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Ce qui nous unit est bien plus fort que ce qui nous sépare

Ce qui nous unit est bien plus fort que ce qui nous sépare
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Les directeurs d’hôtels « palaces » français se sont réunis récemment dans la résidence de l’Ambassadeur de France en Russie.

14 sur 16 palaces ont été présentés lors de la conférence de presse à laquelle a également pris part l’architecte J.-M. Wilmotte, auteur du projet du Centre culturel et spirituel russe à Paris et co-auteur du projet du Nouveau Moscou. Un message d’amitié et de confiance a été transmis au peuple russe lors de la rencontre dont le but principal était d’attirer les touristes en France. Ce qui s’inscrit, d’ailleurs, dans le cadre de la politique du gouvernement français actuel, qui a fait du tourisme une de ses priorités.

Ce n’est pas par hasard que la Russie est la première destination où s’est rendue la délégation des hôteliers français. La clientèle russe étant toujours nombreuse et généreuse. Mais les temps changent. Le cours de l’euro par rapport au rouble bat tous les records, le ralentissement de l’économie russe commence à porter ses fruits. Le climat d’hostilité entre l’Europe et la Russie ne contribue pas à l’amélioration de la conjoncture, y compris dans le domaine du tourisme.

Frédéric Mondoloni, ministre-conseiller de l’Ambassade de France en Russie, a pris la parole lors de la conférence de presse, organisée par Atout France à l’occasion de l’arrivée des directeurs des palaces français, pour évoquer l’importance du tourisme pour l’économie française ainsi que le rôle des Russes dans le développement du tourisme en France.

Frédéric Mondoloni. « Le tourisme évidemment c’est l’art de vivre, c’est le patrimoine, c’est la gastronomie. Mais c’est également un puissant facteur d’économie et du développement économique pour la France. Ça crée un grand nombre d’emplois et contribue au développement du territoire. Et les chiffres sont assez éloquents à cet égard. Le tourisme c’est 7 pour cent du PIB français, c’est 2 millions d’emplois dont 1,2 millions d’emplois directs dans le secteur pour la France. Le tourisme c’est 12 milliards d’euros d’excédent de la balance commerciale. Vous savez que la balance commerciale de la France n’est malheureusement pas excédentaire. Et ce serait bien pire sans tourisme.

Alors cette place remarquable de la France dans le secteur du tourisme n’est pas immuable. Nous sommes la première destination touristique mondiale, en revanche en terme du flux financier, nous ne sommes pas la première destination. Et c’est vraiment pour nous un objectif de rattraper ce retard. Nous venons après les USA, après l’Espagne. Nous devons travailler pour augmenter la durée du séjour des visiteurs étrangers chez nous. Nous devons travailler pour améliorer la chaine d’accueil et pour relancer et améliorer la formation des professionnels…

Le gouvernement est tout à fait mobilisé. Laurent Fabius a pris le sujet à bras-le-corps et a fait du tourisme l’une de ses priorités. Vous savez que tous les ans se tient fin août la conférence des ambassadeurs avec la participation du Ministre, du Premier ministre et du Président où les ambassadeurs leur livrent la feuille de route et leurs priorités. Clairement, c’est la première fois que le tourisme a été affiché comme une des principales priorités de la France, de manière tout à fait claire et exigeante.

Désormais chaque ambassadeur doit présenter un plan de tourisme pour développer la connaissance de la France auprès des étrangers. Evidemment, tout ça dépend, bien sûr, d’autres facteurs… Laurent Fabius a dit qu’il présiderait tous les mois une réunion plénière consacrée à l’un des chantiers prioritaires qu’il va afficher. Il a fixé six chantiers : la gastronomie et l’œnologie, la destination et la marque, le numérique, l’hôtellerie et le tourisme d’affaires, l’accueil médias et la communication, la formation.

Où se situe la Russie ? Aujourd’hui vous avez la chance d’avoir une délégation importante avec une opération tout à fait exceptionnelle centrée sur le sujet des palaces. 14 palaces sur 16 sont représentés. Cela montre l’importance de la Russie dans ce paysage et l’importance de la Russie dans cette volonté de conquérir encore de nouveaux marchés. La Russie a une clientèle considérable pour la France. En 2013, nous avons eu 800 000 arrivées de touristes russes en France. L’objectif d’Atout Franceest d’arriver dans les années qui viennent au chiffre d’un million. Evidemment, la conjoncture est compliquée, à la fois la conjoncture politique et la conjoncture économique avec une diminution très nette de la croissance en Russie. Néanmoins, nous souhaitons afficher une priorité pour nous d’augmenter encore le nombre de touristes russes en France. Non seulement en nombre mais aussi en élargissant. On veut élargir le flux touristique en terme de clientèle, essayer de toucher l’intégralité de la société russe et élargir également les horizons traditionnels de la Russie en affichant tout le potentiel de la destination France, non seulement les destinations très connues de nos amis russes telles que la Côte d’Azur ou les Alpes, ou Paris. Mais également leur montrer la richesse du patrimoine français, des régions. Il y a encore un potentiel à explorer. »

LVdlR.Selon les données du premier trimestre 2014 fournies parAtout France, une baisse du flux touristique en provenance de Russie vers l’Europe de 10-15 pour cent a été observée. Début septembre le premier ministre russe D. Medvedev a déclaré que la baisse était de 30 pour cent, ce qui était dû aux tensions géopolitiques.

Les directeurs des palaces affirment que le tourisme de luxe ne subit pas pour le moment une chute drastique de la fréquentation touristique. Et ils croisent les doigts pour qu’il n’y en ait pas. Frédéric Mondoloni, ministre-conseiller de l’Ambassade de France en Russie, a appelé à en finir au plus vite avec les différends. Selon lui, ce qui unit la France et la Russie est bien plus fort, que ce qui les sépare.

F.M. « Vous savez que la situation est délicate. Elle est marquée par les divergences importantes entre la Russie et l’UE qui se cristallisent avec la crise en Ukraine. Sans masquer les difficultés, le message que nous voulons apporter aujourd’hui, c’est d’une part, ce qui nous unit est bien plus fort que ce qui nous sépare. Le Ministre des affaires étrangères russe M. Lavrov était à Paris, on avait lancé l’invitation la semaine avant. Il est venu à Paris pour la conférence internationale de lutte contre le terrorisme et pour l’implication plus forte de la communauté internationale en Irak. C’est le défi principal auquel nous sommes confrontés. Avec nos amis russes nous devons relever ce défi. Nous souhaitons que la situation actuelle qui est compliquée soit surmontée dans les semaines, dans les mois qui viennent, pour qu’on puisse se concentrer sur les sujets les plus essentiels pour nous, qui sont ceux du terrorisme, du problème nucléaire, du Moyen Orient, du virus Ebola, du réchauffement climatique, sans oublier la croissance économique. Et c’est la ligne du Président de la République. Le dialogue n’a jamais été rompu et il est constant entre nos chefs d’Etat.

De voir ici à Moscou tous ces professionnels du tourisme et parmi certains les plus éminents entre eux, je veux citer la présence de M. Wilmotte, architecte mondialement connu, c’est le signe que la France croit en Russie, croit en la relation franco-russe et croit en le dynamisme de la relation franco-russe. Leur présence ici fait preuve de leur détermination à venir témoigner de leur confiance dans la Russie et de l’importance du marché russe. Bienvenu à tous et vive la relation franco-russe ! »

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