Le politologue serbe Milos Knejevic parle de l’octroi à la Serbie du statut de candidat à l’adhésion à l’UE

Le politologue serbe Milos Knejevic parle de l’octroi à la Serbie du statut de candidat à l’adhésion à l’UE
Le politologue serbe Milos Knejevic parle de l’octroi à la Serbie du statut de candidat à l’adhésion à l’UE - Sputnik France
Réunis en sommet à Bruxelles, les chefs d’état et de gouvenement européens ont octroyé à la Serbie le statut de candidat à l’adhésion à l’Union Européenne.

Il est vrai cependant qu’aucun homme politique européen ne semble vouloir préciser la date d’ouverture des négociations sur l’adhésion. De plus, à la veille du sommet, le ministre suédois des AE Karl Bildt n’était pas en mesure de répondre aux journalistes serbes si l’abolition des institutions de la République de Serbie au nord du Kosovo serait posée condition préalable à l’ouverture des négociations.

En revanche, Laszlo Varga qui dirige le comité parlementaire serbe pour l’intégration européenne, semble connaître la réponse. Selon lui, la fermeture des institutions d’autonomie locale relevant de Belgrade (écoles, hôpitaux et postes) est inévitabe. Cela signifie qu’elles devraient passer sous le contrôle des autorités auto-proclamées du Kosovo.

D’ailleurs, il est fort à parier que Varga ne songe même pas aux conséquences que pourrait avoir pour les Serbes du Kosovo la remise de leur sort entre les mains de Pristina. Il est surtout obsédé par l’idée que « La Serbie ne pourra remettre la reconnaissance du Kosovo au-delà de la signature de l’accord sur l’adhésion à l’UE ».

Comme l’a expliqué dans son interview à la Voix d la Russie le politologue serbe Milos Knejevic, c’est précésément le situation dans cete région que Bruxelles veut intégrer à l’Europe en tant qu’Etat indépendant, qui est le principal obstacle à l’adhésion de la Serbie à l’UE.

En signant plusieurs accords avec Pristina, le Belgrade officiel a déjà implicitement reconnu l’indépendance du Kosovo. Si la situation politique ne change pas après les législatives de printemps, les autorités continueront à avancer dans cette direction.

Les experts estiment qu’il faudra à la Serbie entre 5 et 10 ans pour adhérer à l’UE. Quant aux citoyens serbes qui sont las des conditions et des signaux que Bruxellee n’a de cesse de formuler, ils préfèrent trouver refuge dans l’ironie. Citons à ce titre la lettre d’un auditeur serbe de la Voix de la Russie : « Certes, après négociations nous deviendront membres à part entière de l’Union Européenne – à l’horizon de 2145! »

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