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La Russie premier producteur pétrolier mondial en 2013

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En 2013 la Russie était le plus important producteur de pétrole au monde. Avec 523,2 millions de tonnes produites elle dépasse même les records des années 1990, écrit lundi le quotidien Novye Izvestia, se référant au ministre russe de l'Energie Alexandre Novak.

En 2013 la Russie était le plus important producteur de pétrole au monde. Avec 523,2 millions de tonnes produites elle dépasse même les records des années 1990, écrit lundi le quotidien Novye Izvestia, se référant au ministre russe de l'Energie Alexandre Novak.

Le service de presse de l'administration présidentielle a annoncé que les amendements à la législation (notamment fiscale) adoptés l'an dernier permettraient de développer à terme les gisements pétroliers sur le plateau arctique russe. "Ces changements ont permis de lancer, cette année, l'exploitation de trois gisements pétroliers, y compris en Sibérie orientale et sur le champ de Prirazlomnoe de Gazpromneft - le premier du plateau arctique russe", a déclaré Alexandre Novak. L'an dernier les gisements de Trebs et Titov avaient été mis en service et on avait constaté une hausse de la production pétrolière en Sibérie orientale pour les gisements mis en service plus tôt, notamment celui de Vankor.

Encore faut-il vendre ce pétrole. D’autant que la production de cette "marchandise stratégique" ne compense pas la chute des exportations de l'économie russe. L'économie mondiale ne se relance pas suffisamment vite pour amortir les milliards investis par la Russie dans le développement de nouveaux gisements. La demande mondiale en gaz naturel et en pétrole, dont la Russie est de plus en plus dépendante - jusqu'à un tiers du PIB (34%) – ne suit ni les investissements ni les volumes de production. Selon les experts, l'augmentation de la production a peu de chances de sauver l'économie russe stagnante du déclin. Tout cela dans un contexte d’engagements sociaux trop importants des autorités et de la course aux armements sans précédent pour laquelle il est prévu de dépenser près de 500 milliards d'euros d'ici la fin de la décennie - principalement en réduisant les dépenses de santé, d'éducation et en augmentant le fardeau fiscal pour les entrepreneurs.

"La hausse de la production pétrolière ne sera pas une grande aide pour l'économie russe étant donné que la demande, de même que celle en gaz, augmente très lentement en raison des problèmes de l'économie mondiale. L'an prochain et dans les années à venir la croissance du PIB dépassera à peine 1,5-2%. Les anciennes locomotives de croissance de l'économie russe, datant de l'époque soviétique, ne fonctionnent plus. Il faut, à l'instar du reste de l'humanité, créer de nouveaux segments de croissance – créer des conditions favorables pour les entreprises, développer les hautes technologies. Ce n'est pas le cas. Par conséquent, même en dépit d'une forte croissance de la production pétrolière, une stagnation économique attend la Russie dans ces prochaines années, dans le meilleur des cas ", analyse Evgueni Iassine du Haut collège d'économie.

Les exploits des producteurs pétroliers n'ont pas profité aux automobilistes. Selon l'agence russe des statistiques Rosstat, le prix du carburant en Russie a augmenté en moyenne de 5,7% l'an dernier. Cette année, selon les prévisions des experts, on s'attend à une hausse des tarifs au moins du même niveau pour le carburant ainsi que l'électricité, principalement produite avec du fioul.

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