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Violeurs par ignorance

Violeurs par ignorance
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Malheureusement, le viol reste un des attributs les plus féroces de la guerre qui, elle ne renferme rien de créateur. Dans le monde entier les femmes ont été toujours obligées à faire de la prostitution pendant la période de guerre, ce n’est pas un secret. Pourtant, ce type de crimes contre l’humanité est souvent justifié.

En l’occurrence, le maire Osaki Toru Hashimoto a déclaré qu’il ne faillait pas accuser les militaires japonais d’avoir obligé les femmes à faire de la prostitution en Asie Sud-Est pendant la Seconde guerre mondiale. Au contraire, cette obligation était nécessaire pour « maintenir la discipline » dans les rangs et pour assurer un loisir aux militaires qui exposaient chaque jour leurs vies aux combats, rapporte The Daily Telegraph.

Les soldats soviétiques sont souvent accusés de même type de crimes par les médias occidentaux sans que ces derniers puissent fournir des preuves suffisantes ni prennent en considération les démentis. Ils semblent également oublier que c’est surtout grâce à l’armée de l’URSS que le III Reich a été renversé. Les exemples de férocités des nazies qui avaient violé un grand nombre de femmes de l’Europe de l’Est et de l’URSS sont largement connus. Il y a également des preuves des viols dans les armées britanniques et américaines censées être les plus civilisées au monde.

Récemment une recherche publiée par le professeur de l’université de Wisconsin Mary-Louise Roberts, auteur du livre Que font les soldats : le sexe et l’armée américaine en France lors de la Seconde guerre mondiale a révélé le comportement inadmissible des soldats américains vis-à-vis des femmes françaises lors de la bataille de Normandie en été 1944.

L’auteur explique ce que lui a poussé à écrire ce livre.

Je ne comprenais pas pourquoi les historiens américains en évoquant le débarquement des alliés en Normandie, évitaient de parler des Français, dit Mme Roberts. Quand j’ai eu la possibilité de consulter les archives de France devenus accessibles au bout de 60 ans, j’ai été terrifiée par un tas de documents témoignant les viols des femmes françaises par les soldats américains.

Qu’est-ce qui avait poussé les Américains à se servir des Françaises qui ne le voulaient pas ? Vous direz qu’il s’agit du poids des années de guerre. Ce n’est pas la conclusion que tire Mme Roberts dans son ouvrage.

Les Américains avaient agi en France conformément à la vision stéréotype des femmes sexuelles et de nombreuses maisons de prostitution en France qui avaient existé depuis la Première guerre mondiale. Ce facteur est devenu la dernière goutte de la coupe de concupiscence américaine qui a débordé en répandant des flots ravageurs n’ayant épargné aucune femme de Normandie et de nombreux port en 1944. La situation n’était plus contrôlée. Évidemment, la prostitution florissait.

En même temps les chefs de l’armée américaine fermaient les yeux sur ce comportement. Selon Mme Roberts, sur le théâtre européen le haut commandement américain se préoccupait du problème de la motivation des soldats qui ne regardaient pas l’Allemagne et le Japon de la même manière et donc ne voyaient pas de raisons objectives de libérer la France avec le zèle employé contre les Japonais. « Voici la raison pour laquelle la façon de traiter les femmes était égale au commandement américain, pourvu que les soldats n’attrapent pas une maladie vénérienne. Car les malades devaient être transportés à l’hôpital, ce qui voulait dire qu’ils ne pouvaient pas participer à la guerre. Le fait que ces soldats pouvaient transmettre une maladie aux femmes françaises n’était guère important. »

La logique du comportement des Américains en Normandie par rapports aux Françaises, est au moins étonnante. Les épisodes décrits dans le livre « Que font les soldats : le sexe et l’armée américaine en France lors de la Seconde guerre mondiale » témoignent de leur esprit étroit dans la perception des autres nations et cultures à ce moment-là. La Seconde guerre mondiale a sans doute ouvert les yeux aux Américains et les a aidés à se débarrasser de l’esprit provincial qui avait dominé tout bon sens. Comme le prouve la recherche de Mme Roberts, les Américains, ces militants réputés de droits de l’homme, n’étaient pas très scrupuleux dans cette question pendant la Seconde guerre mondiale, et cette situation n’a pas sans doute changé.

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