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La Russie vue par la presse francophone le 30 avril

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Moscou ne sera pas couverte d'affiches de Staline/ Dmitri Medvedev, quel pouvoir ?/ Le géant russe GAZPROM s’installe à Djibouti

L'Express

Moscou ne sera pas couverte d'affiches de Staline

C'était le projet du maire de la capitale russe pour le 9 mai prochain, jour marquant le 65e anniversaire de la victoire soviétique sur les nazis.
Sur la place Rouge, autour du Kremlin, sur les rives de la Moskva... Partout à Moscou, le visage de Joseph Staline sur des affiches évoquant son rôle pendant la Seconde guerre mondiale, dans le cadre des célébrations du 9 mai marquant le 65e anniversaire de la victoire sur les nazis. Le maire de la capitale russe, Iouri Loujkov, en rêvait. Il vient d'y renoncer.

Ces affiches controversées ne seront finalement pas placées dans les lieux publics extérieurs... mais à l'intérieur de bâtiments tels que les musées de la guerre, a précisé le maire-adjoint de Moscou, Lioudmila Chvetsova, au quotidien Kommersant.
Il s'agirait du résultat des tensions entre Loujkov et le Kremlin... qui aimerait le déloger de la mairie de Moscou, souligne le site de Radio Free Europe. Le quotidien Vedomosti indique que le maire a d'ailleurs reculé sous la pression du pouvoir russe, citant un responsable du parti au pouvoir Russie unie.

Les services de la mairie préfèrent insister sur les "avantages" de ce projet modifié. Les affiches seront visibles où "les vétérans se rassemblent le plus souvent. Et compte tenu de l'incertitude de la météo, ce sera plus confortable pour la plupart d'entre eux qu'elles soient dans des espaces fermés", explique-t-elle. Autre "avantage" de cette reculade, aux yeux de la mairie moscovite: elle permet d'éviter "d'éventuels actes de vandalisme contre des affiches dans la rue. Il y a eu de telles menaces!"

Car ce projet a suscité de vives protestations de la part d'organisations de défense des droits de l'homme. L'association Memorial, par exemple, a qualifié cet affichage d' "insulte à la mémoire des morts" et promettait de placarder sa propre campagne d'affiches. Le rédacteur en chef de la version russe de GQ, Nikolaï Uskov, s'est exprimé sur son blog: "Pas un seul poster ne doit survivre 24 heures dans la rue. Tuez le tyran, même s'il n'est fait que de papier".

L'initiative de Moscou ne faisait pas non plus l'unanimité parmi les vétérans. Un petit groupe a même écrit à Iouri Loujkov pour exposer son point de vue. Parmi les signataires, Olga Kosorez a dit sa colère à Radio Free Europe: "Amis! Vétérans! Reprenez vos esprits! Avez-vous perdu toute estime de vous-mêmes? Voulez-vous donner notre victoire, la victoire de millions de nos frères morts au combat, à ce séminariste mal-éduqué qui ne vous a jamais vu comme un peuple ni comme des citoyens, mais bien comme de simples rouages de la machine d'Etat?".

L'attitude envers Staline est ambiguë en Russie où une partie de la population le considère un tyran: ces critiques insistent sur les millions de morts des goulags ou sur le pacte germano-soviétique scellé avec Adolf Hitler. Mais il reste, aux yeux de nombreux Russes, le père de la victoire sur les nazis et celui qui réussit à industrialiser ce vaste pays.

Une majorité de Russes (54%) admirent encore son leadership, selon un sondage publié en décembre 2009, à l'occasion du 130e anniversaire de la naissance du dirigeant soviétique, mort en 1953.

C'est en 2000, avec l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine que la cote de popularité de Staline a bondi... au détriment de Lénine. "La propagande d'Etat a laissé tomber Lénine, lui préférant Staline, symbole d'un Etat national fort et auteur de la victoire des Soviétiques sur les nazis, événement positif de loin le plus important du siècle dernier pour les Russes", explique Denis Volkov, sociologue du Centre russe indépendant Levada.
Résultat: selon Levada, pour 36% des Russes, il représente aujourd'hui "la personnalité la plus remarquable au monde".

L'Echo du Village

Dmitri Medvedev, quel pouvoir ?

On a souvent dit de lui qu’il n’était que l’homme lige de Vladimir Poutine. Président fantoche ? Pion au service des ambitions de son premier ministre ? Les spéculations vont bon train sur le pouvoir réel du Président Medvedev et de son avenir politique.

Et pourtant, les derniers mois ont donné tort à ceux qui pariaient sur la toute-puissance du premier ministre.

Ménageant les intentions bellicistes de son mentor lors de la crise géorgienne, négociant la vente du Mistral avec le président Sarkozy début 2010, dénonçant la corruption généralisée de la société russe et signant l’accord de réduction des arsenaux nucléaires stratégiques avec Barack Obama ces derniers jours, Dmitri Medvedev s'est forgé au fil du temps une stature de chef d’Etat, nettement plus consensuelle et appréciée que celle de Vladimir Poutine, dont l’autoritarisme intraitable suscite toujours la méfiance des démocraties occidentales.

Une ascension qui n’a pas manqué de provoquer les oukases de ce dernier à l’encontre du président sur nombre de dossiers, notamment celui du nucléaire iranien. Un sujet sur lequel le président Medvedev s’était dit prêt à des compromis avec les européens et les États-Unis. Des désaccords qui révèlent la compétition feutrée qui se joue dans les arcanes du Kremlin.

Une autre hypothèse reste cependant de mise : celle d’un partage concerté et bien compris des rôles : Poutine la mise en coupe réglée de la société russe et la reconquête de sa sphère d’influence, Medvedev la promotion à l’étranger d’une Russie ouverte et progressiste.
Un curieux tandem qui n’est pas sans rappeler une œuvre célèbre : Docteur Medvedev et Mister Poutine.

La Nation

Le géant russe GAZPROM s’installe à Djibouti

Dans le cadre de sa stratégie de diversification et de déploiement de son activité à l’international, le géant gazier russe GAZPROM vient de s’installer à Djibouti.

L'entreprise Gazprom est un colosse de l'énergie, chez elle tout est au superlatif : plus de 400.000 salariés, la plus grosse entreprise de Russie, 3ème  capitalisation boursière, premier exportateur de gaz au monde. Gazprom possède le plus grand réseau de pipelines au monde (155 000 km), et détient des positions dans les banques, l'assurance, les médias, la construction et l'agriculture.Dans le cas de Djibouti, il s’agit de la société Gazprom Neft, filiale pétrolière de la multinationale de l'énergie qui vient de prendre ses quartiers à la Djibouti Free Zone, ce qui constitue une avancée commerciale significative pour la DFZ.

Le choix du lieu d'implantation n'est pas fortuit : Djibouti Free Zone combine un environnement propice aux affaires, un généreux ensemble de mesures d’incitation fiscales et non fiscales, avec en son sein, des installations de classes mondiales incluant des bureaux équipés, des entrepôts modernes et des parcelles de terrains viabilisées. L’accès a un réseau de 6000 entreprises à travers Jebel Ali Free Zone (JAFZA), et la proximité de marchés régionaux (Comesa) font d’elle une plateforme favorable à l’investissement et aux affaires.

« Notre client Gazprom Neft Marine bunkering Ltd compte livrer et vendre du combustible marin à travers sa filiale locale qui sera implantée en Zone Franche d’ici le mois de Mai 2010, celle-ci se dénomme  Djibouti Bunkering Company FZCo» a indiqué  Ali Ahmed Aouled, le directeur commercial de la DFZ.

« L’entreprise, qui dispose déjà de 2 réservoirs de stockage et d’une barge marine au sein du terminal pétrolier de Doraleh (géré par Horizon Terminal limited), exploitera et contrôlera ses activités a partir du bureau loué à la DFZ » a-t-il ajouté.

Il faut savoir aussi que la position géostratégique de notre pays explique en grande partie la venue Gazprom Neft. Djibouti se trouve aux abords d’un trafic maritime dense: navires marchants, cargos, bateaux de plaisance, et bien sûr la flotte de la coalition internationale en charge de la sécurité de la marine marchande contre les pirates somaliens.

Ainsi la DFZ, en synergie avec les entités portuaires et aéroportuaires, constitue la porte entrée principale des investissements étrangers.
La venue de cet acteur majeur dans le secteur du ravitaillement naval permettra à moyen terme de rehausser la qualité du service d’attirer d’autres investissements.

Notons que ces activités s’inscrivent dans le cadre de la stratégie de développement  et d’ouverture de notre économie.

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