Vladimir Poutine : il faut réfléchir à la lumière au bout du tunnel

Le programme « Conversation avec Vladimir Poutine. Suite » a été diffusé pendant quatre heures une minute ayant battu de près d’une heure le record de 2008. Le premier ministre a réussi à répondre à 80 questions des habitants de Russie.
Le programme « Conversation avec Vladimir Poutine. Suite » a été diffusé pendant quatre heures une minute ayant battu de près d’une heure le record de 2008. Le premier ministre a réussi à répondre à 80 questions des habitants de Russie. Plus de 2 millions d’appels téléphoniques, messages et SMS ont été adressés au call center.
Les téléspectateurs ont adressé à Vladimir Poutine les questions concernant la sphère sociale, son attitude envers les problèmes économiques, politiques et internationaux. Il y a eu des questions relatives à la vie privée.
Le premier ministre, entend-il participer à la campagne présidentielle en 2012 ? — a demandé un étudiant de St Petersbourg. Poutine a répondu qu’il avait assez de temps pour y réfléchir. Cependant, il serait, à son avis, erroné de subordonner son travail actuel aux intérêts des futures campagnes électorales. Les citoyens ont posé à Vladimir Poutine les questions concernant ses rapports avec le président Dmitri Medvedev.
Nous entretenons de bons rapports. Nous nous connaissons depuis plusieurs années et nous avons beaucoup travaillé ensemble. Nous avons fait nos études chez les mêmes professeurs qui nous ont appris les connaissances et les principes. Ces principes communs nous permettent de travailler efficacement à l’heure actuelle.
Le président a choisi lui-même certains messages, notamment la question sur sa position concernant le rôle de Staline. Des débats acharnés à ce sujet se déroulent dans le pays. C’est une question compliquée, a avoué Poutine. Une réponse positive n’arrangera pas tout le monde tout comme un jugement négatif. Néanmoins, le premier ministre estime nécessaire d’interpréter l’histoire dans l’ensemble. Certes, le pays dirigé par Staline a radicalement changé entre 1924 et 1953. Poutine a cité à titre d’exemple la transformation de l’URSS d’un pays agraire en un pays industrialisé. Or, un prix inadmissible a été payé. Il y a eu des répressions ayant fait des millions de victimes. Une telle administration est inadmissible. Cependant, il existe un autre aspect, indique le premier ministre.
Nous avons gagné la Grande Guerre patriotique. La victoire a été remportée. Si notre pays avait perdu cette guerre, les conséquences auraient été catastrophiques.
Qu’est-ce qui empêche le développement de la Russie ? Dans le domaine de la mentalité – la « socialisation » de la conscience, a répondu le chef du gouvernement. L’Etat doit régler tous les problèmes. Les initiatives personnelles s’avèrent limitées. Il faut développer l’individualité. La planification entrave le développement économique du pays.
Il est arrivé au premier ministre d’être un magicien pendant les quatre heures d’entretien avec le peuple. Une élève a dit à Vladimir Poutine qu’il n’y avait que trois ordinateurs à l’école. Poutine a promis que tous les élèves de l’école auraient les ordinateurs. Vladimir Poutine n’a pas accepté la proposition d’un téléspectateur de devenir « citoyen de la planète » s’étant montré fier d’être citoyen de la Fédération de Russie.
Le premier ministre russe ne réfléchit pas pour le moment à l’apocalypse et, à son avis, les autres ne doivent pas y réfléchir non plus. De telles pensées sont nuisibles, estime Vladimir Poutine. Au lieu de penser à la fin du monde, il faut réfléchir à la lumière au bout du tunnel.
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