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L'Algérie à la veille des élections présidentielles

L'Algérie à la veille des élections présidentielles
L'Algérie à la veille des élections présidentielles - Sputnik France
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« Une charnière entre deux époques, deux générations dans l'histoire de l'Algérie postcoloniale ». C’est ainsi que Yassen Zenati, un journaliste et politologue algérien, ancien rédacteur en chef de l’AFP au Proche-Orient a caractérisé dans l'interview par téléphone à notre commentateur Igor Yazon la grande date, 17 avril, quand en Algérie auront lieu les présidentielles.

Pour le politologue Yassen Zenati, le scrutin du 17 avril est très important.

« C’est un rendez-vous charnière entre deux périodes. L’une, est passée, c’est la période de la lutte pour la libération (1954-1962) qui a conduit à l’indépendance de l’indépendance de l’Algérie. C’est toute une génération qui s’est impliquée dans la construction d’un pays, d’un Etat, d’une économe, etc. Cette génération par le fait biologique est appelée à passer la main à une autre génération qui est née après l’indépendance (1962) et qui aspire à prendre les rennes du pays que va leur laisser la génération des vétérans de la guerre de libération nationale.

C’est donc un moment extrêmement important. L’enjeu de cette élection présidentielle n’était pas de savoir si l’on doit nommer ou élire « x » ou « y » à la tête de l’Etat, mais de savoir comment va se passer cette transition. Est-ce que c’est une transition qui sera dominée par les querelles, les conflits ou la violence ? Ou peut-être c’est une transition qui va se passer en utilisant des institutions nationales déjà installées depuis quelques années, et qui font fonctionner l’Etat. C’est toute la problématique qui est posée aujourd’hui en Algérie.

Cela se passe beaucoup mieux que ce que rapporte la presse étrangère et, en particulier, la presse occidentale sur cette campagne électorale ».

Selon Yassen Zenati, le président sortant Abdelaziz Bouteflika a toutes les chances d’être réélu, malgré son âge avancé.

« Cela fait près de 60 ans d’actions politique pour Bouteflika. D’abord comme officier de la Guerre de libération, ensuite comme ministre de la Jeunesse pendant un bout de temps, ensuite comme ministre des Affaires étrangères pendant une quinzaine de d’années, et enfin comme président de la République depuis 1999. C’est quelqu’un qui a une énorme expérience de la politique, dans son pays, mais aussi au niveau international.

La réalité, quand on a 76 ans, et 60 ans d’activité politique, on est forcément un peu fatigué. J’ai parlé avec des leaders maghrébins, qui l’ont vu récemment et qui m’ont dit que c’est un homme qui garde tout à fait intactes ses facultés intellectuelles. Et il y en a un qui m’a dit que Bouteflika, malgré un affaiblissement physique, est une véritable machine intellectuelle bien organisée. Il a des difficultés pour parler, mais il a gardé intact son esprit de synthèse, sa façon de lire les événements, etc. Il va sans doute être réélu pour un quatrième mandat qui va se dérouler entre 2014 et 2019 ».

Le politologue algérien prévoit des changements importants qui se préparent dans le pays après le scrutin du 17 avril.

« Et que va-t-il se passer après le 17 avril ? Il y a énormément de changements qui se préparent. D’abord des changements constitutionnels. On va amender la constitution pour donner un peu plus de pouvoir au parlement, aux assemblées élues, faire entrer plus de femmes (elles sont 30% aujourd’hui aux assemblées, on va essayer d’aller très vite vers une parité de 50%). Il y aura d’autres changements sur la justice, le fonctionnement de la cours des comptes ».

(écoutez l’interview en intégralité en cliquant sur le lecteur ci-dessus).

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