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L’Afrocom se fraye la voie en Afrique subsaharienne (partie 2)

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L’Afrocom se fraye la voie en Afrique subsaharienne (partie 2) - Sputnik France
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« Les BRICS et l'Afrique : partenariat pour le développement, l'intégration et l'industrialisation » est un sujet clé du Ve sommet des BRICS tenu à Durban, en Afrique du Sud.

« Les BRICS et l'Afrique : partenariat pour le développement, l'intégration et l'industrialisation » est un sujet clé du Ve sommet des BRICS tenu à Durban, en Afrique du Sud. Les délégués au sommet, notamment le président de Russie Vladimir Poutine, ont concerté les mécanismes de concours au développement économique des pays du continent sur une base bi- et multipartite. La Russie a concrétisé ce sujet à la réunion du Comité de coordination pour la coopération économique avec les pays subsahariens : Afrocom, écrit Alexei Grigoriev. Y ont pris part les représentants des ministères et des départements ainsi que des grandes compagnies et banques russes. Le vice-président de Vnesheconombank Alexandre Ivanov a ouvert la réunion :

Nous entendons soutenir à l’avenir également le business russe et les investissements dans cette concurrence compliquée mais nécessaire pour l’accès au marché africain. Notre banque a signé cinq accord avec les banques des pays membres du BRICS : l’accord sur l’investissement dans les projets d’infrastructure en Afrique subsaharienne ce qui est directement lié aux activités de l’AFROCOM et aux intérêts du business russe en général. Et aussi – l’accord d’intention concernant les investissements dans les projets « verts » sur le continent africain. Ce sont les projets d’énergie renouvelable, écologiques, lés au développement stable.

Alexandre Ivanov a signalé un rôle particulier de l’Afrique du Sud qui aspire à exprimer l’opinion consolidée de tous les membres de la communauté africaine. Un tel rôle de l’Afrique du Sud est parfaitement logique et de ce fait, l’actuelle séance est consacrée à l’extension de la participation économique russe en Afrique subsaharienne avec emploi des instruments et des mécanismes des BRICS et surtout de l’Afrique du Sud.

Membre du Conseil de direction de l’Afrocom, Alexandre Ivanov envisage les activités du Comité en 2012 et ses projets. Il constate, en particulier, les visites de plus en plus fréquentes en Russie d’Afrique au niveau présidentiel et au niveau des ministères économiques. Ivanov a signalé, à titre d’exemple, les visites des présidents congolais et ougandais dans le cadre desquelles ont eu lieu les forums économiques représentatifs à Moscou. Les acteurs principaux de la communauté du business ont accompagné les ministres russes ayant visité plusieurs pays subsahariens. Les problèmes de la coopération d’affaires ont été examinés aux réunions à Moscou des pays membres de l’Afrocom avec les ambassadeurs des pays africains en Russie. L’Afrocom entretient les contacts permanents avec les ministères et les départements russes responsables des relations politiques et économiques avec l’Afrique. La formation conjointement avec le ministère russe des finances des mécanismes d’utilisation de la dette de plusieurs pays africains à l’URSS selon le schéma « dette en échange de développement » est parmi les résultats des efforts déployés dans ce domaine. Le projet de fondation d’un Institut spécial pour la coopération d’investissements avec les pays africains subsahariens sur instruction du gouvernement russe est une initiative prometteuse de l’Afrocom. L’Institut sera ouvert dès l’année en cours. Le portail de l’Afrocom : le forum informationnel virtuel pour la recherche réciproque et l’établissement de contacts entre les opérateurs du business russes et africains est mis en marche. Les activités en régime d’« une fenêtre » pour que ces contacts débouchent sur les contrats, telles sont les ambitions de Vnesheconombank en Afrique, a dit pour conclure le vice-président de la banque Alexandre Ivanov.

L’ambassadeur itinérant du ministère russe des AE Vadim Loukov a parlé de la spécificité de la diplomatie économique dans le cadre des BRICS sur le volet africain :

Les BRICS et le sommet à Durban, dit-il, ont contribué sensiblement à améliorer l’image de la Russie en tant que partenaire du business efficace de l’Afrique. Cela est dû en premier lieu à l’allocution du président Poutine au sommet qui a évoqué les acquis impressionnants traduisant l’apport historique de la Russie au développement de l’Afrique. Le président a rappelé, en particulier, que la Russie détenait le leadership au sein du G8 dans l’annulation des dettes africaines. La Russie demeure l’un des principaux créanciers dans le domaine de l’enseignement et de la science. Les compagnies russes réalisent de gros projets dans onze pays subsahariens. Il convient de noter la fondation à l’initiative de la Russie du Conseil du business des BRICS par le biais duquel le business russe parvient à satisfaire ses intérêts concrets sur le continent. Le Conseil a pour but de donner des recommandations et de dresser les ponts entre les partenaires potentiels supposant la signature de contrats.

Force est de reconnaître, poursuit Vadim Loukov, que la Russie est dans ce domaine substantiellement en retard par rapport à l’Inde et d’autant plus à la Chine qui ont consolidé leurs positions en Afrique. Néanmoins, les potentialités des projets bi- et multipartites sont très vaste vu le potentiel d’investissements du continent, en particulier dans le secteur énergétique, de l’industrie minière, des transports et des infrastructures de télécommunications, des hautes technologies. Tous les pays du BRICS seront les bienvenus. Vadim Loukov a rappelé que le président Vladimir Poutine avait proposé au sommet des BRICS de remettre les projets dans ces domaines au Conseil du business pour qu’il sélectionne les projets réalisables.

« Il convient de répéter d’année en année telle une mantra que la Russie a besoin d’Afrique », a dit dans son allocution le directeur de l’Institut d’Afrique de l’Académie des sciences de Russie Alexei Vassiliev intéressé tout particulièrement à étendre la présence économique russe sur le continent :

Nous avons besoin d’Afrique parce que malgré notre immense territoire et nos richesses, l’Afrique nous offre ce que nous n’avons pas, dit Alexei Vassiliev. Par exemple, le manganèse dont 99% reviennent pour la part de la Russie sans lequel il n’y a pas d’acier. Ou le chrome sans lequel il n’y a pas de tuyaux. Ou l’uranium : nous ne saurons pas approvisionner tous nos chantiers dans le monde entier en uranium : nous n’en avons pas suffisamment. C’est-à-dire, nous avons besoin d’Afrique. Or, vu l’ampleur des activités d’autres pays en Afrique, il est nécessaire de choisir les volets. Nous avons annulé 20 milliards de dettes africaines à la Russie. Est-ce rationnel ? Je ne sais pas mais cela concerne essentiellement les dettes militaires qui ne seront jamais rendues. Si nous convertissons ne fut-ce qu’un milliard des dettes en monnaie nationale, nous pourrions investir dans les pays africains. « J’ai toujours souligné, poursuit Alexei Vassiliev, que nous devons unir nos investissements privés et publics pour s’intégrer aux marchés africains. Dans cet ordre d’idée, le transfert des prérogatives de coordination à Vnesheconombank est un pas très productif. Malgré les difficultés, les conflits, les risques sérieux, etc., l’Afrique a un grand avenir. L’Afrique se développe actuellement à des rythmes supérieurs au niveau mondial moyen. L’exploration des richesses naturelles africaines est au début et il y aura des surprises. Les super-gisements de gaz récemment découverts dans les eaux du Mozambique et de Tanzanie le confirment. La tâche essentielle de l’Afrocom consiste à aider le business russe à s’intégrer aux marchés africains parce que la Russie a besoin d’Afrique et l’Afrique a besoin de présence politique et économique de la Russie sur le continent.

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