Le Mali une semaine après le coup d'Etat militaire

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Une semaine après le coup d’état militaire au Mali, la situation ne cesse

 


Une semaine après le coup d’état militaire au Mali, la situation ne cesse de s’aggraver, surtout dans le nord du pays,  a fait savoir par telephone à notre correspondant Igor Yazon l’ambassadeur de Russie à Bamako Alexeï Doumian…  

La junte reste encore au pouvoir mais la commnauté internationale l’a condamée de façon quasi unanime. Vous savez que l’organisation régionale, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, dont le Mali faisait partie avant le putsch a supendu sa participation au sein de l’organisation et envoyé une délégation composée des présidents des six pays membres qui devait ariver jeudi à Bamako pour y négocier la sortie de cise avec la junte. Or, la délégation en a été empêchée du fait d’une action de protestation montée par les partisanst de la junte qui ont bloquée la piste d’atterrissage. Tout cela était assez étrange parce qu’en temps normal personne ne peut passer au travers des cordons de police, alors que là plusieurs dizaines de protestataires ont pu s’aventuer jusqu’à la piste la piste. Il va de soi que le voyage a été annulé dans ces conditions. Plusieurs présidents sont revenus à Abidjan et on lancé avec l’assentiment des autres membres de la Communauté à la junte malienne un ultimatum qui expire dans 72 heures et demande le retour à l’ordre constitutionnel. Si la junte n’obtempère pas, elle fera l’objet des sanctions assez sévères d’ordre financier et diplomatique qui prévoient le fermeture des frontières aux personnalités officielles représentant la junte. Il y aura aussi le blocage de tous les comptes maliens dans la banque centrale de la Comunauté. Ces mesures frapperont incontestablement de plein fouet le Mali et sa population. Il est pour le moment diffcile de dire ce que fera la junte en réponse à cet ultimatum de 72 heures.

- Que se passe-t-il maintenant dans le nord du Mali?

- La situation dans le nord inspire également une préoccupation sérieuse, - estime Alexis Doumian. Kidal,  chef-lieu de province et grande ville régionale, était bloquée hier au nord et au sud. La situation est très inquiétante et on se demande justement quelle serait l’issue des combats qui y ont lieu actuellement. La ville de Tombouktou qui est un autre grand centre régional dans le nord du Mali, est également menacée d’une attaque militaire tant et si bien que la situation sur tous les fronts  est loin d’être calme. La société malienne est divisée et a des réactions mitigées envers ce qui se passe dans le pays. La minorité soutient la junte mais la plus grande partie de la classe politique se prononce pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel et la tenue dans les plus brefs délais des élections annulées par la junte. Il y aussi ceux qui essaient de passer sur le fil du rasoir en insistant surtout sur la cohésion de la société malienne face à la menace venant du Nord.

- Si, il y a seulement deux jours les laders de la junte évoquaient la possibilité d’un dialogue et d’un compromis et faisaient preuve des leurs bonnes intentions en adoptant même une Constitution provisoire, ils sont maintenant en train de précipiter le pays dans une situation encore plus complexe caractérisée par l’aggrvation des relations avec les vosins de la région….

- On a l’impression qu’ils ont tourné le dos aux efforts de médiation déployés par ECOVAS qui a chargé le président du Bourkina Fasso d’envoyer au Mali son ministre des AE. Il est arivé hier à Bamako pour s’entretenir pendant une heure avec les représentants de la junte. L’entretien a tourné court et, de retour à Abidjan, le ministre en a informé les présidents. Par aillers, les Bourkinois entendent poursuivre leur mission de médiation et l’ambassadeur du Bourkina Fasso à Bamako vient de m’imformer qu’une délégation de la junte est attendue aujourd’hui à Ouagadougou pour discuter de l’ensemble des questions concernant la cise malienne et la sitution dans le nord du pays. On voudrait bien espérer d’avoir un bon son de cloche à la fin de la journée mais en attendant la situation reste peu réjouissante.

- A Bamako tout est relativement calme. Les militaires ne se rencontrent que rarement. Les forces principales des putschistes sont concentrées dans le camp militaire de Kati à 15 km de Bamako où les soldats se sont soulevés le 22 mars. C’est là également que se trouvent la plupart du temps les leaders des putschistes. La ville mène son train de vie normal : les magasin, les banques et les marchés sont ouverts,  la circulation est aussi dense que d’habitude. Pourtant, si la junte refuse de se plier aux conditions de l’ultimatum et les santions sont introduites, la situation ne manquera pas de s’aggraver. Quel choix pourrait être fait face à cette situation?  

- Le choix doit toujours être fait  en privilégiant le bon sens, - répond Alexis Doumian. – Il doit être fait pour sauver la nation et le pays parce que son unité et son intergrité terrotiriale sont menacées.La menace est parfaitement réelle et ne fait que s’aggraver de jour en jour. Pourtant, au lieu de faire face à cette menace, la classe politique se livre aux obscurs règlements de comptes qui détournent l’attention du principal. Cette situation ne peut pas durer infiniment. La junte doit faire son choix : sauver le pays ou se sauver elle-même. J’ignore personnellement la solution qu’adopteront ceux qui ont pris le pouvoir au Mali par la force des armes. Pour le moment, les événements qui se passent au Mali n’incitent guère à l’enthousiasme.

 

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