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A la recherche de l’ADN des microorganismes sur Mars

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A la recherche de l’ADN des microorganismes sur Mars - Sputnik France
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Après avoir déchiffré le code génétique humain, le célèbre biologiste américain Craig Venter veut envoyer vers Mars un appareil qui identifierait l’ADN des créatures vivantes sur cette planète. Surnommé « traducteur biologique », cet appareil pourrait déchiffrer le code génétique des traces des microorganismes trouvés sur Mars et le transmettre sur Terre, où les ingénieurs en biotechnologie pourront recréer une version synthétique du milieu vivant martien. Les confrères russes de Venter considèrent qu’il s’agit d’une bonne alternative aux projets coûteux de transport des échantillons du sol de Mars sur Terre.

Le biologiste Craig Venter est persuadé que la recherche de la vie primitive par ses critères génétiques sera plus efficace que la recherche par sa composition chimique, comme le fait actuellement le rover Curiosity. C’est ainsi qu’on peut détecter les formes les plus exotiques de la vie, impossibles à identifier de façon traditionnelle. Mais elles doivent contenir un matériel génétique.. Si l’on prend un mélange des différents types de bactéries et on l’introduit dans un milieu propice à leur multiplication, tous les types ne créeront pas des colonies. La présence de ces éléments est déterminée uniquement par l'ADN, souligne le chercheur principal de l'Institut de génétique générale, Svetlana Borinskaïa:

« On prend un morceau de terre et on extrait l’ADN de ce morceau. Et des centaines de micro-organismes qui y vivent peuvent être identifiés grâce à ce morceau. Si l’on lit tout le génome de la bactérie, il est possible de reconstruire sa programmation et comprendre le métabolisme de cette bactérie. Donc, l'idée de Craig Venter est tout à fait juste. En grattant le sol de Mars, nous avons des chances de découvrir l’ADN des microorganismes qui y vivaient, et même déterminer de quelles cellules il s’agissait. Evidemment s’il s’agit des formes de vie à base de l’ADN. Car il pourrait y avoir d’autres formes de vie ».

Pour décoder le génome avec des méthodes modernes, il faudra très peu de temps, continue Svetlana Borinskaïa:

« Cela prendra un à trois jours pour lire le génome bactérien à partir des millions de paires de nucléides. C’est comme une composition des millions de lettres. Tout dépend de l’équipement du laboratoire. Un très bon équipement permet d’effectuer une première approche en quelques heures. Aujourd’hui, tout le génome de l’homme pourrait être lu en quelques jours ».

Un des plus grands défis – c’est d’intégrer l’équipement d’un véritable laboratoire de lecture des gènes dans un rover. La synthèse d’un génotype est un processus compliqué. Les scientifiques ont appris à obtenir des bactéries partiellement synthétiques en utilisant des chaînes génétiques de la part des microorganismes donateurs. Mais le travail avance rapidement. Les organismes martiens, s’ils existent vraiment, pourront être synthétisés.

Le plus important dans le processus de la synthèse - ne pas oublier les dangers potentiels de bactéries martiennes, prévient le chimiste et le biologiste Guennadi Goriushkine.

« Nous ne savons pas quelles substances pourraient neutraliser ces virus. Nous ne nous en sortons pas avec les virus sur Terre. Il ne nous manquait plus que d’apporter des maladies de Mars ! ».

Les chercheurs ont découvert récemment que tout matériel génétique sur Terre se désintègre au plus tard un demi-million d’années après la mort de l’organisme. Cependant les scientifiques évoquent le climat froid et sec de Mars et espèrent trouver des chaînes génétiques qui ont un milliard d’années. Autrement dit, à partir du moment où la planète était couverte d'eau, et avait un milieu d’habitation des microorganismes. Si les génotypes des bactéries martiennes et terrestres ont des similitudes, cela confirmera l’hypothèse, selon laquelle la vie dans le système solaire possède des principes fondamentaux communs et a été apportée sur Mars et sur la Terre sur des comètes.

C’est le « Traducteur biologique » qui aura pour mission de faire lumière sur cette question. L’appareil pourrait être fabriqué d’ici 2018, lorsque la deuxième étape de la mission russo-européenne « ExoMars » va commencer. L’appareil sera installé sur un rover.

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