Abkhazie-Ossétie du Sud: l'UE préoccupée par la construction de bases militaires russes

L'Union européenne (UE) est préoccupée par l'intention russe de construire des bases militaires en Abkhazie et en Ossétie du Sud sans le consentement du gouvernement géorgien, a déclaré jeudi la présidence tchèque de l'UE sur son site internet.
BRUXELLES, 5 février - RIA Novosti. L'Union européenne (UE) est préoccupée par l'intention russe de construire des bases militaires en Abkhazie et en Ossétie du Sud sans le consentement du gouvernement géorgien, a déclaré jeudi la présidence tchèque de l'UE sur son site internet.

"L'Union Européenne est sérieusement préoccupée par les plans de la Fédération de Russie d'établir sa présence militaire dans les régions géorgiennes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud sans le consentement du gouvernement géorgien. Cela concerne notamment l'intention russe de construire une base navale en Abkhazie", lit-on dans un communiqué de presse mis en ligne par la présidence tchèque.

"L'UE considère la réalisation de ces projets russes comme une violation flagrante du principe de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Géorgie. [...] La création d'ouvrages militaires en Abkhazie et en Ossétie du Sud serait contraire à l'esprit des accords de cessez-le-feu signé en août et en septembre 2008 et menacerait la stabilité et la sécurité de la région faisant monter la tension", selon le communiqué.

Le 8 août 2008, l'armée géorgienne a lancé une offensive militaire contre l'Ossétie du Sud, détruisant Tskhinvali, la capitale, et tuant des centaines de civils et des soldats de la paix russes déployés dans la région. La Russie a opposé une riposte militaire de grande envergure destinée à imposer la paix à la Géorgie avant de reconnaître le 26 août l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, deux républiques autoproclamées sur le territoire géorgien. Tbilissi a rompu les relations diplomatiques avec Moscou.

Les pays occidentaux, y compris des États membres de l'Alliance de l'Atlantique Nord (OTAN), ont accusé la Russie d'usage disproportionné de la force. Toutefois quelques mois après, certains hommes politiques européens ont reconnu que la Géorgie était aussi responsable de l'aggravation de la situation dans le Caucase.

Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала