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Après le mur de Berlin, le mur des sanctions

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L'UE ne touchera pas à ses sanctions contre la Russie, a rapporté hier la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton après la réunion des ambassadeurs de l'UE à Bruxelles, écrit mercredi le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

L'UE ne touchera pas à ses sanctions contre la Russie, a rapporté hier la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton après la réunion des ambassadeurs de l'UE à Bruxelles, écrit mercredi le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

La chancelière allemande Angela Merkel avait annoncé, en amont, qu'elle souhaitait un "maintien de la pression" sur Moscou. La position du pays le plus influent de l'UE a donc déterminé le résultat des consultations.

Les sévices de l’État islamique au Moyen-Orient ont écarté l'Ukraine de la une des médias occidentaux. Les représentants permanents des 28 pays de l'UE, qui devaient se pencher hier sur le dossier ukrainien, ne l'ont finalement pas considéré comme un sujet central. Bruxelles avait l'intention d'analyser la mise en œuvre du plan de paix dans le pays.

En cas de progrès dans ce processus, ils avaient l'intention d'assouplir le régime de sanctions imposé par l'UE à la Russie. "Mais les ambassadeurs ont tout laissé en place", rapporte l'agence Reuters. Une directive tacite avait été formulée à ce sujet par la chancelière allemande Angela Merkel lundi, qui avait fermement déclaré qu'elle n'estimait "pas possible à l'heure actuelle d'assouplir ou de lever les sanctions de l'UE contre la Russie".

Mais que devra-t-il donc se passer en Ukraine pour qu'Angela Merkel juge légitime une levée des sanctions?

"Nous ne devons pas oublier l'annexion de la Crimée, suivie d'une première série de sanctions. Je ne vois aucun changement de la position russe dans ce sens. J'ai qu'une chose à dire à ce sujet: je suis moi-même originaire de RDA - et il a fallu 40 ans pour surmonter cet épisode. Dans l'histoire, il faut parfois avoir de l'endurance au lieu de demander quatre mois plus tard s'il est justifié de maintenir ses exigences", a répondu Merkel avec irritation.

La chancelière serait-elle vraiment prête à vivre derrière ce "Mur de sanctions" contre la Russie, ersatz économique de l'ancien mur de Berlin? Seule différence: l'ancien mur fermait la RDA de l'intérieur, alors le nouveau cherche à couper la Russie de l'Occident. Le sujet devient problématique si les acteurs du dossier perdent tout sens des réalités. Car la Russie, comme l'a rappelé hier le vice-président du comité de l'industrie à la Douma (chambre basse du parlement russe) Vladimir Goutenev, a après tout adopté une position "extrêmement modérée et a fait tout ce qui était en son pouvoir". "Le président russe a initié les négociations entre les parties belligérantes et a contribué au cessez-le-feu dans le sud-est de l'Ukraine. Il s'est même montré prêt à faire des concessions pour Kiev sur la question gazière. Et aujourd'hui la Russie attend des démarches réciproques de l'Occident", a conclu le député, n'étant pas encore au courant de la discussion formelle des ambassadeurs de l'UE.

D'ailleurs, les voix occidentales ne s'élèvent pas à l'unisson. Pour des raisons qu'on ignore, Merkel refuse de voir une certaine diminution de la gravité de la situation en Ukraine. L'Occident semble perdu et ignore comment sortir de l'impasse qu'il a lui-même construite au milieu de la route, car désormais les changements ne sont plus possibles qu'en cas d'accord entre tous les membres de l'UE.

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