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L’Ukraine pourrait s’effondrer sous le poids des manifestations

© RIA Novosti . Andrei Stenin / Aller dans la banque de photosRossiïskaïa gazeta
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Après les affrontements violents avec la police et les tentatives d'assaut sur les bâtiments gouvernementaux à Kiev commence une lente période de "siège", écrit vendredi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

Après les affrontements violents avec la police et les tentatives d'assaut sur les bâtiments gouvernementaux à Kiev commence une lente période de "siège", écrit vendredi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

Certains experts indépendants estiment que cela ne mènera à rien de bon. Ils qualifient les événements à Kiev de long "jeu à la pseudo-révolution". Tout en soulignant que les troubles actuels de l'opposition ne seront pas d’une grande utilité.

La situation est encore aggravée par l’opposition, qui refuse pour l’instant tout dialogue. Elle accuse le gouvernement d'avoir refusé de signer un accord d'association avec l'Union européenne même si ledit document n’allait pas dans le sens de l'Ukraine et pouvait avoir des conséquences très sinistres pour le pays, allant jusqu'au défaut de paiement - comme l'avait souligné le vice-premier ministre ukrainien Sergueï Arbouzov.

En vain. Les leaders de l'opposition, qui ne semblent pas se préoccuper du prix que l'Ukraine devrait payer, n'acceptent pas le dialogue et refusent d'écouter le gouvernement, sans pour autant proposer de solutions. Le campement des opposants, installé en plein centre-ville, gêne de surcroît les piétons et les transports en commun. La circulation des transports est d'autant plus difficile en raison de fréquentes alertes à la bombe sur les stations de métro de Kiev. Sans parler des accès bloqués aux ministères ukrainiens.

Dans ces conditions il est difficile de comprendre quel est le but poursuivi par les manifestants. La paralysie totale de la capitale, le blocage des établissements publics et les affrontements avec la police peuvent difficilement correspondre à des intérêts raisonnables. C’est plutôt le contraire. Toute l'Ukraine souhaiterait que le campement soit évacué au plus vite et que les services publics rouvrent leurs portes. Les députés n'arrivent toujours pas à s’entendre sur le budget en raison de la situation politique difficile.

Le premier ministre Nikolaï Azarov a déjà déclaré que les manifestations pourraient retarder le financement des retraites, des salaires, des prestations sociales, ainsi qu'entraîner des perturbations dans le travail des services communaux et des établissements médicaux.

"Tout le monde doit aujourd'hui réfléchir et prendre la seule bonne décision qui s'impose, constate Oleg Proskouriakov, ministre de l'Ecologie et des Ressources naturelles. Nous demandons à la population de ne pas devenir un outil de manipulation entre les mains de certains politiciens qui veulent marquer des points politiques sans rien proposer en échange". Les économistes soulignent qu'il ne faut plus tarder car chaque journée de grève repousse l'économie ukrainienne en arrière.

"Le pays doit travailler, affirme le vice-premier ministre Sergueï Arbouzov. Quand les étudiants ne sont pas à l'université et les gens ne travaillent pas, le PIB ne connaît aucune croissance, cela provoque une absence d'inflation, pourtant utile dans l'économie, et les échanges commerciaux diminuent. Qu'en serait-il si tout cela s'arrêtait ? Ce serait le début de la fin. C'est précisément la raison pour laquelle il faut faire le maximum pour y mettre un terme, pour que tout le monde retourne à l'université et à son travail."

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