Le système russe S-300 fait l’objet des spéculations

Moscou a démenti les informations sur les livraisons de pièces de DCA S-300 à l’Iran. Le Service fédéral russe pour la coopération militaro-technique a indiqué que ces publications étaient falsifiées.
L’information sur les livraisons des systèmes de DCA a été rendue publique dimanche. L’agence IRNA l’a diffusé s’étant référée au vice-président de la Commission parlementaire pour la politique extérieure et la sécurité IRI Ismail Koussari. Ensuite plusieurs médias ont diffusé ces données.
Washington y a réagi sans tarder. L’adjoint au chef du service de presse du département d’Etat Robert Wood a réaffirmé lundi l’intention de l’administration de George Bush de préciser la situation. « Il a été déclaré précédemment que les ventes de telles armes à l’Iran pouvaient mettre en cause la sécurité des militaires américains en Irak et en Afghanistan.
Cependant, de telles craintes sont dénuées de fondement, estime le chef du service de presse de « Rossoboronexport » Viatcheslav Davydenko.
Nous livrons essentiellement à l’Iran les systèmes de défense, notamment les pièces de DCA. Les perspectives de coopération avec l’Iran tout comme avec d’autres pays ne sauront être débattues qu’avec les entreprises qui adressent les commandes. Quoi qu’il en soit, la coopération militaro-technique russo-iranienne suppose un strict respect par la Russie des engagements internationaux dans le domaine de la non-prolifération et les autres Etats n’ont rien à craindre.
Autrement dit, les ventes des pièces de DCA S-300 à l’Iran ne sont rien d’autre que des spéculations. Les motifs de Téhéran sont parfaitement compréhensibles. L’Iran se heurte constamment aux menaces américaines d’employer la force à son égard et il voudrait laisser entendre qu’il dispose d’un moyen très efficace de lutte contre les cibles aériennes et balistiques pour apaiser les ambitions agressives de ses opposants militaro-politiques. La position de Washington rend perplexe. La partie américaine a été informée de la position de la Russie concernant les systèmes S 300, notamment après les récentes consultations russo-israéliennes à Moscou. De ce fait, sa réaction est une nouvelle tentative de spéculer sur les relations entre Moscou et Téhéran.

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