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Bruxelles veut modifier la Constitution ukrainienne

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Les dirigeants de l'UE s'impliquent de plus en plus dans la crise ukrainienne, en collaboration avec le Fonds monétaire international (FMI). Leur stratégie: une politique de la carotte et du bâton pour Kiev, écrit jeudi 13 février le quotidien Kommersant.

Les dirigeants de l'UE s'impliquent de plus en plus dans la crise ukrainienne, en collaboration avec le Fonds monétaire international (FMI). Leur stratégie: une politique de la carotte et du bâton pour Kiev, écrit jeudi 13 février le quotidien Kommersant.

La question de l'aide financière occidentale au profit de l'Ukraine sera examinée aujourd'hui par la haute représentante de l'Union pour les Affaires étrangères Catherine Ashton et la directrice générale du FMI Christine Lagarde à Washington. L'UE laisse entendre que cette contribution à l'économie ukrainienne pourrait n’être accordée qu’en échange de réformes radicales dans le pays. L'Occident envoie donc à Kiev un signal très clair : le sort de son intégration euro-atlantique dépendra du maintien au pouvoir du président Viktor Ianoukovitch ou de la transformation du système politique de l'Ukraine.

Après la conférence de Munich sur la sécurité, ce nouveau rebondissement sur le dossier ukrainien a été initié par Catherine Ashton, qui a déclaré aux députés du Parlement européen qu’elle partait jeudi à Washington pour rencontrer Christine Lagarde et que l'Ukraine serait l'un des thèmes évoqués.

Selon Ashton l'UE serait prête à proposer, "en collaboration avec ses collègues du Conseil de l'Europe et de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE)", toute aide de médiation pour élaborer un programme de réformes démocratiques. Cependant, les conditions avancées par l'UE semblent encore plus radicales que les exigences de l'opposition ukrainienne, qui insiste sur le rétablissement de la Constitution de 2004 et l'instauration d'une république semi-présidentielle dans le pays.

En durcissant ses exigences envers Viktor Ianoukovitch, les dirigeants de l'UE cherchent aussi à éviter de s’engager devant Kiev. Dans la déclaration portant sur la situation en Ukraine adoptée lundi à la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE, se trouve seulement une vague phrase mentionnant que l'accord d'association, qui n'a pas été signé par Kiev au sommet du Partenariat oriental en novembre, n'était pas l'objectif final des relations UE-Ukraine.

Ce document ne contient aucune affirmation claire indiquant qu'un jour, l'Ukraine adhérera finalement à l'UE.

Dans la crise ukrainienne l'Occident tente de parvenir d'abord à un changement radical de la ligne de Kiev, avant de déterminer dans quelle mesure la "porte d’entrée vers l'UE" devrait être ouverte. Pour l'instant, les efforts de Bruxelles visent à maintenir la pression sur le président Ianoukovitch, en coopération avec les leaders de l'opposition ukrainienne. "Les Européens sont avec nous et tout dépend de Ianoukovitch, s'il a conscience de la situation actuelle et des conséquences éventuelles de mauvaises décisions", a averti Arseni Iatseniouk, leader de la fraction parlementaire Patrie, après un entretien à Kiev avec le commissaire européen à l'élargissement Stefan Füle.

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