"Genève 2": l'opposition syrienne toujours hésitante sur sa participation

Réunis à Istanbul, les représentants de la Coalition nationale syrienne des forces de l'opposition et de la révolution restent encore divisés au sujet de la participation à la conférence de paix "Genève 2", prévue en juin et initiée par les Etats-Unis et la Russie, rapportent les médias turcs.

Réunis à Istanbul, les représentants de la Coalition nationale syrienne des forces de l'opposition et de la révolution restent encore divisés au sujet de la participation à la conférence de paix "Genève 2", prévue en juin et initiée par les Etats-Unis et la Russie, rapportent lundi les médias turcs.

"La Coalition nationale ne participera pas à la conférence Genève 2", a déclaré lundi Heysem el-Malih, chef du comité juridique de la Coalition, cité par l'agence Anadolu (AA) qui reproduit en même temps les propos de Louay el-Safi, membre du bureau politique de la Coalition nationale de l'opposition syrienne.

Ce dernier a notamment estimé que la participation de la coalition syrienne à cette conférence dépendait de la position de Moscou.

"Au début, nous avons accueilli favorablement cette initiative (…). Nous avons toutefois appris samedi que les représentants du régime se rendraient à Genève pour dialoguer avec nous. Mais nous ne sommes pas dans un dialogue avec le régime et n'accepterons aucun accord ne mentionnant pas le départ de Bachar el-Assad", a déclaré M.el-Safi.

Et d'ajouter que l'actuel président syrien ne devrait avoir aucun rôle à jouer dans la Syrie de demain, et que l'opposition syrienne n'admettait pas de négociations sans garanties internationales sur une Syrie sans Assad.

Le 7 mai dernier à Moscou, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et le secrétaire d'Etat américain John Kerry ont convenu de convoquer une conférence internationale sur le règlement en Syrie dans le sillage de la conférence de Genève en juin 2012.

En plus de deux ans, le conflit en Syrie a fait, selon l'Onu, plus de 80.000 morts et plus d'un million de réfugiés. Damas affirme que les rebelles syriens bénéficient d'un soutien étranger et que des milliers de mercenaires étrangers, y compris des commandos de groupes terroristes, combattent dans les rangs de l'opposition armée.

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