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Marie-Claude Bourbonnais, super héroïne du cosplay

© © Photo fournie par l’auteurMarie-Claude Bourbonnais, super héroïne du cosplay
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Marie-Claude Bourbonnais a un travail qui sort de l’ordinaire. Son gagne-pain est d’être une super héroïne. Non, elle ne combat pas le Joker ou Lex Luthor. Diplômée en design de mode, elle fait aujourd’hui carrière dans le « cosplay. » Une pratique consistant à interpréter des personnages de dessins animés, de films ou de séries télévisées.

C’est pourtant loin des objectifs de Marie-Claude lorsqu’elle entre à l’Université. La jeune femme devient couturière pour devenir la prochaine Christian Dior.

« Moi, quand j’étais jeune, j’avais le rêve, comme toutes les étudiantes en design de mode, d’avoir ma propre griffe de vêtements et j’ai rapidement été désillusionnée parce que c’est un marché inexistant au Québec. C’est un domaine qui est très difficile au Québec, au Canada et même en Amérique du Nord. Il y a très peu de place pour le vêtement haut de gamme au Québec, donc je n’ai pas vraiment réussi à gagner ma vie avec le design de mode. J’ai toujours continué à coudre, mais ça n’a jamais été mon emploi principal, malheureusement, jusqu’à ce que je me lance dans toute cette histoire de cosplay. »

Marie-Claude tente toujours de se tailler une place dans le domaine de la mode lorsque, en 2007, elle devient candidate pour le calendrier du « Dream Team » sur lequel figurent des femmes en maillot de bain. Son physique exceptionnel et sa personnalité originale feront rapidement d’elle une vedette dans la grande région de Québec.

« J’ai fait partie de l’édition 2008 du calendrier. J’étais beaucoup associée à mon ami animateur de radio Marteau Napoli. Il a fait connaitre mon nom dans la région de Québec. Je participais à plein d’évènements. J’étais connue partout sauf à Montréal grâce à Marteau. J’ai été connue comme modèle sur Internet. En 2008, 2009 et 2010, j’ai été publiée dans plein de revues masculines. J’ai été dans le « American Curves » plusieurs fois. Dans FHM aux Philippines. Quand j’ai découvert le cosplay en 2009, mon travail de « cosplayer » a été remarqué parce que j’étais déjà connue comme modèle. »

Cette découverte du cosplay fut un pur hasard. Marie-Claude n’a aucune idée de l’existence de cette pratique lorsqu’Internet s’emballe pour un projet à première vue anodin.

« Un jour, j’ai demandé à un ami photographe : qu’est-ce que tu dirais de faire une photo de costume? J’aime ça, coudre, et il me semble que j’aurais envie de faire quelque chose de différent. Il m’a dit : peu importe ce que tu amènes en studio, je le photographierai. J’avais fait un costume de Frost de Mortal Kombat, parce que j’étais une amatrice de Mortal Kobat quand j’étais adolescente. J’avais amené mon costume en studio et on avait fait des photos. Au moment où le photographe a mis les photos de Frost en ligne, il m’a appelé pour me dire, Marie-Claude, je ne sais pas ce qu’il se passe, mais j’ai des vues sur mes photos comme je n’en ai jamais eu au par avant. Je lui ai demandé lesquelles, et c’était les photos de Frost. En faisant des recherches sur Internet, j’ai découvert que s’habiller en personnage, ça avait un nom et que ça s’appelait du cosplay. »

La couturière de formation comprend rapidement qu’elle détient un filon intéressant. Sa physionomie, sa passion pour les comics et ses compétences en design de mode font d’elle la candidate idéale pour pratiquer le cosplay. Elle crée donc sa propre compagnie et elle se jette la tête première dans cette nouvelle carrière peu orthodoxe.

« J’ai démarré ma compagnie juste parce que toutes mes dépenses et toutes mes activités tournaient autour de mon projet. C’était très très modeste au début. C’était plus une question fiscale, pour bénéficier des avantages de la compagnie. J’ai commencé à avoir des demandes de fans qui voulaient des photos autographiées. Ils voulaient acheter des produits. Moi, je n’avais rien. J’avais créé une demande pour laquelle je n’étais pas prête à répondre. J’ai commencé à vendre des photos autographiées. »

La popularité de la Québécoise monte en flèche. Elle crée donc la boutique Internet Store.mcbourbonnais.com, où ses admirateurs peuvent acheter des produits de sa confection. Les ventes lui rapportent un revenu non négligeable, mais les choses ont réellement commencé à être intéressantes lorsque des entreprises ont voulu jouir de sa nouvelle popularité.

« Il y a des compagnies qui m’ont contacté. Je collabore, entre autres, avec Heroes of the North. C’est une série web de super héros canadiens, produite à Montréal dans laquelle je joue un rôle. Au travers de cette collaboration-là, j’ai eu des nouveaux produits dérivés à offrir. Je peux vendre des comics book avec l’histoire de Hornett et des autres personnages. Il y a une compagnie américaine, qui s’appelle Soda pop miniatures. Cette compagnie-là m’a contacté. J’ai commencé à faire des cosplay de leurs personnages jusqu’à ce que la compagnie décide de m’intégrer à part entière dans leurs jeux. Maintenant, dans leurs 3 jeux, il y a un personnage qui s’appelle Marie-Claude. Il y a 3 miniatures qui ont été produites à mon effigie. »

Les produits dérivés et la popularité Internet joue un grand rôle dans la carrière de Marie-Claude Bourbonnais, mais le cosplay c’est d’abord les conventions. Les grandes foires des comics et des jeux vidéo sont l’endroit par excellence pour réussir dans ce domaine. Malheureusement, le grand marché américain lui est difficilement accessible. Les difficultés liées à l’obtention des visas de travail américains lui ont causé bien des tracas. La vedette du cosplay québécois pense donc à l’Hexagone !

« Ça fait partie de mes projets, à moyen terme, d’essayer d’être reconnue en France parce que le cosplay est super populaire là-bas et parce que parmi les cosplayers nord-américaines reconnues à l’international, je suis la seule francophone ! Ce serait donc une belle ouverture pour moi d’essayer de percer le marché français. D’autant plus que le travail de l’artisan y est beaucoup plus reconnu. »

Marie-Claude sera-t-elle la future coqueluche des comiccons français? L’avenir nous le dira. Une chose est certaine, elle sera la principale attraction de celui de la ville de Québec. La plus vieille ville d’Amérique du Nord tient sa première convention ce week-end et la belle blonde de Heroes from the North y fera tourner les têtes des amateurs de bandes dessinées. /N

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