Russes enlevés en Syrie: Moscou soupçonne les rebelles

Moscou n'exclut pas que l'enlèvement de deux Russes, employés d'une fonderie privée en Syrie, ait été commis par les mêmes groupes armés de rebelles que ceux qui avaient précédemment pris en otage la journaliste ukrainienne Anhar Kotchneva, indique un communiqué du porte-parole de la diplomatie russe Alexandre Loukachevitch.

Moscou n'exclut pas que l'enlèvement de deux Russes, employés d'une fonderie privée en Syrie, ait été commis par les mêmes groupes armés de rebelles que ceux qui avaient précédemment pris en otage la journaliste ukrainienne Anhar Kotchneva, indique un communiqué du porte-parole de la diplomatie russe Alexandre Loukachevitch.

"Le 17 décembre, trois employés de la fonderie Hmisho and Co située dans une zone industrielle près de Homs ont été enlevés par des inconnus alors qu'ils roulaient sur l'autoroute reliant Homs à Tartous. Deux otages sont des Russes et le troisième, un Italien", lit-on dans le communiqué mis en ligne jeudi sur le site du ministère russe des Affaires étrangères.

Selon M. Loukachevitch, "il est tout à fait évident que cet enlèvement est l'œuvre de groupes armés de l'opposition".

"On ne peut pas exclure qu'il s'agisse de ceux qui ont antérieurement capturé la ressortissante ukrainienne Anhar Kotchneva et qui exigent actuellement une rançon pour sa libération", a souligné le diplomate.

Dès les premières menaces adressées à des missions diplomatiques et à des citoyens étrangers résidant en Syrie, Moscou a invité les membres du Conseil de sécurité de l'ONU à réagir conjointement à ces menaces et à demander aux forces hostiles à Bachar el-Assad de renoncer à ces actes allant à l'encontre du droit international. Or, certains membres du Conseil de sécurité ont rejeté cette proposition au motif que "de telle menaces n'existaient pas".

"Désormais ces menaces ont non seulement pris des contours précis, mais se sont également matérialisées", a conclu M. Loukachevitch.

Anhar Kotchneva est arrivée en Syrie peu après le début du conflit en vue de couvrir, pour les médias russes, les événements en cours dans ce pays et d'accompagner les journalistes ukrainiens en mission dans les zones des hostilités.

Elle a été enlevée en octobre dernier. Ses ravisseurs ont exigé une rançon de 50 millions de dollars, menaçant de tuer la journaliste.

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