Les exercices de l’armée russe dans le Caucase

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Les exercices de l’armée russe dans le Caucase - Sputnik France
L'armée russe organisera en septembre des execices militaires, a annoncé le chef adjoint d'Etat-major de l’Armée russe, le colonel-général Alexandre Postnikov à une conférence de presse à Moscou. Le but de ces manoeuvres est la vérification de la formation des troupes stationnées aux frontières méridionales de la Russie, le travail sur les opérations humanitaires et la lutte antiterroriste.

Les manœuvres qui seront organisées en septembre au Caucase seront de nouveaux exercices militaires réguliers opérationnelles et stratégiques des Forces armées de Russie. Ils ont organisés chaque année dans l’un des districts militaires du pays. Grâce aux manœuvres Zapad 2009 (Ouest 2009), Vostok 2010 (Est 2010) et Tsentr 2011 (Centre 2011), l’Armée russe a perfectionné les actions de son armée et des ses structures de contrôle en introduisant une nouvelle structure organisationnelle.

Le rodage des organes de contrôle, qui se sont retrouvés au centre des critiques lors de manœuvres militaires précédentes, sera le principal objectif des exercices « Kavkaz-2012 » (Caucase 2012) en septembre de cette année. Les troupes qui participent à ces manœuvres ne sont pas nombreuses : en tout 8 000 soldats, 200 véhicules blindés, et une centaine de systèmes d'artillerie. La division de la Marine sera composée de 10 navires et bateaux, et au cours des exercices, on prévoit également la sortie d’une dizaine d'avions tactiques, des hélicoptères et des drones.

La principale critique envers le commandement de l’arme russe, formulée par les spécialistes, c’est l’excès d’éléments de contrôle sur le fond d’une pénurie au niveau des effectifs. Les états-majors ont de plus en plus de mal à faire face au volume de travail à réaliser par l’état-major, c’est pourquoi la portée du personnel des structures de commandement à une forme optimale est aujourd'hui l'un des principaux objectifs de la réforme. Les armées de plusieurs pays sont déjà passées par cette phase, notamment l’armée américaine. Mais l'expérience d’un autre pays sans sa propre pratique aurait dans ce cas une application limitée.

Le Caucase est une région de assez complexe, et la réalisation des manœuvres de l’Armée russe dans cette région soulève immédiatement de nombreuses interrogations. Pour supprimer certaines d'entre elles, le ministère de la Défense a refusé la participation des bases déployées en Abkhazie, en Ossétie du Sud et en Arménie dans les manœuvres Kavkaz 2012. En outre, les divisions des armées des pays étrangers ne participeront pas aux manœuvres.

Les armées étrangères vont prendre part à d’autres exercices militaires de cet automne : notamment aux exercices conjoints Vzaimodeistvie 2012  (Coopération 2012) de OTSC. Outre les divisions russes et arméniennes, les représentants de l’armée du Kazakhstan et d’autres pays participants de l'Organisation du Traité de sécurité collective sont attendus à ces manœuvres.

Ces exercices porteront un caractère humanitaire et anti-terroriste. On prévoit également la participation des organisations internationales, dont la Croix-Rouge. Le but de ces manœuvres, ce sera le travail sur l’interaction des structures de commandement et des structures logistiques, ainsi que la vérification des capacités des KSOR, les Forces collectives de réaction rapide.

Dans les conditions actuelles, ni la rhétorique apaisante, ni les affirmation sur la « non implication » des bases en Abkhazie et en Ossétie du Sud ne peuvent calmer les responsables géorgiens. La Géorgie a peur, et pourrait à nouveau accuser la Russie de provoquer de combats dans la région. Cependant la Russie ne peut pas refuser d'effectuer des manoeuvres militaires dans le Caucase. Cela porterait préjudice au pays pour des raisons politiques, mais aussi militaires. Les manœuvres au Caucase sont nécessaires, tout comme les exercices militaires conjoints de l'OTSC. Le fait que l'activité militaire russe dans la région n'est pas au goût de beaucoup de personnalités politiques locales, ce n’est pas une nouveauté. Cependant, selon les dirigeants russes, c’est leur problème. /L

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