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Les appétits gaziers de la Chine vont tripler en deux ans

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Les appétits gaziers de la Chine vont tripler en deux ans - Sputnik France
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Les accords concernant les livraisons du gaz russe en Chine en empruntant le chemin occidental pourraient être atteints d’ici à la fin de l’année, a indiqué le ministre russe de l’Energie Alexandre Novak. Selon le ministre, les délais n’ont pas encore été définis, mais si tout va bien, l’accord pourrait être signé d’ici à la fin de l’année.

En mai de cette année, la Russie et la Chine ont signé unaccord de 30 ans pour la livraison de 38 milliards de mètres cubes de gaz d’une valeur de 400 milliards de dollars américains. Le gaz russe sera acheminé en Chine par le gazoduc Sila Sibiri (La Force de la Sibérie). Le gaz originaire des gisements de Tchaïanda et de Kovykta (Sibérie Orientale) sera acheminé en Chine. Après la signature de cet accord, les pourparlers sur les livraisons de gaz par le « tracé occidental », en empruntant le gazoduc Altaï, ont également repris. Ce gazoduc est également sous forme de projet pour l’instant. Il devra acheminer 30 milliards de mètres cubes de gaz par an. Le ministre russe de l'énergieAlexander Novak a souligné que les pourparlers entre Gazprom et la société chinoise CNPC sont en cours, mais pour l’instant aucun accord sur le prix et les conditions de construction du gazoduc n’a été atteint.

Les questions évoquées ci-dessus sont les plus problématiques. Le gaz sera acheminé dans les régions occidentales de la RPC en empruntant le tracé occidental, alors que la plupart des consommateurs du gaz en Chine sont concentrés dans les régions orientales et méridionales du pays. C’est un problème interne de la Chine, mais comme on le sait, les tarifs de l’électricité ne varient pas en fonction de l’éloignement du consommateur de la centrale électrique. Cependant, la CNPC n’entend pas les choses de la même façon, semblerait-il. C’est pourquoi les analystes suggèrentque les négociations sur le projet du gazoduc Altaï pourraient s’étendre à cause des différences de l’interprétation du « juste prix » du gaz.

Si les deux projets sont réalisés, la Russie fournira à la Chine 68 milliards de mètres cubes de gaz par en.Récemment, le PDG de Gazprom Alexeï Miller a déclaré que les livraisons pourraient être augmentées même jusqu’à 160 milliards de mètres cubes. Des volumes qui semblent astronomiques, mais qui ne suffiront pas à combler les besoins de la Chine, suppose le directeur de l’Institut de l’énergie et des finances Vladimir Feiguine.

« La Chine est en train d’ augmenter considérablement sa consommation de gaz . Les autorités du pays ont pris la décision d’augmenter la part de gaz dans la balance énergétique nationale de 5% à 30% en quelques années. Et en même temps, la Chine augmente en sa production de gaz. Mais les besoins de ce pays sont si importants que la RPC est obligée d'accroître les importations de Russie et d'Asie centrale. En perspective, dans les 15 ans à venir, la consommation de gaz en Chine pourrait dépasser l'ensemble du marché européen ».

Étant donné que la consommation de gaz russe vers l'Europe est en train de se réduire pour des raisons diverses, la Russie veut saisir cette opportunité et réorienter ses exportations. Par exemple l’Ukraine ne reçoit plus de gaz russe depuis juin à cause de sa dette de 5,3 milliards de dollars. Des pourparlers sur le remboursement de cette dette et concernant l’acompte sur les livraisons sont actuellement en cours, sans toutefois que des accords concrets soient atteints.

Dans ces conditions, la réorientation des livraisons de gaz russe vers l'Asie et notamment vers la Chine, semble tout à fait logique. À ce jour, la Chine manque de 50 à 55 milliards de mètres cubes de gaz, sachant qu’elle en produit 110 milliards. Le pays reçoit actuellement le gaz de deux sources extérieurs. La Birmanie livre près de 10 milliards de mètres cubes par an, et le Turkménistan – environ 26 milliards de mètres cubes. Quant à la Russie, elle est prête à satisfaire la demande en gaz des régions au Nord-est et au Nord-ouest de la RPC. Cependant ce projet est soumis à la construction des gazoducs dans des délais assez serrés. Car d’ici deux ans, la demande chinoise en gaz va tripler, selon les analystes.

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