Bahreïn: l'Onu condamne l'usage excessif de la force contre l'opposition

Le Haut-commissariat aux droits de l'homme de l'Onu a condamné mardi le Bahreïn pour avoir utilisé une force excessive contre les participants aux manifestations d'opposition, rapportent les médias internationaux.

Le Haut-commissariat aux droits de l'homme de l'Onu a condamné mardi le Bahreïn pour avoir utilisé une force excessive contre les participants aux manifestations d'opposition, rapportent les médias internationaux.

"Nous avons reçu des informations inquiétantes faisant état d'un usage excessif de la force par les agents de sécurité bahreïnis, y compris l'utilisation immodérée de gaz lacrymogène (…) et de balles en caoutchouc", a déclaré le porte-parole du Haut-commissariat Rupert Colville, cité par les médias.

D'après le responsable, l'utilisation de gaz lacrymogène a mené l'année dernière à la mort de plus de 30 protestataires.

M.Colville a en outre noté l'augmentation de l'usage disproportionné de la force par la police bahreïnie. Selon le responsable, les ONG ont fait état de six cas d'un tel abus en janvier et de sept en février, tandis qu'en 2011, il s'agissait de deux cas par mois.

Le porte-parole a salué l'adoption par les autorités du pays d'un nouveau code de conduite en matière des droits de l'homme pour les policiers.

Le roi du Bahreïn Hamed ben Issa Al Khalifa a pour sa part déclaré que des réformes actives ont été lancées dans le pays après que les observateurs internationaux eurent critiqué les actions des forces de l'ordre lors des récentes manifestations.

Des troubles ont éclaté au Bahreïn à la mi-février 2011. Les manifestations d'opposition ont été dispersées en mars 2011 par la police en coopération avec un contingent militaire, envoyé dans le pays par le Conseil de coopération du Golfe (CCG). Les forces de l'ordre ont procédé aux arrestations des protestataires, dont plus de 400 ont été traduits en justice.

Le contingent du CCG reste toujours sur le territoire du Bahreïn. En septembre dernier, suite aux élections législatives partielles, le pays a été secoué par une nouvelle vague de manifestations.

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