Interview de Vladimir Poutine aux médias français : les points essentiels

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Le président russe Vladimir Poutine a accordé un entretien à la radio Europe 1 et la chaîne de télévision TF1 ce mercredi. Dans ce premier entretien accordé aux médias occidentaux depuis le début de la crise en Ukraine, il est revenu notamment sur la situation dans ce pays, sa présence aux cérémonies du Débarquement et la politique extérieure de la Russie.

Le président russe Vladimir Poutine a accordé un entretien exclusif aux journalistes d’ Europe 1 et de TF1 Jean-Pierre Elkabbach et Gilles Boileau mardi soir dans sa résidence de Sotchi. L’entretien était diffusé ce mercredi soir en France.

A la question des journalistes français concernant les craintes d’une nouvelle guerre froide suite aux tensions autour de l’Ukraine, Poutine a indiqué qu’il espère qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle phase de la guerre froide. « Deuxièmement, et j’insiste dessus, les gens où qu’ils vivent, ont les droits et doivent avoir la possibilité de les défendre. C’est seulement en cela la question », a indiqué Poutine.

Vladimir Poutine a nié l’intention de la Russie d’annexer l’Ukraine que lui prescrivent certains experts. « Non. Nous ne l’avons jamais fait et ne le faisons pas maintenant », a-t-il indiqué. « Et le pouvoir qui est aujourd’hui en place en Ukraine, devrait établir le dialogue avec sa propre population. Et pas à l’aide d’armes, de chars, d’avions et hélicoptères, mais en entament des négociations ».

En ce qui concerne la vente des Mistral par la France, Poutine a indiqué que si la France le fait – et elle peut le faire – la Russie exigera d’elle un dédommagement. « Mais cela ne contribuera pas positivement au futur de nos relations », a-t-il ajouté.

En évoquant la crise syrienne et les élections présidentielles dans ce pays, Poutine a exprimé sa crainte que si les pays agissent imprudemment, la Syrie peut devenir « une sorte de deuxième Afghanistan. « D’ailleurs, c’est une menace pour les états européens également, parce que les extrémistes présents actuellement en Syrie vont se rendre un jour dans d’autres pays, y compris ceux d’Europe ».

En répondant à la question sur ses relations avec Barack Obama, Poutine a indiqué qu’il n’a aucune raison de penser qu’il ne souhaite plus communiquer avec le chef d’Etat russe. « Mais c’est à lui de décider, après tout. Je suis toujours prêt au dialogue, car le dialogue est le meilleur moyen de se comprendre », a ajouté Poutine.

En évoquant la situation de la Russie dans le monde contemporain, le président russe a souligné qu’une politique basée sur l’expansionnisme et les conquêtes n’a plus aucun sens. « Il est évident que la Russie dans le monde d’aujourd’hui (…) peut être et doit être le partenaire de ses alliés historiques. (…) Nous n’envisageons ni de soutenir le nationalisme russe, ni de reconstituer un empire. Quand je disais que la disparition de l’URSS était une des plus grandes catastrophes du 20 e siècle, je parlais de la catastrophe humaine avant tout », a indiqué Vladimir Poutine.

Lors de l’interview, le président russe a également souligné que le Débarquement en Normandie est un événement très important pour toute l’Europe. « Je pense que la participation de la Russie à cette commémoration est très symbolique », a-t-il indiqué. « Je veux dire par là que la Russie et les autres pays de la coalition antihitlérienne, y compris la France, étaient alliés dans cette lutte pour la liberté. La participation de notre pays a été très importante, voire décisive, pour vaincre le fascisme. »

Vidéo : Le 20 heures du 4 juin 2014

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