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Syrie/intervention: Rome veut un aval de l'ONU (journal)

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L'Italie ne mettra ses bases aériennes à la disposition des participants à l'intervention militaire en Syrie que si cette opération se déroule sous l'égide de l'ONU, a écrit le journal La Repubblica, se référant à des sources au gouvernement italien.

L'Italie ne mettra ses bases aériennes à la disposition des participants à l'intervention militaire en Syrie que si cette opération se déroule sous l'égide de l'ONU, a écrit mercredi le journal La Repubblica, se référant à des sources au gouvernement italien.

"Londres et Washington, qui projettent de lancer une intervention militaire en Syrie, en réponse à une attaque chimique de la semaine dernière, ne pourront pas utiliser les bases italiennes. Des sources gouvernementales ont indiqué que Rome ne permettrait pas d'utiliser les bases militaires sur son territoire, si - comme cela semble de plus en plus probable - l'opération aura lieu sans l'aval des Nations unies", selon le journal.

La ministre italienne des Affaires étrangères Emma Bonino insiste toujours sur le fait qu'il n'y "a pas de solution militaire au conflit", qui doit être réglé par voie politique, et que l'Italie "ne participerait aux opérations militaires sans l'aval du Conseil de sécurité", d'après le quotidien.
Intervenant devant la commission parlementaire italienne pour les affaires étrangères, Mme Bonino a déclaré qu'il fallait tenir la conférence Genève 2 et négocier un règlement durable de la situation en Syrie et dans l'ensemble de la région. 

Le ministre italien de la Défense Mario Mauro opte aussi pour une solution politique. Il a appelé mercredi l'Italie, sur les ondes de la Radio Anch'io, à "ne pas être timide face aux Etats-Unis, à la France, à la Grande-Bretagne et à l'Allemagne", tout en soulignant qu'elle devait être "en harmonie avec le rôle des alliés", toujours selon La Repubblica.

La situation en Syrie est entrée dans une phase critique le 21 août, date à laquelle certains médias ont fait état de l'utilisation d'armes chimiques par les troupes gouvernementales dans la région de Damas. Selon les rebelles, cette attaque présumée pourrait avoir fait jusqu'à 1.300 morts. 

Damas a démenti avoir mené l'attaque et dénoncé une manipulation visant à déclencher une intervention étrangère dans le conflit syrien, qui dure depuis mars 2011. 

Le 27 août, un porte-parole de la Maison Blanche a annoncé que le président Barack Obama réfléchissait aux mesures de riposte à cette attaque. Certains pays occidentaux, dont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France, appellent à une intervention militaire en Syrie sans aval du Conseil de sécurité de l'ONU.

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