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Gaz: l'Europe passera l'hiver sans transit ukrainien

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La Commission européenne refuse de facto de chercher un compromis gazier avec l'Ukraine, écrit vendredi 18 juillet le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

La Commission européenne refuse de facto de chercher un compromis gazier avec l'Ukraine, écrit vendredi 18 juillet le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

La CE s'est résignée au risque de perturbation du transit gazier en provenance de la Russie pour l'hiver prochain. Il ne reste pratiquement aucune chance pour le maintien des approvisionnements stables. L'Ukraine a reconnu hier que les réserves actuelles seraient insuffisantes même pour elle-même. Le président de la Commission européenne a l'intention de vérifier le fonctionnement des systèmes énergétiques en cas de suspension totale des livraisons via l'Ukraine. Toutefois, les résultats de cette vérification seront rendus publics après le début de la saison de chauffage.

La Commission européenne présentera les résultats des stress-tests des systèmes énergétiques en cas d'arrêt intégral des fournitures de gaz russe via l'Ukraine pour le sommet de l'UE qui se tiendra du 23 au 25 octobre.

Les exportations de gaz naturel par Gazprom

Le transit du gaz russe via l'Ukraine pourrait effectivement être suspendu dès cet hiver. Les autorités de Kiev ont annoncé hier que l'Ukraine manquait de 6 milliards de mètres cubes de gaz pour passer la saison automne-hiver.

 

D'août 2013 à mars 2014 l'Ukraine a consommé 38,3 milliards de mètres cubes de gaz. De cette manière, pour la saison de chauffage à venir on prévoit une baisse de la consommation de 21%. Jusque-là, les ressources potentiellement accessibles sont loin de celles des années précédentes.

Les réserves de gaz dans les dépôts souterrains s'élèvent à 9,5 milliards de mètres cubes. Ajouter à cela la production locale à hauteur de 13,5 milliards de mètres cubes. L'Ukraine espère obtenir le gaz manquant grâce à la Slovaquie, la Pologne et la Hongrie. Et Kiev semble oublier que les réserves souterraines ne sont pas prévues pour sa propre consommation, mais pour le transit européen.

Le test de résistance prévu par Bruxelles n'a aucun sens technique, car les conséquences de la coupure du transit sont bien connues, estiment les experts russes. "C'est très vraisemblablement une décision purement politique", explique Mikhaïl Kroutikhine, partenaire de la société RusEnergy.

Transport du gaz russe en Europe via l'Ukraine. INFOgraphie

"La liste des pays qui dépendent de manière critique du transit ukrainien est très bien connue, pas besoin de tests quelconques pour cela", souligne Sergueï Pravossoudov, directeur de l'Institut de l'énergie nationale. Cette liste inclut les pays du sud de l'Europe, notamment la Bulgarie, la Serbie, la Roumanie, l'Italie et la Slovaquie.

 

Ce sont précisément ces pays qui ont sensiblement senti la perturbation du transit du gaz russe via l'Ukraine début 2009. A l'époque, l'agence Reuters a estimé la réduction des fournitures du gaz russe via l'Ukraine en Autriche à 90%, à 100% pour la Bulgarie, 100% pour la Hongrie et 90% pour l'Italie. Parmi les pays touchés se trouvaient également la Roumanie, la Slovaquie, la Serbie, la Macédoine et la Moldavie.

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