastique, nous les saluerons et nous les soutiendrons par tous les moyens possibles". Le chef de l'Eglise orthodoxe russe s'est rendu à Kiev le week-end dernier pour célébrer le 1020e anniversaire du baptême de la Russie. Malgré certaines prédictions à ce sujet, la scission de l'Eglise n'a pas eu lieu. Il faut dire que le ministère russe des Affaires étrangères a fait beaucoup en ce sens. Il est vrai, les problèmes dans les rapports entre Moscou et Kiev n'en sont pas pour autant devenus moins nombreux. L'Occident en accuse Moscou. Plus rapidement l'OTAN accordera le Plan d'action pour l'adhésion à l'Alliance (MAP) à l'Ukraine et plus vite la Russie cessera de faire pression sur Kiev, a déclaré David Merkel, sous-secrétaire d'Etat américain chargé de l'Europe et de l'Eurasie, qui s'est rendu la semaine dernière en Ukraine.

Dans une interview accordée au journal Gazeta 24, David Merkel a déclaré que les appels de l'ex-secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger aux dirigeants des Etats-Unis leur demandant de ne pas s'ingérer dans la sphère des intérêts de la Russie et de ne pas promouvoir l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN ne pouvaient en aucun cas être retenus par l'administration en place. "Si l'on agit à partir de la position selon laquelle il faudrait rendre à la Russie sa sphère d'intérêts et renoncer à développer les rapports avec ses voisins dans la mesure où cela l'irrite, Moscou y verra un nouveau levier d'influence. Alors, sa sphère d'intérêts deviendra de plus en plus large, tandis que le champ de nos négociations avec la Russie sera de plus en plus étroit", estime le représentant du Département d'Etat.

En soutenant ses voisins dans un moment difficile, il est possible prouver au peuple ukrainien que l'intérêt de Moscou pour l'Ukraine n'est pas dicté par des ambitions géopolitiques et, à plus forte raison, impériales. C'est le moment de le faire. Le gouvernement russe doit octroyer une aide maximale aux régions sinistrées de l'Ukraine, ce qui se répercutera plus efficacement sur les rapports bilatéraux que la réponse du ministère russe des Affaires étrangères à la note remise par la diplomatie ukrainienne. D'ailleurs, c'est une simple question d'humanité.

RBC Daily

Gaz: le coût du South Stream a presque doublé

Les investissements dans la réalisation du projet de gazoduc South Stream s'élèveront à environ 20 milliards de dollars, lit-on mercredi dans le quotidien RBC Daily.

Ce chiffre a été cité hier par le ministre russe de l'Energie Sergueï Chmatko, annonce le service de presse de son ministère. Encore au début de l'année, ce projet avait été évalué à environ 10 milliards de dollars. Le doublement des investissements pourrait freiner encore plus la construction du gazoduc, estiment les experts.

La construction du gazoduc South Stream est assumée par l'italien Eni et Gazprom. Le tube passera par le fond de la mer Noire entre les côtes russe et bulgare et se dirigera ensuite vers les pays d'Europe centrale et du Sud. Le rendement prévu du gazoduc est d'environ 30 milliards de m3. La mise en service du tronçon maritime est prévue pour 2013. La Bulgarie, la Serbie, la Hongrie et la Grèce ont déjà accepté de participer au projet.

Au cours de sa rencontre avec le ministre italien du Développement économique Claudio Scajola, Sergueï Chmatko a déclaré que le South Stream était un "projet très intéressant, dont le coût est évalué à 20 milliards de dollars". Au début de l'année, les évaluations préalables du coût du projet citées par le directeur général d'Eni Paolo Scaroni étaient bien plus modestes. La somme totale des investissements dans le gazoduc avait été estimée alors à plus de 10 milliards de dollars. Gazprom et Eni se sont refusés à tout commentaire quant à cet accroissement.

Le South Stream a également fait l'objet d'un entretien qui a eu lieu hier entre Sergueï Chmatko et le ministre grec du Développement Christos Folias. M. Chmatko a fait remarquer que les atermoiements dans l'adoption de décisions concernant ce projet influaient directement sur son coût et sa réputation. Pour accélérer la prise de décisions, le ministre russe a proposé de créer un groupe chargé d'effectuer un monitoring commun de la mise en oeuvre du projet. Il a souligné que le ralentissement de sa réalisation influait directement sur son coût. La partie grecque a partagé cet avis, le mécanisme de ce monitoring doit être élaboré prochainement.

La somme de 20 milliards de dollars ne reflète probablement pas entièrement le coût réel du projet. De l'avis d'Alexandre Nazarov, analyste du groupe d'investissement Metropole, "il n'existe encore aucune évaluation définitive, et le chiffre de 20 milliards a été cité sans se référer à des calculs probants. En plus d'une simple révision du projet, l'accroissement de l'estimation initiale a pu être provoqué, premièrement, par l'augmentation des dépenses, indique M. Nazarov. Ainsi, depuis le début de l'année, le prix des tubes a augmenté de 50%. Deuxièmement, cela s'explique par la dépréciation du dollar qui a perdu environ 5% sur cette période. Certaines nouvelles données techniques sur l'itinéraire du gazoduc, par exemple, les problèmes du relief, ont également pu influer sur le coût du projet.

Il est peu probable que le doublement des investissements intimide les participants au projet, estime l'analyste, cependant, sa réalisation pourrait prendre du retard. Surtout en sachant que le South Stream, à la différence du Nord Stream, est destiné non pas à transporter du gaz d'un gisement de Gazprom, mais, en fait, du gaz centrasiatique. A cette étape, la réaction peut être la suivante: les pays participants pourraient déclarer qu'ils étudieront plus attentivement le dossier de faisabilité du projet.

D'après les estimations d'Alexandre Nazarov, l'accroissement du coût du gazoduc jusqu'à 20 milliards de dollars reviendra à Gazprom à 30 milliards de roubles (près de 1,28 milliards de dollars) supplémentaires par an. Cela représente au maximum 3 à 4% de l'immobilisation prévue de la compagnie pour 2010-2012. "Par conséquent, pour Gazprom, il ne s'agit pas d'un accroissement critique du devis", estime M. Nazarov.

Parallèlement à l'augmentation du coût du gazoduc, le prix du gaz monte également, c'est pourquoi le projet reste avantageux, souligne Sergueï Pravossoudov, directeur de l'Institut de l'énergie nationale. Quoi qu'il en soit, les dépenses pour le projet seront encore revues, mais ce qui est certain, c'est qu'à chaque fois elles augmenteront, affirme Mikhaïl Kortchemkine, directeur de la société de conseil East European Gas Analysis. Le gazoduc de Nabucco coûtera 30 à 40% moins cher, a-t-il ajouté, par conséquent, les frais de transport du gaz par le Nabucco seront inférieurs à ceux du South Stream, et l'itinéraire passant par la Turquie pourrait devenir plus avantageux pour l'Azerbaïdjan, avec lequel Gazprom mène des négociations sur l'achat de combustible bleu.

Gazeta

JO et grippe aviaire: quels risques pour les supporters?

Au cours des XXIXes Jeux olympiques de Pékin, des milliers de supporters russes pourraient se retrouver dans une zone à risque en raison de la grippe aviaire, lit-on mercredi dans le quotidien Gazeta.

Selon les données de l'OMS, depuis 2003, 385 personnes ont été atteintes de la grippe aviaire dans le monde, et 243 malades sont morts. Le dernier cas de contamination humaine par la grippe aviaire en Chine date de février. Au total, sur 30 cas de grippe aviaire H5N1 enregistrés en Chine parmi la population, 20 se sont terminés par un décès.

Les médecins estiment que, de tous les types de virus de la grippe, cette souche, ainsi que le H7 et le H9, sont les plus dangereux pour l'homme, car il y a un risque de pandémie en cas de transmission d'un individu à un autre d'un virus qui a muté. Les virologues prévoient que, dans ce cas, la pandémie de grippe aviaire pourrait frapper environ un tiers de la population du globe.

Comme l'a déclaré aux journalistes Sergueï Eremine, coordinateur du projet de l'OMS pour la grippe aviaire et pandémique en Russie, il n'y a aucune raison d'estimer que la grippe aviaire en Chine soit la menace principale pour la sécurité des supporters. Les infections intestinales sont bien plus probables. Les 37 sites olympiques ne présentent aucun danger, mais les risques sont possibles sur d'autres territoires du pays où il y a des foyers naturels d'infections.

Les mesures préventives sont connues: respecter rigoureusement les règles d'hygiène ordinaires, exclure tout contact avec les oiseaux malades et morts, surtout aquatiques, ainsi qu'avec les animaux de la famille des chats (félidés), a déclaré Elena Voltchkova, professeur à la chaire des maladies infectieuses de l'Académie de médecine Setchenov de Moscou. A la question de savoir s'il est possible de visiter les zoos sans courir de risque, elle a répondu par l'affirmative.

Comme il découle des observations des médecins, la période d'incubation de la grippe aviaire dure 2 à 4 jours, la maladie commence par l'apparition d'une fièvre et s'accompagne de diarrhée (chez 30% des malades). C'est pourquoi, en cas de fièvre et de symptômes même d'une grippe ordinaire ou d'une affection respiratoire dans les zones à risque, il faut prendre du tamiflu, deux comprimés par jour pendant cinq jours, car ce médicament s'avère efficace, entre autres, contre la souche de la grippe aviaire H5N1.

Sergueï Eremine a assuré au correspondant du quotidien Gazeta qu'aucun précédent d'introduction d'infections dangereuses après des compétitions internationales n'avait été enregistré en Russie. Ce phénomène n'a concerné que les affections respiratoires banales et les indigestions. Les sites où se déroulent les compétitions sont ordinairement moins dangereux que les provinces lointaines. Néanmoins, les services sanitaires devront contrôler l'état de santé de ceux qui reviennent de Chine durant deux à trois semaines.

On peut estimer que le nombre de supporters russes aux Jeux olympiques de Pékin approchera les 30.000. Chaque jour, environ 5.000 d'entre eux seront présents sur les différents sites.

Vedomosti

TNK-BP: 4,19 mds de dollars de bénéfice net au premier semestre selon BP - 4,7 selon TNK-BP

BP a présenté hier le bilan de son activité pour le deuxième trimestre et le premier semestre, lit-on mercredi dans le quotidien Vedomosti.

Il en ressort que de janvier à juin, ses recettes se sont accrues de 48% à 200,12 milliards de dollars, pour un bénéfice net de 17,17 milliards, en hausse de 40,9%. La part de BP dans le bénéfice net de TNK-BP (BP y détient 50% des actions) s'est élevée à 2,09 milliards de dollars.

Il s'avère que, selon les estimations de BP, le bénéfice net de TNK-BP est de 4,19 milliards de dollars. Mais ce chiffre diffère des données préalables de cette même compagnie. La semaine dernière, le directeur exécutif de TNK-BP Tim Summers a évoqué pour cet indice un accroissement de 28% à 4,7 milliards de dollars. Autrement dit, la différence entre les deux évaluations constitue 510 millions de dollars.

Les comptes financiers de BP et de TNK-BP sont toujours différents, souligne Vladimir Bouïanov, représentant de BP en Russie. Le fait est que TNK-BP établit ses comptes selon les normes US GAAP et BP, selon les normes IFRS, a expliqué au quotidien Vedomosti Fergus MacLeod, représentant du service des relations avec les investisseurs chez BP.

Artem Kontchine, analyste d'Aton, a exposé une autre version: il y a TNK-BP International que BP et le consortium AAR détiennent à parité. Il y a aussi TNK-BP Holding: cette compagnie est négociée au RTS Board (sa capitalisation était hier de 29,7 milliards de dollars) et n'inclut pas certains actifs de TNK-BP International comme "Russia petroleum" (qui possède la licence pour l'exploitation des gisements de Kovykta et de Verkhnetchonsk), la part détenue dans Slavneft et certains actifs ukrainiens. L'important est de comprendre quelle est la compagnie dont le bénéfice a été mentionné par Tim Summers. Artem Kontchine a rappelé qu'en 2007 le bénéfice net de TNK-BP International a été de 5,2 milliards de dollars, et celui de TNK-BP Holding, de 5,7 milliards de dollars.

Grâce à la hausse des prix du pétrole et du gaz, BP et TNK-BP ont enregistré des résultats records, fait remarquer Denis Borissov, analyste de Solid. Selon ses prévisions, le bénéfice net de TNK-BP pour 2008 devrait être de 8,2 milliards de dollars.

Ces articles sont tirés de la presse et n'ont rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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