Soudan: le Sud se prépare à une guerre contre le Nord

© RIA Novosti . Ulia TroitskayaLe général Malaak Ayuen Ajok
Le général Malaak Ayuen Ajok - Sputnik France
Une nouvelle guerre risque d'éclater entre le Nord et le Sud du Soudan après la proclamation officielle de l'indépendance des provinces sud le 9 juillet prochain, a annoncé jeudi à RIA Novosti le porte-parole de l'Armée populaire de libération du Soudan, le général Malaak Ayuen Ajok.

Une nouvelle guerre risque d'éclater entre le Nord et le Sud du Soudan après la proclamation officielle de l'indépendance des provinces sud le 9 juillet prochain, a annoncé jeudi à RIA Novosti le porte-parole de l'Armée populaire de libération du Soudan, le général Malaak Ayuen Ajok.

"Les événements survenus dans le Kordofan du Sud et plus particulièrement à Abyei ont engendré un risque de guerre. Il n'est donc pas exclu que des événements analogues à ceux qui ont eu lieu entre l'Erythrée et l'Ethiopie après la division de cette dernière puissent se répéter au Soudan", a-t-il déclaré.

Fin mai, soit un mois et demi avant la proclamation officielle de l'indépendance du Sud-Soudan, la situation dans la région d'Abyei (à la frontière entre le Nord et le Sud) s'est sérieusement dégradée. En réponse à l'attaque lancée par les troupes sudistes contre l'armée gouvernementale accompagnée de "casques bleus" de l'Onu, les forces du Nord ont occupé Abyei où elles stationnent toujours.

Cet épisode a relancé le conflit entre le Nord et le Sud du Soudan. Les hostilités se sont propagées à tout l'Etat du Kordofan du Sud dont la province d'Abyei constitue une partie intégrante.

Selon le général Malaak Ayuen Ajok, les activités de Khartoum risquent d'amener le Sud à engager une véritable guerre après son accession à l'indépendance.

Après le référendum de janvier 2011 sur la séparation du Sud-Soudan, les autorités du Nord et du Sud n'ont pas réussi à s'entendre sur l'appartenance d'Abyei. Le sort de cette enclave riche en pétrole doit être déterminé lors d'un référendum spécialement organisé à cet effet. Cependant, le Nord et le Sud n'arrivent pas à se mettre d'accord sur le droit des Arabes nomades Misseriya (qui soutiennent le gouvernement de Khartoum) de prendre part à cette consultation populaire.

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