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Poupée gigogne de la guerre syrienne

Poupée gigogne de la guerre syrienne
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La guerre en Syrie se présentait à ses débuts comme une noble révolte des Syriens épris de liberté et de démocratie contre la tyrannie de Bachar al-Assad.

Bien entendu l’Europe et les Etats-Unis qui ont immédiatement oublié leur triste expérience en Irak et en Libye ont prêté à ce mouvement leur soutien inconditionnel pour fournir aux rebelles syriens des armes modernes. Les pays occidentaux ont continué cette aide même après avoir constaté que l’opposition syrienne bcbg commençait à être dominée par des éléments djihadistes qui ne cachaient nullement leur intention de transformer la Syrie en un Etat islamiste.

Obsédés par un désir irrationnel d’éliminer Bachar al-Assad les Européens et les Américains ont même essayé d’utiliser l’obscure attaque chimique qui a eu lieu lors des combats en Syrie pour prôner une intervention militaire contre le régime syrien. Cela nonobstant la domination déjà visible des extrémistes islamistes dans les rangs de l’opposition armée syrienne.

Cette intervention a été évitée in extremis grâce à l’initiative diplomatique de la Russie qui a débouché sur l’accord du régime syrien de détruire ses armes chimiques et de négocier avec l’opposition dans le cadre de Genève 2. Or l’opposition syrienne dite « laïque » a tout de suite exigé le départ de Bachar al-Assad comme condition préalable à sa participation aux négociations. C’est ce qui s’appelle avoir les yeux plus gros que le ventre, car déjà à cette époque l’opposition syrienne « civilisée » était absolument impuissante face aux nombreuses factions islamistes.

Aujourd’hui c’est le tour de la soi disant Armée syrienne libre d’avouer son incapacité d’opposer une résistance aux djihadistes armés qui viennent de mettre en fuite le général Salim Idriss, commandant en chef de l’ASL, qui se cache actuellement au Qatar.

Décidément, à la place de Bachar al-Assad j’aurais pris ma démission rien que pour avoir le plaisir de contempler la panique des leaders occidentaux laissés en Syrie face à face avec le déferlement désormais irrésistible des islamistes radicaux.

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