Tbilissi frappé d’un nouvel accès d’espionnite

Des accès maniaques du président géorgien Mikhaïl Saakachvili risquent de provoquer une situation où les concierges et les habitants de villes entières seront dénoncés en Géorgie comme ennemis du peuple.

Des accès maniaques du président géorgien Mikhaïl Saakachvili risquent de provoquer une situation où les concierges et les habitants de villes entières seront dénoncés en Géorgie comme ennemis du peuple. C’est ainsi que le MAE de Russie a commenté la sévère condamnation par le tribunal de citoyens russes et géorgiens, accusés d’espionnage.

Le tribunal de la ville de Batoumi a reconnu coupables d’espionnage et a condamné 9 personnes, dont plusieurs russes, arrêtés en Géorgie en 2010 dans le cadre de l’opération « Enver ». Nous rappelons que le 5 novembre Tbilissi a annoncé avoir démantelé un important réseau d’espionnage russe. D’après les fonctionnaires géorgiens, cela a demandé plusieurs années d’activités au service de contre-espionnage. C’est un nouvel expédient de propagande visant Moscou et ayant pour but d’intimider les citoyens de Géorgie, ayant un quelconque rapport à la Russie, estime le directeur général du Fonds de la politique efficace Kirill Tanaïev.

Pour la majorité, y compris en Géorgie, l’infondé absolu de ces accusations, tout comme l’absence d’un complot, est évident. Pourquoi les peines prononcées sont tellement dures ? Les autorités géorgiennes veulent montrer une fois pour toutes aux citoyens de Géorgie que même des soupçons d’avoir des relations avec la Russie sont passibles de peines de prison. Et tous les hommes politiques qui vont se prononcer pour des relations normales avec la Russie, seront a prioriceux qui soutiennent des espions.

Le Russe Iouri Skrylnikov passera le plus d’années en prison – 14. Suivant la version de l’enquête, qui pose beaucoup de questions en Russie, il assurait la liaison entre le Service de renseignement de l’Etat-major général de Russie et les agents en Géorgie. D’autres personnes condamnées étaient de même accusées de liens avec le renseignement russe et de transfert de données secrètes, y compris de caractère militaire. Il convient de rappeler que l’espionnage n’a pu être incriminé à M. Skrylnikov qu’en deuxième tentative. Il était d’abord accusé de passage illégal de la frontière et de fabrication de faux dollars. Mais plus tard ces accusations absurdes ont été retirées.

Le MAE de Russie n’est non plus surpris par l’arrestation jeudi, le 7 juillet,  en Géorgie de plusieurs photographes, dont celui, officiel, du président Saakachvili, accusés également d’espionnage. Ces personnes risquent 12 ans de prison. Les diplomates russes estiment que tous ces faits réunis indiquent le niveau de la démocratie en Géorgie, ce que  les experts de l’ONU et du Conseil de l’Europe avaient constaté à plusieurs reprises dans leurs rapports.

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