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François Hollande. Crimes et châtiment

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Glissant vers l’abyme, regard figé, souffle coupé … Je ne sais plus d’où vient cette bribe de phrase, mais elle illustre on ne peut mieux l’état de notre chère République, cette fois, entre les mains d’un Hollande. Il semble difficile de s’interroger sur la personnalité du Président sans reconsidérer le passé, ne serait-ce que dans le cadre d’un bref aperçu.

D’aucuns s’accordent à penser, cela, non sans raison, que les misères de la France ont débuté avec la mort du Général de Gaulle, un dirigeant qui s’est consacré avec tout le méthodisme qui lui était propre au rétablissement de la souveraineté française, un tant soit peu ébranlée suite à la Grande Guerre. Cette inlassable prise de position explique le ressentiment assez peu masqué du Général à l’égard de Robert Schuman qu’il a qualifié avec une éloquence assez particulière de « fritz » malgré les origines purement lorraines de ce dernier. Certes, De Gaulle n’appréciait guère le soi-disant père spirituel de l’UE, voyant en lui un brillant mercenaire des USA. On a beau attribuer à l’idée unioniste un système de valeurs supérieurement humaniste fondé sur l’idée de solidarité économique, sur l’idée d’opposition à l’hégémonie étasunienne, il s’avère tout à fait clair aujourd’hui que M. Schuman était tout ce qu’il y avait de plus fidèle au lobby capitaliste anglo-saxon, dont l’OTAN est l’une des hypostases. De Gaulle, ne l’oublions pas, a chassé l’OTAN du territoire français, en envoyant qui plus est un bateau chargé de dollars en direction des USA et leur réclamant son dû en or en échange. La suite de l’histoire nous est bien connue et confirmait déjà à l’époque l’immense fourberie de la Pieuvre. Ce qui est certain, c’est que la France avait alors rétabli une souveraineté qui se trouvait en danger réel. Elle n’avait pas hésité à se défaire d’une idéologie qui lui était étrangère par essence, ainsi que de l’implacable mainmise de banques repues de billets dépréciés. Depuis, l’histoire semble avoir mis l’accélérateur à fond et voici que la France se sent déboussolée. Pompidou remplace de Gaulle, révisant assez humblement la politique de son prédécesseur, tout en préparant l’avènement ô combien plus osé du giscardisme. C’est en 1974 que sera ratifiée la loi Pompidou-Giscard, aussi connue comme loi Rothschild, qui oblige l’état français à emprunter auprès des marchés financiers et des banques à des taux de plus en plus prohibitifs. La fusion ultérieure des banques de dépôt et des banques d’affaires suivie de la libéralisation des bourses précipitent la France dans un abyme économique qui apparaît difficilement contournable. Des erreurs grossières sont également à relever pour ce qui est de la politique migratoire mise en œuvre. Elle espérait obtenir des esclaves n’ayant nul autre héritage que leur passé colonial. Or, la rébellion de ces nouveaux-venus – plus si nouveaux que ça maintenant – ne s’est pas fait attendre. Cette rébellion a conduit à l’imposition, bien souvent violente, de critères civilisationnels incompatibles avec ceux qui ont toujours défini le pays. On aurait pu croire que ce long processus, déjà flagrant vers la fin de l’ère Mitterrand, aurait du atteindre sa culmination sous Chirac ou bien, mettons alors, sous Sarkozy le mal-aimé, mais voici que le scénario hollandais surpasse toutes les attentes. Je tiens à concrétiser ma réflexion à l’aide d’un exemple qui défraie la chronique de ces derniers jours.

Les mouvements de protestation qui ont marqué dimanche notre pays illustrent on ne peut mieux l’immense, pour ne pas dire la coupable absurdité de la politique hollandaise. La majorité des Français – pas une élite vieux jeu, pas des fanatiques d’église – s’oppose ouvertement à cette loi qui devrait ouvrir la voie au mariage homo et à l’adoption d’enfants par les couples du même sexe. Mais M. Hollande a déjà prêté serment aux intéressés. Mais M. Hollande ne puit se permettre de violer le fondement de cette sacro-sainte démocratie qui, on le sait, s’articule autour d’une rhétorique dite droit-de-l’hommiste. Il se fait par conséquent que la démocratie se conçoit d’emblée non pas comme le pouvoir de la majorité, mais bien comme celui de la minorité. Selon cette logique, il n’y a rien d’étonnant à ce qu’un président normal reçoive à l’Elysée des représentants Inter-LGBT se justifiant, presque penaud, d’avoir pris du retard par rapport à l’application de la loi en question. Pourriez-vous imaginer quelque chose de semblable sous Mitterrand ? Ne sommes-nous pas témoins d’une comédie vulgaire reflétant avec une exactitude inimitable l’insignifiance politique de cette personnalité qu’est M. Hollande ?

Mais cette comédie de fort mauvais goût sous-tend d’autres aspects entreliés, ceux-ci étant autrement plus complexes et dramatiques. Ces aspects sautent aux yeux, crèvent la rétine. Mais la liberté d’expression à la Hollande est telle qu’on préfère y passer outre pour se garantir d’éventuels ennuis.

Primo, il est question de l’impasse financière à laquelle est confrontée la France. Depuis 1973, notre pays a versé près de 1400 milliards d’euros aux banques et aux marchés internationaux sur les 1700 milliards de dette qu’elle a accumulée en l’espace de quarante ans. Cet endettement est d’une importance telle qu’il constitue 87,4 pr. du PIB, un chiffre à donner des frissons dans le dos. Selon certains experts tels Jacques Sapir, l’année en cours n’améliorerait pas la situation présente. L’impôt sur la richesse, manifestement fixé à titre soi-disant palliatif, n’est en fait qu’une mesure de façade. Au lieu d’entreprendre une sortie, pour autant que cela soit possible, en douceur, de la zone euro, sortie qui permettrait petit à petit de s’affranchir de l’absolutisme bancaire même si cela coûterait cher au départ, le gouvernement Hollande préfère adopter des demi-mesures tout en portant l’attention des Français sur des problèmes à trois sous. De même préfère-t-il, soutenu en cela par l’Allemagne, traîner des pays aussi criblés de dettes que la Grèce en soutenant par là le mécanisme purement spéculatif des banques.

Le cercle vicieux financier dans lequel la France hollandaise s’enferme de plus en plus résolument se double d’une sans-issue civilisationnelle patente. Les flux migratoires continuent à peser à la baisse sur les salaires et cela fait grosso modo trente ans que l’exigence salariale baisse sans qu’on s’en soit tout de suite aperçu. A ses prémisses, la situation avoisinait le scénario suivant : un nigérien, par exemple, fuyait la misère de son pays pour aller trouver en France un travail très médiocrement rémunéré et pénible. Mais ce nigérien, loin d’être stupide, a vite réalisé qu’il était presque impossible de l’extrader du territoire français, ne serait-ce que pour la simple et bonne raison qu’il y est soutenu par une diaspora nigérienne suffisamment influente et qui connaît les points sensibles d’une gauche qui, obéissant à une obscure idéologie, trouve naturel de lui apporter soutien et bien-être au détriment des Français de souche. En résulte une précarisation encore plus flagrante des pauvres et une fragilisation des couches moyennes obligées de se battre jour après jour pour ne pas perdre pied. En vertu d’une réaction en chaîne banale, on se retrouve au seuil d’un conflit généralisé, plus ou moins latent selon les périodes et les mesures de sécurité adoptées qui elles aussi sont bel et bien coûteuses. Les tensions sociales font surnager le thème devenu sempiternel des incompatibilités idéologiques, ces dernières ne faisant que se renforcer dans le contexte du favoritisme islamophile adopté par le Président et la façon virtuose dont il détruit ce qui détermine l’identité judéo-chrétienne.

Tertio, les aventures sanguinaires de la France au Moyen-Orient et, cette fois, en Afrique, sont elles aussi bourrées de maladresse. M. Hollande ne fait que récolter les fruits d’un sarkozysme pro-étasunien et il le fait dans la plus grande résignation. L’intervention malienne, pour ne citer qu’un exemple, n’est que la conséquence directe de la liquidation du régime Kadhafi. Maintenant que les séparatistes Touaregs tirent les ficelles, impossible de les distinguer des groupes djihadistes sillonnant la région. Eu égard à cette donne, M. Hollande aurait du porter un coup préventif et non pas agir in extremis comme il l’a fait. Résultat : il semble infiniment difficile de stopper la construction d’un état islamiste autonome, sachant en plus qu’une intervention radicale alimenterait la haine de certains groupuscules islamistes installés en France. D’un autre côté, une politique de non-ingérence semblerait peu probable dans la mesure où le gouvernement a déjà présenté ses engagements à la diaspora malienne, assez importante dans notre pays. Qui plus est, la France ne saurait éviter la radicalis ation d’un islam en progression sur son propre sol.

Inutile d’attribuer à M. Hollande des péchés qu’il n’aurait jamais eu la force de commettre à lui seul. Il faut bien avoir à l’esprit que le Président n’est qu’une espèce de fantoche que l’on a forcé à occuper l’Elysée à la place de DSK qui s’était si malencontreusement compromis. L’histoire de France, telle qu’elle se présente à l’heure actuelle, ressemble à l’historique d’une maladie, signé d’une main incertaine par M. Hollande.

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