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Semaine de la vente de tableaux russes : résultats, records, surprises

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Semaine de la vente de tableaux russes : résultats, records, surprises - Sputnik France
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C’est désormais devenu une tradition : chaque année, début juin, les grandes maisons de vente aux enchères organisent à Londres une série de ventes d'objets d’art russe. Ces ventes sont considérées comme très importantes sur le marché de l’art. C’est à Londres que sont définis les prix pour les toiles des peintres russes.

Quatre maisons de vente aux enchères participent à ces ventes : Sotheby’s, Christie’s, MacDougall’s et Bonhams. La dernière maison de vente était considérée depuis ces quelques années comme un « cancre » sur le marché artistique qui bat des records au niveau des ventes. Mais cette année, Bonhams a surpris tout le monde. Lors de ses ventes, qui se sont déroulées le 5 juin dernier, le tableau de Nicolas Roerich Madonna Laboris a été vendu pour 7,88 millions de livres sterling (près de 9,3 millions d’euros).

Diaporama : Semaine de la vente de tableaux russes à Londres

L'histoire de la vente de ce tableau semble un peu étrange : quelques jours seulement avant la vente aux enchères, la maison a changé les conditions de vente. Lorsque le tableau est arrivé à Moscou, il était estimé entre 800.000 et 1,2 millions de livres (soit 0,94-1,4 millions d'euros). Les estimations sont finalement montées à 2,5-3,5 millions de livres. Une décision courageuse, car selon la statistique des ventes, le prix maximal payé pour un tableau de Roerich était de 1,7 millions de livres. Un nouveau record.

Les ventes de Bonhams ont marqué un autre record. Le tableau d’Alexandre Volkov The Child Musicians (Les enfants musiciens) a largement dépassé le prix d’estimation initiale, qui était de 200.000 à 400.000 livres, pour être finalement vendu pour deux millions de livres (soit 2,35 millions d’euros).

Le deuxième record important de la semaine russe a été marqué lors de la vente aux enchères de la maison d'enchères Christie’s. Le tableau d’Ilia Machkov Still life with fruit (Nature morte avec un Fruit) a été vendu pour un prix record de 4.76 millions de livres (5,6 million d'euros).

Les ventes de Sotheby’s se sont déroulées sans grandes surprises. La toile la plus chère fut le tableau Mrs Fechin and Daughter (Madame Fechine et sa fille) de Nikolaï Fechine. Estimée à 500.000-700.000 livres, le tableau a été vendu pour 1,48 million de livres (1,74 million d'euros). En décembre 2010, The little Cowboy (Le petit cowboy) du même peintre a été vendu pour 6,9 millions de livres (8,1 millions d’euros), alors que ce tableau était estimé à 500.000-700.000 livres aux enchères maison de la maison MacDougall‘s.

Le portrait graphique de la poétesse Anna Akhmatova par Iouri Annenkov a été vendu plus cher que de nombreux autres tableaux. Ce petit portrait réalisé à la gouache avec des crayons sur papier, qui était évalué à 150.000-200.000 livres, est parti pour 902.500 livres (soit 1,06 million d'euros). Cette vente montre que les acheteurs perçoivent différemment les travaux sur papier. Auparavant, tous les dessins graphiques étaient perçus avec un certain scepticisme. Il suffit de rappeler comment en novembre 2012, le Portrait de Vsevolod Meyerhold d’Annenkov a été vendu chez Sotheby’s pour un million de livres (1,18 million d'euros), alors qu’il était estimé à 30.000-50.000 livres.

La vente de MacDougall’s s’est bien passée, mais le tableau unique de Mikhail Nesterov The Wanderers, beyond the Volga (Les pèlerins, derrière la Volga) n’a pas fait ses preuves, contre toute attente. Estimé à 1,4-3 millions de livres, le tableau a été vendu pour 1.89 million de livres (2,22 million d'euros). Le tableau le plus cher vendu aux enchères MacDougall's, fut le tableau Twillight (Crépuscule) d'Ivan Chichkine. On a payé pour ce tableau 2.16 millions de livres (2,54 millions d'euros), un record pour les œuvres d’un peintre paysagiste russe.

La directrice de la maison de vente aux enchères de MacDougall’s Catherine McDougall souligne que les collectionneurs d'art russe suivent les grandes tendances artistiques mondiales. « En premier lieu, ce sont les « travaux très chers qui sont en forte demande, des œuvres uniques. Et en même temps, des tableaux très bon marchés sont très demandés. Nous constatons cette tendance, et pas seulement sur le marché de l'art russe. C’est typique pour le marché international ».   N

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