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La science et les technologies russes au jour le jour

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Sova : un "hibou" pour détecter les tirs ennemis

Une équipe de chercheurs de la ville de Sarov a mis au point un système de détection des tirs ennemis, reposant sur l'analyse acoustique de la trajectoire des balles, rapportent les sites inauka.ru et nkv.ru.

Des chercheurs du Centre nucléaire de Sarov (RFYaTs-VNIIEF) ont élaboré un système d'appareils et de programmes permettant de détecter quasiment instantanément les positions à partir desquelles l'ennemi fait feu. Le nom même de ce système - SOVA - est révélateur du principe sur lequel il repose. Sova est l'abréviation russe de Système de détection des tirs par l'acoustique, mais sova signifie également en russe "le hibou".

"Le hibou est un oiseau doté d'une ouïe extrêmement fine, relève Youri Poliakov, l'un des concepteurs du système, dont les propos ont été rapportés voilà quelques temps par le site pravda-nn.ru. C'est la raison pour laquelle SOVA constitue pour nous non seulement une abréviation, mais un symbole."

L'idée de concevoir un tel appareil, qui permet de d'identifier la position d'un tireur d'après le "bruit" de la balle, a été donnée à l'un des chercheurs du Département théorique de notre institut en 1999, alors que les Français s'apprêtaient à mettre sur le marché un système de ce type, appelée Pilar. Compte tenu des moments difficiles qu'avait traversés notre institut dans les années 90, nous avons pris la décision de nous reconvertir et de nous lancer dans cette nouvelle aventure, explique en substance Youri Poliakov, chef de département du Centre nucléaire.  

Les militaires russes étaient très demandeurs d'un tel système. D'ordinaire, pour repérer d'où proviennent les tirs ennemis il faut, selon les conditions d'éclairage et le moment de la journée, de quelques minutes à plusieurs dizaines de minutes. Le système mis au point par les chercheurs de Sarov réduit ce délai à deux ou trois secondes. Cela suffit pour qu'apparaisse sur l'écran de l'ordinateur la position du tireur.

SOVA est un système composé, pour faire simple, de capteurs acoustiques sensibles et d'un ordinateur, poursuit Youri Poliakov. Son composant essentiel est le programme informatique. Le facteur physique, impossible à dissimuler lorsque l'on tire, est l'onde de choc provoquée par la balle qui file. La détection de la position du tireur revient à calculer les paramètres géométriques de l'onde de choc créée par la balle et à retrouver, en retour, la trajectoire qu'elle a suivie et l'endroit d'où la balle a été tirée. L'onde de choc est captée par des micros et, compte tenu du temps mis par la balle pour arriver, on calcule son cône. L'axe du cône indique la direction du point d'où la balle a été tirée.

Le complexe SOVA fonctionne sur 360 degrés, de manière passive (sans risque d'être détecté par l'ennemi). Il permet d'explorer le terrain à une distance au moins égale à celle d'où les tirs proviennent. Le système possède des qualités "intellectuelles" remarquables : il est capable de déterminer le calibre des munitions et le type d'arme, ce qui donne la possibilité d'analyser la situation sur le terrain et d'établir des priorités. D'autant plus que SOVA peut même détecter plusieurs positions de tir d'où l'ennemi fait feu simultanément. Le système est également apte à fonctionner de manière autonome, pendant un mois et plus, en régime automatique. SOVA peut être utilisé par tous les temps, de jour comme de nuit.

Les chercheurs travaillent aussi, à la demande des militaires, à l'élaboration d'un système qui permettrait de protéger non plus seulement des places fortes statiques, mais des colonnes en mouvement - transports d'hommes, convois de matériels, de fret. On est donc passés, explique Youri Poliakov, à la conception d'un système pouvant fonctionner sur des véhicules se déplaçant. Cela a nécessité une adaptation tant de la partie appareil du complexe que de sa partie informatique. Des prototypes industriels expérimentaux ont été remis aux forces de sécurité russes.

Le système SOVA pourrait également être d'un grand secours aux pilotes d'hélicoptères militaires, poursuit Youri Poliakov. Les pilotes de ces machines souhaitent bien sûr savoir si l'on tire sur eux et, le cas échéant, d'où proviennent les tirs : couverts par le bruit des hélices, ceux-ci ne sont pas audibles dans la cabine de pilotage. Le chercheur russe se dit certain que SOVA sera capable non seulement d'établir si un hélicoptère essuie des tirs, mais de prévenir l'équipage, de donner des indications sur leur provenance. Et au cas où la machine serait touchée, d'indiquer de manière assez précise l'endroit du fuselage atteint, afin que le commandant de bord puisse prendre les décisions appropriées.

Nous pensons pouvoir proposer SOVA à l'exportation, conclut Youri Poliakov. De par ses caractéristiques, il ne le cède en rien aux systèmes occidentaux existant, et leur est même supérieur pour certains paramètres.    


La révolution nanocarbone pointe le nez dans la radioélectronique

Grâce aux nouveaux matériaux en nanocarbone, certains appareils électroniques sous vide, qui semblaient appartenir au passé, pourraient revenir sur le devant de la scène, rapporte le site strf.ru.

Les études menées à la Faculté de physique de l'Université d'Etat de Moscou (MGOu) permettent d'avancer que les lampes radio, tubes de télévision et autres types d'instruments qui semblaient être relégués aux oubliettes pourraient bien revenir en force, car ils pourraient s'avérer plus efficaces que les semi-conducteurs solides.

Le principe de fonctionnement d'une lampe radio consiste à diriger un flux d'électrons, qui passe entre les électrodes d'une lampe. Pendant longtemps, la science et la technique ont utilisé, pour créer ces faisceaux d'électrons, ce que l'on appelle des cathodes "chaudes", qui envoyaient des électrons après les avoir portés à une température très élevée. Pour les chauffer ainsi, on dépensait une quantité d'énergie assez importante. Puis, le rendement des lampes radio s'est avéré nettement inférieur à celui des semi-conducteurs. Mais, en dépit de tout le progrès que représentent les matériaux semi-conducteurs, la bonne vieille lampe radio, malgré tous ses défauts, est toujours utilisée en radioélectronique.

L'utilisation des matériaux en nanocarbone comme source d'électrons permet d'obtenir un flux d'électrons sans chauffage, autrement dit à la température ambiante. Il en résulte que les appareils électroniques sous vide qui peuvent être construits avec de telles cathodes, voient immédiatement leur taille réduite et peuvent être un peu plus économiques que les transistors habituels. Cela permet de créer un tube de télévision de forme plate, un peu comme les écrans plats à cristaux liquides largement répandus aujourd'hui. Et les appareils d'éclairage construits selon ce principe sont plus économiques que les lampes lumière du jour que chacun connaît. De plus, ces nouvelles ampoules ne contiennent pas de mercure. Les travaux menés actuellement au MGOu se situent au meilleur niveau mondial, souligne le site strf.ru.

Un nouveau matériau écologique fait de résidus de conifères

Des chercheurs sibériens ont mis au point un nouveau matériau à base de résidus de conifères, dont les qualités plastiques et esthétiques le disputent aux avantages écologiques, rapporte le site strf.ru, reprenant le site sibérien sibkray.ru.

Une équipe de chercheurs de Novossibirsk a conçu à partir du bois, ou plus exactement de déchets de conifères (aiguilles, brindilles, petites branches), sans adjonction d'aucune substance liante, un matériau original, appelé (provisoirement) écovite. Dans les exploitations forestières, ces "déchets" n'étaient jusqu'à présent pas utilisés. Or, leur quantité se mesure en Russie en millions de tonnes. Les matériaux obtenus sont qualifiés de plastiques de bois.

L'écovite requiert pour sa fabrication des paramètres technologiques élevés. L'auteur de cette invention a fait breveter cette technologie, qui permet de conserver dans  ce matériau des substances utiles telles que les phytoncides, les flavonoïdes et autres terpènes. Les produits fabriqués en écovite diffusent pendant longtemps l'odeur agréable d'une forêt de pins. L'apparence naturelle et variée de ce matériau permet d'éviter de recourir à tout doublage ou autre revêtement coûteux.

Les caractéristiques de l'écovite ne le cèdent en rien aux dalles traditionnelles, et les surpassent même sur certains points. Son prix de revient ne dépasse pas celui des panneaux agglomérés et autres matériaux qui contiennent, eux des substances toxiques, telles que les formaldéhydes. La production de l'écovite permettra tout à la fois, selon ses concepteurs : d'obtenir des produits prometteurs ayant un fort potentiel à l'exportation ; d'améliorer l'économie et l'écologie des exploitations forestières ; de diminuer les risques d'incendies dans les zones de coupe de conifères ; d'apporter un bonus écologique aux habitations.

Nouvelle campagne d'exploration du baïkal par les sous-marins de poche Mir

La seconde campagne d'exploration du Baïkal au moyen des sous-marins de poche Mir a débuté à la mi-juin, rapportent différents sites Internet, à l'instar de RIA Novosti.

La nouvelle campagne des Mir s'inscrit dans le cadre d'un projet, étalé sur deux ans, visant à mieux connaître les profondeurs du Baïkal, grâce aux instruments scientifiques exceptionnels que constituent les deux sous-marins de poche Mir. Ces deux appareils  sont capable de descendre à plusieurs milliers de mètres de profondeur, avec à leur bord un équipage. L'expédition est financée par la société Metropol.

Les premières plongées ont été effectuées cette année à proximité de la localité de Listvianka, dans la région d'Irkoutsk. Ce site est situé non loin du cap Tolstoï. Puis la mission se déplacera vers le nord. En juillet, il est prévu d'explorer la partie centrale du lac. En août, ce sera le tour du nord du lac de recevoir la visite des Mir.

L'an dernier, les sous-marins Mir avaient recherché de nouvelles variétés de la flore et de la faune et avaient atteint le point le plus profond du Baïkal (à plus de 1.600 m), situé dans la partie centrale du lac, à proximité de l'île d'Olkhon.

Cette année, l'expédition s'attachera à contrôler l'état de l'écosystème du lac, étudiera le monde végétal et animal, et s'intéressera également à la présence de sources géothermales sous-marines et de volcans de boue. Les scientifiques entendent aussi recueillir des données précises sur les processus tectoniques se déroulant au fond du lac.

Une fois leur mission achevée, les sous-marins Mir gagneront les airs : ils seront transportés par avion pour retrouver leur point d'attache traditionnel, le navire-porteur Akademik Mstislav Keldych, actuellement en révision à Kaliningrad.

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