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Lavrov : l’Iran prêt à régler toutes les questions avec l’AIEA

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Lavrov : l’Iran prêt à régler toutes les questions avec l’AIEA - Sputnik France
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L’Iran est prêt à régler en un an toutes les questions avec l’AIEA et à supprimer les causes qui ont motivé les sanctions introduites contre Téhéran, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov sur les ondes de la chaîne TVC. Le diplomate s’est également exprimé sur les problèmes internationaux d’actualité, à savoir qui s’oppose à la conclusion de la paix en Syrie, les BRICS vs les États-Unis et la réaction du ministère des affaires étrangères face aux enlèvements de Russes à l’étranger.

L’Iran et les Six ont trouvé un terrain d’entente pour la première fois depuis de longues années, a déclaré le chef de la diplomatie russe. Ce dernier s'est entretenu le 9 novembre, en marge du sommet de l’ASEM (Asie-Europe Meeting) dans la Nouvelle Delhi, de la question iranienne avec sa collègue européenne Catherine Ashton. Cette dernière estime également que l’accord sur le problème iranien pourrait être conclu dans les mois qui viennent. Si auparavant, les parties profitaient des négociations pour camper sur leurs positions le plus souvent divergentes, elles sont désormais intéressées à un dialogue constructif. Selon M. Lavrov, il ne reste plus qu’à fixer les compromis trouvés sur le papier.

« J’espère que les Six se baseront sur la grande priorité, à savoir le règlement du problème qui inquiète de nombreux pays soupçonnant Téhéran de violer le régime de non-prolifération des armes nucléaires. Nous devons tout faire pour dissiper ces doutes et assurer le renforcement du régime de non-prolifération. »

Les BRICS suivent attentivement le déroulement des négociations entre les Six et l’Iran. Les États qui en font partie appliquent les mêmes principes en politique extérieure, estime Sergueï Lavrov. Il s’agit avant tout du respect du droit international et du règlement de tous les litiges conformément à ses normes. Une intervention militaire ne peut être autorisée que par l’ONU, principe défendu par la Russie, le Brésil, l’Inde, la Chine et la République sud africaine. C’est sur cette base que, selon M. Lavrov, ces pays ont formé les BRICS. C’était d’autant plus urgent que plusieurs pays et notamment la Yougoslavie, l’Irak et la Libye, ont fait l’objet d’interventions militaires ces dernières années. La Syrie aurait pu compléter cette liste mais le danger de la guerre a été momentanément écarté.

Par ailleurs, la date de la conférence de paix visant à régler la situation dans ce pays n’a toujours pas été fixée. Une rencontre informelle des représentants de l’opposition et des autorités syriennes aura prochainement lieu à Moscou. Les pourparlers donneront aux adversaires la chance de rapprocher leurs positions et de se mettre finalement d’accord sur un règlement pacifique du conflit. Le principal handicap réside dans le fait que toutes les fractions en conflit ne sont pas disposées à se mettre à la table de négociations sans conditions préliminaires, précise Sergueï Lavrov :

« Le communiqué proclame l'objectif principal, à savoir que la Syrie doit rester un Etat laïque, démocratique, multiethnique et multiconfessionnel où les minorités se sentiraient en sécurité et où la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie seraient préservées. L’avenir du pays doit être déterminé par les Syriens eux-mêmes, par le dialogue entre le gouvernement et l’opposition. Il faut que les délégations représentent l’ensemble de la société syrienne dans toute sa diversité. »

« Cela doit être une décision syrienne et les « acteurs extérieurs » doivent y contribuer. Le communiqué de Genève ne contient aucune clause relative à la composition des organes du pouvoir en Syrie », a fait remarquer le chef de la diplomatie russe.

Un volet de l’interview était également consacré aux droits des enfants russes adoptés par les Américains. Les États-Unis sont le pays le plus violent au monde. C’est la conclusion à laquelle ont abouti les experts du ministère des affaires étrangères russe après avoir pris connaissance des études des défenseurs américains des droits de l’homme. Les autorités américaines reconnaissent qu’il y a des problèmes dans ce domaine mais ne font pour le moment aucune démarche pratique, estime M. Lavrov. Cela vaut également pour les citoyens russes condamnés aux États-Unis sur le fondement de preuves douteuses. Les détenus les plus notoires sont Victor Bout et Konstantin Yrochenko. Les diplomates luttent actuellement pour l’amélioration de leurs conditions de détention. Moscou cherche à obtenir leur transfert en Russie sur la base de la Convention internationale signée par la Russie et les États-Unis.   N

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