La première ionosonde numérique au monde construite à Tomsk

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La première ionosonde numérique au monde construite à Tomsk - Sputnik France
Les chercheurs de l'Université de Tomsk (Sibérie occidentale) ont créée une ionosonde unique au monde destinée à l'observation de l'espace. Un radar ultra-rapide fournit en quelques secondes les données sur l'état des couches supérieures de l'atmosphère. Cela multiplie de plusieurs fois les possibilités des météorologistes et assure des communications radio plus stablels.

L'ionosphère, l'atmosphère supérieure de la Terre, exerce un fort impact sur la propagation des ondes radio. Les perturbations ionosphériques peuvent brouiller fortement les radiocommunications. Ainsi, avant midi le signal dans une région de la Terre peut être stable, mais dans la soirée il disparaît ou des perturbations interviennent. L'ionosonde numérique permettra d'éliminer ces problèmes : les données collectées grâce à son aide sont importantes pour les services de radiodiffusion, pour les militaires et toute sorte de services spéciaux, a confié à La Voix de la Russie un des inventeurs de l'instrument, enseignant à la faculté de radiophysique de l'Université de Tomsk Maksim Pikalov. Selon lui, l'ionosonde suggère à quelle heure passer à quelles fréquences :

« Plus d'appareils sont installés sur un territoire, plus précise sera la prévision des paramètres ionosphériques. Ce qui permet de mieux planifier les fréquences de diffusion. Ainsi, une fréquence fonctionne bien dans la matinée, mais après midi les communications disparaissent à cause d'un changement des paramètres ionosphériques. Il n'y a plus de réflexion des ondes sur cette fréquence : les ondes partent vers l'espace. Pour qu'il y ait réflexion, il faut passer à d'autres fréquences. Car l'ionosphère est un résonateur qui ne fait que refléter les ondes qui se propagent autour du globe ».

A Tomsk, l'ionosonde fonctionne dans un rayon de 100 km autour de la ville. Il a permis pour la première fois de gérer le processus de façon complètement automatique sans intervention d'un opérateur. Sa différence par rapport aux équivalents russes et étrangers actuellement en service est principielle : les ionosondes utilisées actuellement dans le monde entier sont semi-numériques, tandis que celle de Tomsk est numérique à 100 %. Cela augmente sensiblement ses capacités : elle est la plus rapide, elle permet d'obtenir des données plus précises et prend des images 3D de l'ionosphère. Une seconde lui suffit pour établir une séance de radiocommunication. Cela permet non seulement de détecter rapidement des changements ionosphériques, mais aussi de minimiser son impact sur le fond électomagnétique environnant, signale l'expert :

« Il existe la notion d'écologie électromagnétique : cela veut dire que nous ne perturbons pas le fonctionnement des stations de radiodiffusion sur ces ondes. Tout ce passe si vite qu'il est pratiquement impossible de capter le rayonnement. La télévision et la radio émettent sur les ondes courtes et notre équipement ne perturbe pas leur fonctionnement. C'est très important ».

L'ionosonde nouvelle permet de composer rapidement des prévisions exactes de l'activité solaire et magnétique. Dans la région de Moscou, l'équipement doit être installé au début de 2015 au plus tard.

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