Nucléaire: la bombe soviétique a permis d'éviter la 3e Guerre mondiale (avis)

© Sputnik . Sergey Mamontov / Aller dans la banque de photosRDS-1, la première bombe atomique soviétique
RDS-1, la première bombe atomique soviétique - Sputnik Afrique
La bombe nucléaire soviétique a permis d'éviter une nouvelle guerre mondiale et l'arsenal nucléaire russe reste un "facteur de la paix" sur la Terre, a estimé samedi Arkadi Brich, chercheur russe qui a participé à la création de la bombe.

La bombe nucléaire soviétique a permis d'éviter une nouvelle guerre mondiale et l'arsenal nucléaire russe reste un "facteur de la paix" sur la Terre, a estimé samedi à Moscou Arkadi Brich, directeur scientifique d'honneur de l'Institut russe d'automatique, qui a participé à la création de la bombe.

"Nous voulions briser le monopole [des Etats-Unis sur les armes nucléaires, ndlr] et avoir des armes de ce type. Après la création de notre bouclier nucléaire, nous avons compris qu'il n'y aurait pas de guerre grâce à ce bouclier. L'Amérique comprenait qu'elle devait s'attendre à une riposte si elle déclenchait une guerre nucléaire", a indiqué M.Brich dans une interview à RIA Novosti consacrée au 60e anniversaire du test de la première bombe nucléaire soviétique non loin de Semipalatinsk, au Kazakhstan.

"Notre bouclier nucléaire est devenu un puissant facteur de la paix. Nous y croyons toujours. (…) S'il n'y avait pas de ce bouclier, Moscou, serait-elle toujours là?", s'est demandé le chercheur. L'URSS disposait des informations sur les projets américains de bombardement nucléaire des villes soviétiques, a-t-il rappelé.

"Je considère que le jour du premier essai nucléaire soviétique devrait être une fête nationale. Les gens qui n'en savaient rien, ont réussi à développer de nouvelles technologies et à créer une bombe dans un pays dévasté par la guerre. C'est un miracle, à mon avis", a noté M.Brich.

Dans le même temps, il a espéré qu'un jour les gens reviendraient à la raison et que personne n'aurait d'armes nucléaires.

Le texte intégral de l'interview est disponible en russe sur le site de RIA Novosti (www.rian.ru).

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