Le Mali demande une aide étrangère pour réprimer les rebelles touaregs

Le capitaine Amadou Sanogo, chef de la junte militaire arrivée au pouvoir au Mali, a qualifié de "critique" la situation dans le nord du pays secoué par une rébellion touarègue et a appelé des Etats étrangers à apporter une aide militaire à son pays, ont annoncé les médias européens.

Le capitaine Amadou Sanogo, chef de la junte militaire arrivée au pouvoir au Mali, a qualifié de "critique" la situation dans le nord du pays secoué par une rébellion  touarègue et a appelé des Etats étrangers à apporter une aide militaire à son pays, ont annoncé les médias européens.

"Notre armée a besoin du soutien des amis du Mali pour sauver les populations civiles et sauvegarder l'intégrité territoriale du Mali", a déclaré vendredi M. Sanogo lors d'une conférence de presse à Bamako.

Plus tôt vendredi, les combattants touaregs et leurs alliés islamistes se sont emparés de la ville stratégique de Kidal.

Les Touaregs faisant parti du Mouvement national pour la libération de l'Azawad luttent pour l'indépendance d'une vaste région englobant le nord-ouest et l'est du Mali, le nord du Burkina Faso, le nord et le nord-ouest du Niger, le sud-est de l'Algérie et le sud-ouest de la Libye.

Le matin du 22 mars les militaires maliens ont pris d'assaut le palais du président Amadou Toumani Touré et la plupart des institutions gouvernementales de Bamako. Ils ont décrété un couvre-feu pour une durée indéterminée et annoncé la fermeture des frontières terrestres et aériennes du pays. Les mutins ont également suspendu la constitution et dissous le gouvernement.

Mardi dernier, les putschistes ont adopté une nouvelle constitution dans laquelle le Mali a été proclamé "Etat de droit et de démocratie pluraliste".

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