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GUERGUI ZOUBKOV : JE N’AI JAMAIS RÊVÉ D’ÊTRE JOURNALISTE

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La Voix de la Russie commence un cycle d’émissions consacrée à son 80ème anniversaire.
La Voix de la Russie commence un cycle d’émissions consacrée à son 80ème anniversaire. Ce seront des aperçus relatant de ceux qui avaient débuté dans les émissions destinées aux pays étrangers, qui avaient tâché de rendre plus proche et compréhensible aux auditeurs étrangers le pays lointain, ses traditions culturelles et son histoire; qui assuraient chaque jour un dialogue radio par le biais des lettres et des communications téléphoniques.
« Ici on allume les étoiles! » Les collègues journalistes adressent souvent ces paroles à la société de radiodiffusion « Voix de la Russie ». Dans le fond, ce n’est pas une déclamation. Pendant 80 ans de radiodiffusion vers les pays étrangers, de nombreuses stars de la radio et de la télévision, des écrivains et même des hommes politiques ont appris ici les abc de l’industrie. Gueorgui Zoubkov, journaliste de télévision international connu, qui a travaillé pendant beaucoup d’années comme envoyé spécial en France, a fait ses débuts à la Radiodiffusion Internationale (RI).
Je n’ai jamais rêvé d’être journaliste, relate Gueorgui Zoubkov. Lorsque j’avais terminé en 1949 mes études à l’Institut de relations internationales, je ne rêvais que de la scène. Je n’avais pas pourtant de courage de travailler au théâtre faute d’une formation appropriée. Le compromis fut trouvé : la radio. Pourquoi? Les spectacles radio étaient à l’époque très prisés par les auditeurs et le jeune Gueorgui Zoubkov décida que le micro serait une bonne scène et que la maison de la radio qui diffusait de si bons spectacles était un Temple d’arts comme le théâtre. Il eût suffi à Guergui Zoubkov de commencer ses premiers reportages que la nouvelle profession le subjugua. L’ambiance dans le collectif fut créative et déterminée. Parmi mes collègues, il y avait ceux qui travaillèrent à la radio pendant la guerre, relate Gueorgui Zoubkov.
La Radiodiffusion Internationale a joué pendant la Deuxième guerre mondiale un rôle particulier. Les partisans et les membres de la Résistance en Occident écoutaient Moscou en risquant leur vie dans la clandestinité. C’était la seule source d’information objective qui renseignait sur la situation au front. Rappelons-nous qui travaillait à Moscou pour la Radiodiffusion Internationale : Dolores Ibarruri, « la pasionaria », qui sous ce nom de plume pouvait commenter les événements. Quant à Palmiro Togliatti, beaucoup ignorent qu’il habita Moscou en 1940-1944 et la Radiodiffusion Internationale était son lieu de travail permanent. Enfin Maurice Thorez. Vous vous rendez compte quelle importance eurent alors leurs commentaires et appels aux compatriotes?
Comme tout collectif créatif, la Radio Internationale était confrontée à des problèmes, particulièrement pendant la période soviétique. Les matières traitées par les journalistes portaient la griffe « Secret ». Pourquoi? Il s’avéra qu’il était impossible de relater aux auditeurs étrangers la vie en Union soviétique de la même façon qu’aux nôtres. Aussi ceux qui travaillaient pour la Radion Internationale se permettaient-ils certaines verdeurs. Naturellement personne ne pouvait critiquer le système soviétique ou être en désaccord avec la politique étrangère du pays. Mais le journaliste pouvait traiter la matière à sa façon, la présenter à l’inaccoutumée, ce qui n’était pas propre à la presse soviétique de l’époque. Cette expérience fut incontestablement très utile à ceux qui travaillaient pour la Radio Internationale. Simplement, comme le dit Gueorgui Zoubkov, les journalistes de la Radio Internationale avaient dès le début non pas les mains mais les têtes franches. Ils relataient tant soit peu la vérité sur l’Union soviétique. Car les journalistes et les animateurs de la « Voix de la Russie » parlaient à ceux qui possédaient aussi une information différente.
Il y eut aussi des faits curieux, poursuit Gueorgui Zoubkov.
Pendant de nombreuses années, nous diffusâmes, réfléchîmes, créâmes des émissions pour les pays et il s’avéra après qu’il n’y avait pas de récepteurs appropriés à nos ondes. Il m’arriva aussi un fait curieux. Je fus réprimandé pour avoir passé sur les ondes l’enregistrement du bruit du match entre les équipes « Dinamo » et « Spartak » au lieu de « Dinamo » et « CSKA ». On me blâma pour avoir trompé toute la planète.
Les gens sont possédés aujourd’hui par l’Internet. Mais la radio et, en particulier, la « Voix de la Russie » qui a une si longue histoire à ses 80 ans est toujours nécessaire. Car elle aide à connaître un autre pays, ses us et coutumes, sa culture et son économie, dit Gueorgui Zoubkov.
À l’occasion de son 80ème anniversaire, la Voix de la Russie organise en novembre le Festival international des stations radio de langue russe et y invite tous ceux qui font de la « radio russophone » à l’étranger.
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