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L'Iran intéressé par le potentiel scientifique de la Russie (vice-président)

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L'Iran intéressé par le potentiel scientifique de la Russie (vice-président) - Sputnik France
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Le vice-président de l’Iran chargé de la science et des technologies Sorena Sattari est arrivé le 27 octobre à Moscou pour une visite de travail.

Le programme du vice-président iranien prévoit des réunions du haut fonctionnaire iranien avec l’assistant du président russe Andreï Foursenko, le vice-premier ministre russe Dimitri Rogozine et le ministre de l’éducation et de la science Dmitri Livanov.

Les questions de la collaboration entre la Russie et l’Iran dans le domaine des technologies modernes ont été discutées pendant cette rencontre dans la capitale russe. Quels sont les domaines de la coopération qui présentent un intérêt pour les deux pays ?

« Le développement de la pensée scientifique dans le domaine des sciences fondamentales et appliquées a commencé en république de l’Iran il n’y a pas si longtemps »,analyse l’experte du Moyen-Orient Elena Dounaeva. « Et pour les pays développés, comme la Russie, l’Iran ne présentait aucun intérêt en tant que partenaire pour les projets de recherches. La situation a changé radicalement à l’heure actuelle. Au cours de ces derniers 10-15 ans l’Iran a pu obtenir de très bons résultats dans les domaines scientifique et technologique . En parallèle, les chercheurs russes s’intéressent de plus en plus aux résultats de recherche présentés par les scientifiques de ce pays ».

Cet essor dans le domaine scientifique n’a pas pu se produire sans l’attention croissante que portait gouvernement iranien à ce domaine. En 2015, les investissements publics dans la science et l’innovation technologique vont augmenter jusqu’à 3% du PIB. Chaque année 4 à 5 milliards de dollars de fonds budgétaires sont alloués dans ce but. Conformément àla loi sur le budget, toutes les entreprises publiques doivent débloquer 0,5% à 3% de leurs fonds financiers pour les programmes liés aux nouvelles technologies.

En tout 500 centres de recherches fonctionnent dans le pays, dont 250 sites industriels. Et plus de 500 magazines sont édités en Iran. Une attention particulière est attachée à la formation des chercheurs.Le pays compte plus de 2000 établissements d'enseignement supérieur avec des filiales, dans lesquels étudient 4,5 millions d’étudiants. Et le rapport entre le nombre d’étudiants et la population du pays (80 millions) est l’un des plus importants dans le monde – 5%. En outre, l’Iran compte près de 100.000 enseignants hautement qualifiés et très bien rémunérés.

L'Etat accorde des bourses, des avantages et des aides financières supplémentaires à 80.000 étudiants qui étudient à l’étranger dans des spécialités diverses : la physique, la chimie, les nanotechnologies, la robotique, l'aérospatiale, l'aviation, de la géologie, de le pétrole et du gaz, ainsi que l'océanographie.

Les chercheurs iraniens ont pu atteindre de très bons résultats dans les domaines de la nanotechnologies et la biotechnologie, la médecine, la pharmacologie ou encore la chimie des polymères. Les travaux des pharmacologues iraniens dans le domaine du traitement du cancer sont très connus, notamment pour traiter le cancer ou la sclérose en plaques. En outre, certains médicaments homéopathiques iraniens peuvent présenter beaucoup d’intérêt pour les chercheurs russes, tout comme les médicaments utilisés en chirurgie cardiaque.

Dans le même temps, l'Iran est extrêmement intéressé par les technologies russes. Selon Sorena Sattari, « L'Iran est intéressé par l’utilisation du potentiel de la Russie dans les domaines de l’aviation, et de l’espace, les énergies renouvelables et les communications ». Les chercheurs iraniens s’intéressent aussi à la radiologie, aux biotechnologies, à la génétique, l'ingénierie tissulaire,la bioinformatique, et les technologies de l'information.

Il ne faut pas oublier non plus le secteur pétrolier etpétrochimique, les technologies laser et optiques, l’énergie nucléaire et thermique, et la coopérationmilitaro-technique, où l’Iran a des intérêts particuliers.

Jusqu’à présent, le volume de la coopération scientifique et technique entre la Russie et l'Iran était négligeable, il est donc peu probable que des percées soient réalisées dans ce domaine.

Cependant, la visite actuelle du vice-président iranienpour la science et de la technologie Soren Sattari permettra d’ouvrir sans doute de nouvelles opportunités et initier l'accélération du développement des relations mutuellement bénéfiques entre les deuxpays dans le domaine de la technologie et de la science. T

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