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Moscou apprécie le soutien de Pékin dans la crise ukrainienne

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Depuis le début des troubles en Ukraine, le gouvernement chinois n'a prononcé aucune déclaration pouvant être interprétée comme un soutien à la Russie ou à l'Occident, a écrit mercredi 16 avril le quotidien Kommersant.

Depuis le début des troubles en Ukraine, le gouvernement chinois n'a prononcé aucune déclaration pouvant être interprétée comme un soutien à la Russie ou à l'Occident, a écrit mercredi 16 avril le quotidien Kommersant.

Des sources proches de la délégation russe conduite par le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov estiment que grâce à sa position modérée sur le dossier ukrainien, la Chine apporte un "soutien maximal" à Moscou.

L'abstention de Pékin lors du vote sur la Crimée au Conseil de sécurité des Nations unies, puis à l'Assemblée générale de l’Onu, est également ambiguë. Malgré tout, dans son discours sur l'intégration de la péninsule au territoire russe, le président Vladimir Poutine avait particulièrement remercié le gouvernement et le peuple chinois pour leur soutien. Sergueï Lavrov a salué hier la position "objective et pondérée" de la Chine.

"La Chine soutient la position de la Russie sur la crise ukrainienne, à l'exception de la question de l'intégrité territoriale. Les Chinois sont satisfaits de voir quelqu'un tenir tête aux USA. Sachant que leurs relations avec les Etats-Unis n'ont pas été affectées et que toute la critique s'est abattue sur la Russie", analyse Alexandre Loukine, directeur du Centre d'études de l'Asie de l'est et de l'OCS. D'après l'expert, la crise dans les relations entre la Russie et l'Occident pourrait accélérer la signature d'une grande transaction gazière entre Moscou et Pékin.

Des sources proches de la délégation russe appellent toutefois à ne pas mêler politique et négociations gazières. "C'est une question purement économique. Les représentants du ministère des Affaires étrangères (MAE) ne participent même pas aux négociations sur les tarifs et toutes les décisions politiques ont été prises au milieu des années 1990", indique une source.

Le vice-premier ministre russe Arkadi Dvorkovitch a annoncé la semaine dernière que Moscou et Pékin s’approchaient de la signature d'un contrat dont les conditions sont négociées depuis une dizaine d'années. Le président de Gazprom Alexeï Miller a promis pour sa part qu'un accord pour la livraison à la Chine de 38 milliards de mètres cubes de gaz entrerait en vigueur d'ici fin 2014.

Après les entretiens hier à Pékin avec le président chinois Xi Jinping et le chef de la diplomatie Wang Yi, Sergueï Lavrov s'est envolé pour le Vietnam avant de se rendre à une réunion demain à Genève sur la crise ukrainienne avec des représentants de l'UE, des USA et de l'Ukraine. Sergueï Lavrov a affirmé hier que la Russie était prête pour cette réunion. "Ce format est utile pour parler une nouvelle fois directement à nos partenaires américains et européens de la nécessité de raisonner ceux qu'ils ont mis au pouvoir, les pousser à respecter leur population, parvenir à lancer une véritable réforme constitutionnelle et régler le problème du désarmement des groupuscules clandestins", a expliqué le ministre.

Il a également laissé entendre que la décision de Moscou concernant sa participation aux négociations pouvait être revue à tout moment. "Si la force était employée dans le sud-est de l'Ukraine, les chances d'organiser cette réunion seraient torpillées", a averti le ministre.
Ces propos prononcés à Pékin étaient très probablement adressés aux autres participants à la réunion de Genève.

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